lundi 29 janvier 2007

Stéphane Dion à Pourquoi?

Ma soirée devant la télévision a commencé avec Pourquoi?, l'émission d'entrevue intelligente animée par Jean-Luc Mongrain. Cette semaine, il recevait le chef du PLC, Stéphane Dion. L'entrevue m'a permis de mieux connaître ce personnage, surtout réputé au Québec pour sa ferveur anti-souverainiste et très peu connu dans le RoC (Rest of Canada).

C'est un peu pas désespoir qu'en fin de 2006, j'étais content que le PLC se soit trouvé un chef. Les élections étant inévitables en 2007, le seul parti assez populaire pour empêcher une réélection des conservateurs se devaient d'avoir un chef pour mener une éventuelle campagne électorale. Lorsque M. Dion est devenu le chef du PLC, je n'étais pas certain qu'il incarnait le leadership nécessaire pour guider les troupes libérales à une victoire électorale, mais l'homme que j'ai entendu s'exprimer ce soir m'apparaît en être amplement capable.

Stéphane Dion est un homme intelligent, tout les Québécois le savent, et il l'est encore plus que ses deux prédécesseurs, Jean Chrétien et Paul Martin. Il est également plus habile pour exprimer ses idées, ce qui est un large atout. Ce que j'ai surtout aimé de lui ce soir, c'est son réalisme. Stéphane Dion est terre-à-terre, et ce qui est intéressant, il ne souffre pas de fausse modestie. Il l'a dit lui-même ce soir:
Pour être en politique, il faut un gros égo et une grosse modestie. Il faut avoir un assez gros égo pour croire que nos idées sont les meilleures et que nous sommes l'homme de la situation, mais assez de modestie pour admettre qu'on ne peut y arriver seul.
Si M. Dion garde cette mentalité en tête, il pourrait bien être capable de tenir le PLC en un seul morceau — bon, Wajid Khan a fait défection, mais c'était tout à l'avantage des libéraux de le voir partir — ce qui est essentiel s'il espère gagner les prochaines élections fédérales.

Stéphane Dion deviendra certainement un adversaire de taille du projet souverainiste s'il devient premier ministre du Canada, mais d'un point de vu purement fédéral, il incarne peut-être le salut du pays à la feuille d'érable sur la scène internationale, autant du point de vue de l'image que du pragmatisme canadien.

1 commentaire:

elmigno a dit...

Hahahahahahahahahahhahahahahahahaahhaahhaahahhahahahahahahahahahahahahahahahaha! Trop drôle!