Intéressant
En lisant le livre L'Empire romain, de Pierre Grimal, j'ai appris le sens que les Romains eux-mêmes donnaient au concept «d'empire». L'imperium romanum «était ressenti comme une mise en ordre voulue et garantie par le dieu du Capitole.» Cet imperium existait alors que Rome se limitait encore à l'enceinte de sa cité d'origine. Évidemment, les objectifs réels des conquêtes subséquentes de Rome n'étaient pas d'appliquer cette «mise en ordre» aux peuples voisins, mais la «civilisation» des peuples conquis devint une justification. Lors des guerres, le chef de l'armée devenait «l'incarnation momentanée du dieu Jupiter.» Autrement dit, il était sa voix sur Terre et ses actes étaient assurément les désirs de Jupiter. Les victoires venaient «officialiser» le caractère divin du chef, alors que ses soldats l'acclamaient en lui donnant le titre d'imperator, que portait également Jupiter.
Résumons, mais surtout, vulgarisons. L'empire romain était la volonté de Dieu et les Romains répandaient cette volonté à travers le monde.
Ça ne rappelle pas quelque chose, ça? Moi, ça me rappelle un ti-cul du Texas qui croit fermement accomplir la volonté de son Dieu en répandant la «démocratie» américaine dans un quelconque pays pétrolifère du Moyen Orient. La seule différence, c'est que «l'arrivée» des Romains en territoire conquis amenait généralement la paix sur ledit territoire.





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