mercredi 30 mai 2007

Le nouveau pari de Danny Ocean sera-t-il gagnant?

Spiderman 3 était moins bon que les deux premiers. Shrek le troisième était moins bon que les deux premiers. Pirates des Caraïbes: Jusqu'au bout du monde était moins bon que les deux premiers. Le nouveau pari de Danny Ocean (v.q.f. de Ocean's Thirteen), qui doit sortir le 8 juin prochain, sera-t-il gagnant, lui?

Ce troisième opus a la chance, ou la malchance, de succéder à une suite qui avait déçu les cinéphiles et laissé les critiques sur leur faim. Chance, parce que la barre n'est pas tellement haute pour ce nouveau pari, mais malchance, parce que si la tendance se maintient, ce ne sera pas de très bonne augure pour Le nouveau pari de Danny Ocean. Imaginons un instant que ce troisième volet soit encore moins bon que le second. Ouch!

Parmi les autres troisièmes de l'été, notons The Bourne Ultimatum, dernier volet dans lequel Matt Damon incarnera Jason Bourne et qui doit sortir le 3 août. Plusieurs cinéphiles avaient été un tantinet déçus par La mort dans la peau (v.f.q. de The Bourne Supremacy), alors que La mémoire dans la peau (v.f.q. de The Bourne Identity) avait été un succès surprise de l'année 2004. Paul Greengrass, réalisateur, saura-t-il offrir une merveilleuse descente de rideau à Damon?

Heure Limite 3 (v.f.q. de Rush Hour 3), à l'instar des trois premières séries en début de billet, se trouve à succéder à un second opus aussi bon, sinon meilleur, que l'original, selon les internautes. Est-ce que l'attente de six ans et l'incroyable chimie entre Chris Tucker et Jackie Chan suffiront à assurer à Heure Limite 3 un meilleur sort que Spiderman 3 et Cie.? À voir le 10 août.

L'autre troisième de l'été est Resident Evil: Extinction, prévu pour le 21 septembre. Pour ce prochain véhicule de l'actrice (?) Mila Jovovich, la barre n'est pas très haute. En effet, ses deux prédécesseurs étaient de bien basse qualité, malgré un certain engouement créé chez plusieurs inconditionnels. Ces derniers semblent avoir apprécié la bande-annonce qui joue depuis quelques temps dans les cinémas, alors qu'elle laisse tous les autres totalement indifférents.

Outre les troisièmes, d'autres suites retiennent l'attention cet été.

D'abord, de nombreux cinéphiles et amateurs des BD de Marvel fondent beaucoup d'espoir sur Les Quatre Fantastiques et le Surfeur d'argent en qualité de sauveur des aventures cinématographiques des quatre supers héros. Les bandes-annonces laissent présager un regain de qualité, mais rien n'est garanti. Il faudra attendre le 15 juin pour le savoir.

Pour le moment, Evan le tout-puissant (v.f.q. d'Evan Almighty), sur les écrans le 22 juin, semble plutôt prometteur. Sans doute ne sera-t-il pas meilleur que son prédécesseur, Bruce le tout-puissant (v.f.q. de Bruce Almighty) comédie efficace mais somme toute conventionnelle, mais je ne doute pas qu'il soit du même niveau.

Le pitre Mr. Bean fera son retour au grand écran le 24 août dans Mr. Bean's Holiday. Que peut-on vraiment attendre de cette suite? Seuls les amateurs du personnage incarné par Rowan Atkinson risquent d'y trouver un quelconque intérêt. Et encore! Plusieurs ont été frustrés de dépenser 8$ dix ans plus tôt pour voir Bean, lequel aurait très bien pu n'être qu'un très long épisode.

Un numéro quatre sortira cet été en la production Vis libre ou crève (v.f. de Live Free or Die Hard), le 27 juin pour être précis. Nouvel opus d'une lignée de films d'action à succès, la bande-annonce qui joue actuellement dans les cinémas laisse présager une grosse farce, semblable à ce que fût Mauvais Garçon 2 (v.f. de Bad Boys II). Tout comme les bonnes bandes-annonces ne garantissent pas de bons films, l'inverse est également vrai.

Enfin, un cinquième volet est prévu cet été, soit celui des aventures sur grands écrans du sorcier Harry Potter. Harry Potter et l'Ordre du Phoenix (v.f.q. de Harry Potter and the Order of the Phoenix) doit arriver sur les écrans du monde le vendredi 13 juillet. Je doute que le choix de cette date soit un hasard. De toutes les suites prévues cet été, celle-ci est sans doute la seule qui soit presqu'entièrement assurée d'offrir un niveau de qualité digne de ses prédécesseurs.

Même si la franchise a changé de scénariste pour ce nouvel opus, le remplaçant, Michael Goldenberg, n'en est pas à ses premières armes. Ses trois premiers films à titre de scénaristes sont Bed of Roses (1996), Contact (1997) et Peter Pan (2003), les deux derniers étant également issus d'une œuvre littéraire (un roman pour Contact et une pièce de théâtre pour Peter Pan).

Quant au nouveau réalisateur, David Yates, s'il est méconnu au Canada, ce n'est pas le cas en Grande-Bretagne, alors qu'il a remporté deux BAFTA Awards pour un total de quatre nominations. Aux États-Unis, Yates a été en nomination l'an dernier aux Emmy Awards pour sa télésérie The Girl in the Café. Même s'il n'a pas énormément d'expérience dans la réalisation de longs métrages fantastiques, notons que David Yates compte sur une équipe de tournage qui, elle, est là depuis le premier Harry Potter en 2001.

Bon cinéma !

lundi 28 mai 2007

Un peu de politique

Je n'aborde pas souvent la politique sur ce site depuis quelques temps. Peut-être que je ne considère pas la vie politique des dernières semaines assez intéressantes pour en faire le sujet de mes billets. Mais voilà, cette semaine, l'actualité politique m'offre deux occasions d'en parler.

D'abord, la crise que vit l'Assemblée nationale du Québec. Comme 56% de la population, je ne souhaite pas des élections en juillet. Ce serait comme si la CSD tenait un vote syndical durant les vacances de la construction. L'électorat sera réduit et parmi ceux qui voteront, plusieurs laisseront leur émotivité (mécontentement de voter à 35 degrés centigrades) prendre le dessus sur leur raison, alors qu'un juste équilibre des deux est nécessaire pour effectuer un bon vote.

Quoi qu'il puisse se produire à l'Assemblée ou en coulisses, je jette le blâme sur les trois partis. Par sa décision face au budget, chaque parti défend les intérêts et les valeurs de ceux qui les ont élus individuellement. Mais plus globalement, la collectivité québécoise a mandaté le PLQ, le PQ et l'ADQ de faire fonctionner un gouvernement à trois têtes. Dans cette optique, c'est l'échec, et il est imputable aux trois partis, car chacun d'eux fait juste ce qu'il faut pour mener la 38e législature à la dissolution.

Pour dénouer l'impasse, une idée m'est venue en tête: organiser un conclave. Enfermons tous les députés dans l'Assemblée, verrouillons les portes de l'extérieur et forçons-les à trouver entente. D'accord, mon idée est irréalisable, mais uniquement d'y penser me fait énormément de bien.

En second lieu, le gouvernement Harper nous démontre à nouveau que son «fédéralisme d'ouverture» n'est que de la camelote. En effet, la merveilleuse ministre du Patrimoine, la très charismatique Bev Oda, refuse d'envoyer plus rapidement le financement promis, non exclusivement, au Québec pour les festivals. Ainsi donc, des festivals tels que Juste pour rire et le Festival international de jazz de Montréal pourraient recevoir leur financement en septembre!

Voilà, à mon avis, un autre geste du gouvernement fédéral pour museler le plus possible le Québec sur la scène internationale. D'accord pour que le Québec rayonne, en autant que les rayons ne dépassent pas la frontière canadienne.

dimanche 27 mai 2007

Pirates des Caraïbes 3

La saison estivale du septième art s'est amorcée avec force par des suites. Des troisièmes opus pour la plupart. À cette date, d'aucun n'est parvenu à talonner en qualité et intérêt leurs prédécesseurs, même si chacun demeure des produits cinématrographiques potables et divertissants. Qu'en est-il alors de Pirates des Caraïbes: Jusqu'au bout du monde?

Premier constat, POTC, pour les intimes, n'échappe pas à la règle. Il est définitivement moins bon que les deux premiers opus. Deuxième constat, si dans des cas comme Spiderman 3 et Shrek le troisième, il suffisait de légèrement baisser la barre de nos attentes pour se retrouver avec d'agréables films, je ne peux en dire autant de POTC.

Je vais commencer immédiatement par crever l'abcès. La malédiction de la perle noire était très divertissent et sans longueurs. Le coffre du mort était très divertissant, mais un peu trop long. Jusqu'au bout du monde est assez divertissant, mais trop long, propose une intrigue aussi entremêlée que les cheveux de Tia Dalma et finit par se prendre tellement au sérieux que les péripéties de Jack et ses amis deviennent caricaturales, voire ridicules par endroit.

Néanmoins, Jusqu'au bout de monde se mérite trois étoiles et, par analogie avec le hockey, je vais en faire le décompte. La troisième étoile va à l'équipe des effets spéciaux. C'est une réussite totale et sans doute la seule raison d'aller voir le film sur grand écran... mais quelle raison! La deuxième étoile va à Geoffrey Rush. Sa verve d'acteur me manquait beaucoup dans Le coffre du mort et son retour insuffle un je-ne-sais-quoi au film. Enfin, la première étoile revient à Johnny Depp, qui tient pratiquement le succès de la trilogie sur ses épaules et sa colorée incarnation de Jack Sparrow...

Oups! Capitaine Jack Sparrow.

Difficile de dire si l'élément boitant du film sont ses scénaristes, Ted Elliott et Terry Rossio, ou bien le réalisateur Gore Verbinski. Car même si Verbinski est un réalisateur notoire, il a déjà déclaré que la franchise Pirates de Caraïbes ne se prêtait pas à une scénaristique élaborée, ce qui peut laisser croire qu'il aurait évaluer les scénarios proposés avec un certain laxisme. Le résultat: Jusqu'au bout du monde nous rappelle les productions les moins agréables de Jerry Bruckheimer.

Sans compter la trop courte de présence de Keith Richards dans la peau du père de Jack Sparrow. Une présence aussi délicieuse se serait méritée plus d'exposition.

Ma note: 3 sur 5

jeudi 24 mai 2007

Un monde sans conscience

Je fouillais dans les quelques chansons que j'ai écrites, la plus récente datant de 2002, afin d'en partager une avec mes lecteurs. Je pense que tout auteur qui jète un oeil sur d'anciens textes y dénichera des raisons d'être insatisfait de ses oeuvres. Mais quand je suis tombé sur celle-ci, écrite le 6 août 2000, je me suis dit qu'il fallait que je la mette sur ce blogue, indépendemment des tournures qui me turlupinent. Désespéremment vérace sept ans plus tard!

Un monde sans conscience

La terre est un vaisseau qui manque de chance,
Dont le réservoir sera en manque d’essence.
Une poussière de vie dans la galaxie,
Un endroit où l’amour n’est plus en vie.

Un quartier encore trop hétérogène,
Des humains qu’on ne juge que d’après les gènes.
L’évolution y est caractérisée,
Par l’accroissement de la disparité.

Refrain :
J’habite un monde sans conscience,
Un monde envahi de démence.
J’habite un monde sans conscience,
Un monde débordant d’arrogance.
Un monde sans conscience…

Une montagne que pour atteindre le sommet,
C’est un pour soi et rien pour tous sans regrets.
La prise est le point d’appui du voisin,
Et l’appui, la plus haute prise du prochain.

Le plus court chemin pour la réussite,
C’est de partir et de l’atteindre tout de suite.
Le tout pavé de la tête des perdants,
Qu’on enfonce dans le sol en se marrant.

Refrain + Solo

Une planète qui ne jure que par l’argent,
Où riches ont les moyens de devenir savants,
Alors que les démunis sympathiques,
Gagnent leur intelligence par la pratique.

Dans les écoles, aujourd’hui est enseigné,
L’enrichissement par les gens surexploités.
Détrousser ceux-là même qui donne leurs vies,
Afin de hausser de malhonnêtes profits.

Refrain 2x

Qu'en pensez-vous?

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Scoutisme: prescription thérapeutique?

En commentant le commentaire de Renart L'Éveillé concernant mon billet du 21 mai, «Camp de printemps», j'expliquais que certains thérapeutes pour jeunes recommandaient parfois le scoutisme comme «cure» dans les cas apparemment plus profonds que la moyenne. La réplique de Renart ne s'est pas fait attendre: «J'informerai les parents que je connais de ne pas opter pour les scouts...»

Bien sûr, Renart plaisantait. Son «ha ha!» en fin de commentaire en est le preuve. Ce brève échange m'amène tout de même à approfondir ma pensée.

Je considère normal pour des intervenants en milieu juvénile de penser aux Scouts comme une voie possible vers l'épanouissement des jeunes. Le mouvement scout dispose d'outils pédagogiques qui le favorise, et en général, le mouvement rencontre un bon succès. Il suffit de lire cette liste de Scouts célèbres pour avoir un aperçu du potentiel scout.

Le problème survient au moment où le jeune se fait «prescrire» le scoutisme alors qu'il n'y voit aucun intérêt. D'accord, aucun jeune n'en voit jamais l'intérêt sur le coup, mais quelques-uns le développeront alors que d'autres, non. Ces derniers s'ennuient alors et souvent, le moyen qu'ils trouvent pour se désennuyer est de déranger l'unité.

Quand je dis qu'on ne fait pas de miracles aux Scouts, c'est que tout le positif que le mouvement peut apporter jeune réside déjà en lui. Le jeune qui s'intéresse au scoutisme est prédisposé à évoluer et s'épanouir au sein d'une unité. Pas le jeune qui ne s'y intéresse pas. Certes, les Scouts peuvent lui faire du bien, mais son expérience le gênera plus qu'autre chose.

Qu'arrive-t-il en général lorsqu'un thérapeute recommande une activité pour aider un jeune? Les parents vont pousser dans le dos du-dit jeune, voire même le forcer à «participer» à l'activité. Une unité risque alors de rediriger le jeune vers une autre activité qu'elle juge plus appropriée que le scoutisme. Bien qu'une telle redirection soit dans les meilleurs intérêts du jeune, tout départ non lié à l'âge nuit énormément au groupe scout d'une ville, voire d'une région. C'est la réputation du scoutisme, dans son ouverture et dans ses qualités éducatives, qui en souffre.

Voilà pourquoi j'invite les thérapeutes à s'informer correctement sur le mouvement scout et à discuter avec les potentiels futurs animateurs du jeune avant de recommander le scoutisme. Le scoutisme est un mouvement au service du développement des jeunes, ce qui inclut pour lui de savoir reconnaître ses limites.

P.S.: on invite les parents à "encourager" leurs jeunes à essayer, sur une base de quelques semaines, le scoutisme. Mais après, il faut que les parents, comme les animateurs, sachent laisser les jeunes choisir d'eux-mêmes s'ils veulent rester ou partir. Ils peuvent les aider à faire leur choix, mais pas le faire à leur place.

mardi 22 mai 2007

Shrek le troisième

La franchise Shrek est l'une des rares dans le cinéma d'animation à vraiment s'adresser à deux publics distincts: les enfants et les adultes. De plus en plus, les films de Disney et de la Twentieth Century Fox incluent dans leurs produits des clins-d'oeil discrets à l'intention des adultes, question de divertir un peu les parents n'ayant pas conservé leur coeur d'enfant. Toutefois, seul les Shrek proposent un produit que les adultes et les enfants verront différemment et apprécieront tout autant.

Shrek le troisième n'échappe pas à la règle. Là où les enfants s'esclaffent de rire, les adultes vont généralement se contenter de sourire alors que les épisodes qui font bidonner les adultes laissent les enfants plutôt incrédules.

Malheureusement, Shrek le troisième ne parvient pas à marier avec autant de facilité la bouffonnerie et l'humour sarcastique comme l'avait fait les deux premiers. Alors que Shrek avait jeté les bases d'un nouveau type de cinéma d'animation, Shrek 2 l'avait poussé à son apogée. Bien que la plupart des adultes savaient qu'il allait être difficile pour le nouveau Shrek de répéter l'exploit du second, très peu s'attendait à un opus moins savoureux que le premier.

La franchise conserve quand-même un noble niveau de qualité, tant du point de vue de l'esthétique que du scénario. Ce n'est qu'en comparant les opus entre eux que nous dénotons une baisse, alors qu'en comparaison de plusieurs autres produits d'animations, Shrek le troisième se positionne sur un piédestal mérité. Sans compter que les enfants s'apercevront moins de cette «perte de vitesse».

Espérons que Shrek 4 et Puss-in-boots, tous deux prévus pour 2010, freineront la descente entamé par Shrek le troisième.

Ma note: 3½ sur 5 (même note que pour Shrek, alors que j'avais accordé 5 pour Shrek 2).

lundi 21 mai 2007

Camp de printemps

Je n'ai pas écrit de billet depuis sept jours et il existe une raison: mon camp de printemps.

Ma troupe d'éclaireurs vivaient cette fin de semaine une survie de 24 heures qu'il fallait préalablement organiser et que les jeunes attendaient avec impatience depuis l'automne dernier. Nous étions supposés vivre cette survie en octobre, mais les conditions météorologiques mettaient la sécurité des jeunes trop en danger.

Évidemment, la survie était organisée en fonction de jeunes de 12-14 ans qui en vivaient une pour la première fois. L'une des patrouilles s'en est tirée dans une presque totale autonomie alors que nous (animateurs/chefs) sommes intervenus dans la survie d'une autre patrouille. Nous n'intervenions que si la sécurité des jeunes étaient en jeu et c'était le cas. Néanmoins, à l'exception d'un jeune, tous sont passés au travers de la fin de semaine.

Fiers, grandis, plus expérimentés et prêts à transmettre leurs connaissances aux aspirants de l'an prochain.

Les animateurs n'étions pas en survie, mais la fin de semaine n'a pas été de tout repos non plus. Nous devions régulièrement visiter les campements, en plus de préparer et entretenir le nôtre, qui servait de base si un incident était survenu. J'ai du marché un bon vingt kilomètres pour la seule journée de samedi, dans des sentiers vaseux et parfois impraticables.

De plus, la troupe prévoyait tenir une journée de camp conventionnelle le dimanche. Puisque les jeunes étaient en survie la veille, nous avons transporté seuls tout le matériel de camps la veille. Et une troupe, ça en a, du matériel de camps.

Enfin, nos nuits ont été aussi courtes que celles des jeunes, car comme eux, nous devions effectuer des veilles afin de poursuivre les visites durant la nuit. En équipe de deux, cela donnait des vieilles de 5 heures pour environ 3 heures de sommeil.

Une agréable fin de semaine et plutôt une réussite pour la troupe.

lundi 14 mai 2007

Quelques explications

J'ai encore modifié mes listes de liens et je sens le besoin d'expliquer mes choix.

D'abord, ma blogoliste d'amis regroupe les blogues qui affichent un lien permanent vers mon blogue et que je lis régulièrement. La blogoliste de mes autres lectures, par déduction, renferme les blogues que j'aime lire mais qui n'ont pas un lien permament vers mon blogue. J'apprécie ces blogueurs, mais je considère que la blogamitié a deux sens et si aucun lien permanent ne mène à mon site, comment savoir que cette amitié est réciproque?

Ma blogoliste médiatique se passe de description.

Plus bas, on retrouve mes médias québécois favoris, c'est à dire ceux que je considère les plus neutres et/ou les moins bourrés d'inepties. Suivent les autres médias québécois que je lis et pour lesquels j'ai un naturel sens critique. Enfin se retrouvent quelques médias américains que j'aime lire et que je considère d'une certaine qualité, sous la rubrique états-unis sous ma loupe.

Un simple remaniement blogolistériel (jeu de mot avec «remaniement ministériel») qui me permet de mieux identifier ma relation avec les différents liens sur mon site.

Modèle de scénarios

Le titre pourrait faire allusions aux scénarios possibles pour le PQ dans les jours à venir, mais il n'en est rien. Je n'en ai pas parlé jusqu'à date, mais j'aime écrire. Des récits romanesques, des chansons, des scénarios, etc. J'ai un roman de complété que j'ai précieusement enfoui dans un tiroir, parce qu'un auteur n'apprécie jamais sa première oeuvre. Depuis, j'ai essayé d'en rédiger d'autres, mais la discpline me manque et je joue continuellement à la sauterelle avec mes différents projets.

Il y a quelques années, je me suis initié à la rédaction scénaristique. Pas évident de maîtriser la technique quand tu as d'abord perfectionné l'art d'écrire un roman. Je suis parvenu à maîtriser ladite technique, mais la mise en page exigeait énormément de bidouillage sur mon traitement de texte, ce qui rendait ennuyant le processus créatif et me faisait abandonner à tout coup.

Mais maintenant, j'ai mis la main sur un modèle Word pour la rédaction scénaristique. J'ignore pourquoi je n'avais pas pensé à consulter la base de Microsoft avant, mais bon, l'important, c'est que ce modèle me permettra d'économiser beaucoup de temps et de me concentrer davantage sur ce que j'aime réellement: raconter des histoires.

Ne me reste qu'à avoir la volonté d'être discipliné, de m'asseoir à tous les jours devant mon ordinateur, me contraindre à un seul projet et le terminer.

Si la rédaction scénaristique vous intéresse, ou que vous êtes simplement curieux de savoir à quoi ressemble un film avant d'être sur tourné, je vous suggère deux excellents sites (en anglais):

The Daily Script
The Weekly Script

Bonne lecture

vendredi 11 mai 2007

Mise à jour de ma blogoliste

J'ajoute à ma blogoliste le blogue de Renart L'éveillé, qui participe également au blogue collaboratif Un homme en colère. J'ai particulièrement aimé son billet Le merveilleux monde des blogues: moi, vous et la néthique, dans lequel Renart s'exprime sur l'utilisation abusive que plusieurs internautes font de l'anonymat, s'en servant pour faire du trolling ou à des «fins opportunistes», comme s'auto-congratuler pour leurs propres blogues.

Je mentionne également deux liens que j'ai mis il y a de cela quelques temps: La plume souverainiste et Québec politique. Le premier est un blogue politique dont les billets sont plaisants à lire, d'autant plus que l'auteure les rédige à la première personne (je), ce que j'aime bien. Le second m'apparaît davantage comme une source d'informations que comme un véritable blogue. Les événements qui font l'actualité y sont présentés et il s'agit également d'un site référençant les blogues québécois traitant de politique.

Bonne navigation!

Trop tôt pour appuyer un candidat

Plusieurs blogues ont déjà fait connaître quel candidat à la chefferie du Parti Québécois ils comptaient appuyer. Je respecte ces blogueurs, mais quant à moi, il est encore trop tôt pour que je me prononce.

Ceci dit, ça ne m'empêche pas d'avoir une opinion sur les candidats et possibles candidats

Je ne crois pas que Gilles Duceppe soit l'homme de la situation. Qu'il soit avéré ou non, le «putsch» lui a certainement nuit plus qu'autre chose. C'est le cas concernant la perception que j'ai de lui. Je pense que s'il est élu chef, je doute qu'il réussisse à rallier ceux qui ne l'auront pas choisi.

Pauline Marois est celle qui a le plus d'expérience. Elle était mon second choix en 2005, derrière Richard Legendre. Ce que je n'aimais pas en 2005 était son air hautain qui donnait l'impression qu'elle vivait dans un autre monde que le mien. Mais les récentes minutes médiatiques qui lui ont été consacrées me l'ont montré d'un air plus serein, plus amical. Reste à savoir si elle demeura sympathique et à quel point elle est radicale.

Pierre Curzi représente le lien avec le peuple, lien qui s'est grandement fragilisé depuis quelques années. Mais est-ce que Curzi a l'expérience et le leadership nécessaire pour diriger le PQ? J'en doute. Cependant, son côté artistique lui permettra peut-être d'être électrisant et encourager ainsi le PQ à se diriger plutôt qu'à être dirigé.

Bernard Drainville a sans doute plus d'expérience que M. Curzi, mais son recrutement controversé semble avoir laissé des séquelles dans l'opinion publique. Déjà que certains le trouvait aussi hautain que Mme Marois et M. Boisclair, certains doutent maintenant — et encore, devrais-je dire — d'éthique. Toutefois, je crois que M. Drainville ferait un excellent conseiller si M. Curzi était élu.

Le nom de Joseph Facal revient souvent parmi les candidats potentiels. J'admets sans honte que mes connaissances sur M. Facal sont déficientes. Je n'ai donc pas d'opinion «pré-électorale» le concernant.

En terminant, si François Legault avait accepté de se lancer, il partirait favori dans mon intention d'appuyer un candidat. Malheureusement — mais heureusement pour sa famille et je respecte qu'elle soit sa priorité —, il a décidé de passer son tour à nouveau. Donc, pour l'instant, c'est Mme Marois qui est ma favorite.

Pour l'instant !

mercredi 9 mai 2007

Pire titre de tous les temps

Comme je le fais régulièrement, je navigue sur le site Internet Movie Database (IMDb) et, curieux de savoir où en sont les derniers développements, j'accède à la page du quatrième Indiana Jones. Au bas de la page, je vais vérifier ce que les internautes ont d'intéressant à raconter dans le forum et voilà que je tombe sur un message intitulé: «Worst Title Ever».

Le message est rédigé, apparemment le plus sérieusement du monde, par un cinéphile qui s'exclame:

«Qui va aller voir un film intitulé Quatrième épisode des aventures d'Indiana Jones. Seigneur, je ne peux pas croire que c'est comme ça qu'ils nomment un film. Qu'est-ce qui cloche chez ces gars?»
D'enchaîner un second cinéphile:
«tu dois être un maudit moron. c'est évidemment un titre de travail [trad. libre de working title] et le film, qui n'est même pas encore en pré-production, reste à être nommé.»
Je ne veux surtout pas porter de jugement sur l'intelligence du premier cinéphile. Si ça se trouve, il existe d'autres domaines de la vie dont il comprend plus rapidement que d'autres les évidences. Je voulais seulement partager cette anecdote qui m'a fait plus sourire qu'autre chose.

mardi 8 mai 2007

Merci André !

Tout le Québec est maintenant au courant: André Boisclair a remis sa démission à titre de chef du Parti Québécois. André — je me permettrai cette familiarité — est certes en partie responsable de son état, mais il est également une victime des circonstances.

Comme AntiPollution le dit, André aura été victime d'une bande de «magouilleurs qui au lieu de se taire, de se fermer la gueule, préfèrent montrer leur égo plutôt que de travailler pour l’indépendance du Québec.»

J'aurais aimé qu'André tienne tête aux magouilleurs. Qu'il impose, pour une fois, au PQ de faire cette introspection qu'il se doit impérativement de faire. J'aurais aimé que les magouilleurs deviennent responsables, qu'ils mettent leur expertise au service du parti par le biais d'André plutôt que de pleurnicher comme le fait présentement Paris Hilton. J'aurais aimé que chacun au parti mette de l'eau dans son vin, se relève les manches et donne son 110% pour la reconstruction du parti, de son programme et de son image.

Mais voilà: le gouvernement est en situation minoritaire et le chef de l'opposition faisait planer l'ombre d'une deuxième élection en 2007. La mauvaise foi de Mario Dumont, qui découvre soudainement des vertus à la monarchie maintenant qu'elle sert ses intérêts très personnels, rendait hasardeux pour le PQ de faire une analyse poussée telle qu'elle devrait le faire.

Vu les circonstances, le départ d'André, aujourd'hui, était la meilleure stratégie possible. Par ce seul geste, il détourne les projecteurs vers le Parti Québécois, rejetant sur Mario Dumont un peu de cette ombre de laquelle il était parvenu à se sortir. L'entrée éblouissante, et politiquement lucrative, que l'ADQ prévoyait n'aura finalement pas été si éblouissante, et donc pas si politiquement lucrative. La journée était celle d'André et toutes tentatives de se l'arroger n'auraient qu'attiré les foudres.

En démissionnant, André accorde un miraculeux sursis aux deux formations écorchées par la dernière campagne électorale. Désormais assuré de ne pas être renversé sitôt, le PLQ regagne du poids vis-à-vis l'ADQ. S'il est vrai que cela permet au PLQ de rester cantonné sur ses positions les plus controversées, cela lui permet également de ne pas tout concéder à l'ADQ.

Quant au PQ, il obtient le temps de se relever, ce qu'il n'aurait probablement jamais obtenu si André était demeuré à la chefferie. Le parti doit non seulement se trouver un nouveau chef, mais il doit également profiter du sursis pour revoir son programme tel que l'avait suggéré André. Maintenant que les magouilleurs ont obtenu ce qu'ils désiraient, ils doivent laisser aux autres péquistes le pouvoir d'obtenir ce qu'eux désirent: un parti revigoré, modernisé et revampé.

Le passage d'André Boisclair à la tête du PQ a été de courte durée, mais essentiel. Son expérience a permis de mettre en lumière les déficiences du parti, en partie à cause de ses propres erreurs. De plus, après la défaite du 26 mars, André a su mettre le doigt sur les nombreux bobos du PQ. Les péquistes ont désormais les outils nécessaires pour remettre le parti — et le projet souverainiste — sur les rails.

Merci André de lui avoir fourni ces outils.

Ne reste plus qu'à espérer que la majorité des péquistes ont l'ouverture d'esprit et le sens autocritique assez développés pour saisir la merveilleuse opportunité qui se présentent à eux. En espérant également que les détracteurs d'André auront assez d'esprit pour voir dans son geste la démonstration que son parti, et la souveraineté, sont prioritaires dans son coeur.

lundi 7 mai 2007

Vive Google !

Ce n'est pas mon genre de faire de la publicité sur mon site, mais la barre d'outils de Google vient de me rendre un immense service.

Ceux qui me lisent régulièrement ont certainement constaté que j'avais ajouté une brève présentation dans la rubrique Qui êtes-vous?. Par une manoeuvre des plus bêtes, j'avais effacé cette présentation, raison pour laquelle elle n'apparaissait plus sur le blogue.

Étant donné que j'avais mis beaucoup de temps à formuler cette présentation, je cherchais à la reprendre mot pour mot afin de l'afficher à nouveau. En vain. Qu'à cela ne tienne, grâce à la barre d'outils de Google, j'ai pu accéder à une version en cache de la page de mon profil, version qui affichait encore ma petite présentation.

Je n'ai donc eu qu'à copier/coller cette présentation en cache et la voilà de nouveau affichée dans mon blogue.

Sentier Cap de la fée

Comme je l'avais mentionné, je suis allé faire ma première randonnée de la saison cette fin de semaine. J'ai affronté — un terme judicieusement choisi — le sentier Cap de la fée, à quelques kilomètres au nord de Saint-Donat. D'une longueur d'environ 6km et d'un dénivelé maximal de 240m, il s'agissait d'un sentier relativement aisé, parfait pour débuter la saison.

Le sentier, aussi appelé «sentier Baie de l'ours», est divisé en trois tronçons. Le premier est très facile et relie le départ au lac Coutu. Le second consiste en une longue, mais facile, ascension vers le Cap de la fée. Cette portion est certainement la moins jolie, probablement à cause des arbres dénudés et des ravages causées par les tempêtes hivernales. Enfin, le dernier tronçon s'avère être une abrupte descente qui ramène au point de départ.

Le sentier est entretenu. Visiblement, plusieurs arbres avaient été coupés récemment. Pourtant, nous avons affronté de nombreux et gigantesques troncs en travers du sentier. De plus, ce sentier est extrêmement mal balisé, particulièrement sur le dernier tronçon. Coupé en plusieurs endroits par des chemins de bois et d'autres sentiers (hivernaux de skis et de raquettes), il est ardu de se retrouver. Les balises du sentiers pédestres manquent à de nombreux endroits et comme le sentier de raquettes ne suit pas toujours le même tracé, il est hasardeux de l'emprunter.

Sans doute lorsque les arbres sont en feuilles il est plus facile de suivre le sentier.

Malgré tout, ce fut une belle randonnée, assez boueuse, mais donnant pleine satisfaction lorsqu'on atteint le fameux Cap de la fée, un promontoire rocheux d'une hauteur de 639m.

samedi 5 mai 2007

Déformation professionnelle ?

Ce doit être une forme de déformation professionnelle que je fait en pondant de long billet. J'étudie dans un domaine où l'on doit toujours démontrer notre raisonnement à l'aide d'exemples et de références, ce que Wikipedia n'est pas, en passant, mais ça aide toutefois à la compréhension du sujet. J'ai l'impression de faire une «mauvaise job» en omettant des détails dont l'absence pourraient faire penser à certains, pas nécessairement ceux qui laissent des commentaires sur mon blogue, que je tire mes théories du néant.

Je vais quand-même faire un petit effort supplémentaire pour réduire la taille de certains de mes billets tout en essayant de conserver leur qualité (selon mes critères).

vendredi 4 mai 2007

Spiderman 3 mange une volée

Si les deux premiers volets de la franchise Spiderman faisaient généralement l'unanimité, on ne peut pas en dire autant du troisième opus. Les critiques sur le site CinémaMontréal sont très partagées et en regardant la moyenne, on ne peut que constater que Spiderman 3 mange une méchante volée. Je pense qu'il reçoit autant de coup que le personnage de Peter Parker dans le film.

Laisser-aller économique états-unien

Le laisser-aller économique est une philosophie qui prévoit de minimiser, voire éradiquer lorsque c'est possible, les mesures visant à contrôler l'économie. On offre ainsi une plus grande liberté de mouvements aux gens d'affaires et on laisse miroiter que l'essor économique est accessible à tous. C'est là l'essence même du rêve américain (sic), lequel perdure encore aujourd'hui malgré une réussite très discutable, presqu'utopique.

Les États-Unis d'Amérique ont connu deux grandes périodes de laisser-aller économique, lesquelles sont accompagnées d'une certaine opulence. Mais dans les deux cas, le réveil à été brutal pour les États-Unis.

Après la guerre de Sécession, les États-Unis sont entrés dans la première grande période. Suite logique à l'indépendance états-unienne, cette période s'appelle Gilded Age, l'apogée du capitalisme sauvage. C'est à cette époque que l'expertise états-unienne prend véritablement naissance avec des hommes comme Andrew Carnegie, John Rockefeller, J.P. Morgan et John Deer. Le but des États-Unis est de stimuler une économie intérieure forte, puisqu'à cette époque, le pays est très replié sur lui-même.

L'exemple de Carnegie démontre qu'effectivement, la porte du succès est ouverte à tous. Né dans une famille pauvre d'Écosse, il est pourtant devenu l'un des plus grands entrepreneurs de l'histoire états-uniennes en créant, notamment, la Carnegie Steel Co, qui deviendra plus tard la U.S. Steel Co. Carnegie est se qu'on appelle un self-made man.

Cependant, si la porte était ouverte à tous, elle donnait accès à un espace très restreint, très rapidement rempli de quelques privilégiés. Donc, même si la porte restait ouverte, plus personne ne pouvait rentrer. C'est ce qui s'est passé entre 1865 et 1901 aux États-Unis.

Les self-made men contrôlaient leur production de A à Z, de la matière première aux produits finis. Il n'y avait pas de place pour la sous-traitance. Tous les ouvriers qui participaient à l'élaboration du produit dépendaient directement du grand manitou, lequel profitait sans scrupules d'eux. Les conditions de travail et de vie des ouvriers étaient exécrables, mais l'économie allait bien.

De puissants trusts se sont créés afin de permettre à la poignée d'hommes qui contrôlaient l'économie de la contrôler encore plus. Certains self-made men détenaient des villes entières sur lesquelles ils exerçaient leur joug. Les tentatives de syndicalisations furent de lamentables échecs. Les patrons parvinrent à imposer un syndicalisme patronal, sorte de réponse mesquine à une certaine pression populaire.

Cette période se conclu sur un réveil brutal. L'arrivée du progressisme fut une bénédiction pour la grande majorité des états-uniens, elle représentait, bien évidemment, un recul pour la plupart des hommes d'affaires et la classe dirigeante. Sous Teddy Roosevelt, un républicain étrangement progressiste, des amendements et des lois furent adoptés pour aider les fermiers et les ouvriers.

La deuxième époque du laisser-aller économique se situe entre 1918 et 1929. Ce sont les Années folles, le Roaring Twenties. Après la guerre 14-18, les États-Unis voulurent connaître à nouveau l'essor économique de la Reconstruction (l'après 1865). Le retour des soldats, remplacés par des immigrants et des Noirs dans les usines, créa des remous aux débuts, mais l'opulence économique revint rapidement.

Cette opulence se caractérise par l'arrivée, ou plutôt l'essor massif, d'une pratique économique: le crédit. Effectivement, le crédit existait déjà, mais sa pratique était limitée au monde des affaires. Dans les années 20, le crédit s'étendit à tout le monde. Vraiment tout le monde. Le petit fermier et l'ouvrier en bas de l'échelle pouvaient obtenir du crédit auprès des banques, lesquelles n'étaient rien d'autre que de puissants trusts s'étant spécialisés dans le commerce bancaire.

Les banlieues se développèrent, les familles achetaient aisément des voitures, des appareils électroménager et l'industrie du tourisme naquit. Les gens, même les moins riches, pouvaient s'offrir du divertissement. L'Amérique (sic) souriait à pleines dents blanches. Le soleil ne se couchait jamais, les routes se pavaient et le chemin de l'Éden se dressait pour la jeune et fougueuse Amérique.

Cette fois-ci, le réveil fut brutal pour tous les États-uniens, et plus encore, pour le monde occidental entier. Il y a de nombreuses raisons pour expliquer la Grande dépression. Je ne ferai pas l'exercice d'en faire la dissection. D'ailleurs, plusieurs explications demeurent contestées aujourd'hui.

Le fait est que les Américains — dans le sens des habitants du continent — ont mangé toute une claque. Quelle partie de la population fut le plus durement touché? Si vous répondez fermiers et ouvriers, vous mettez dans le mille. Les plus riches perdirent des plumes également, mais ils en avaient tellement que des familles comme les Kennedy ont traversés la Grande Dépression dans un certain confort. Ce qui n'empêcha pas que tous virent leur situation largement diminuée et que la peur gagna toutes les tranches de la société.

C'est un autre Roosevelt, cousin de Teddy, qui mit un terme à la seconde crise causée par le capitalisme sauvage. Franklin Delano Roosevelt n'avait pas de programme électoral lors des élections de 1932. Sa campagne ne se résumait qu'en un seul mot: action.

Ça vous rappelle quelque chose? Ne tombez pas dans le piège du rapprochement. Les situations sont extrêmement différentes, les besoins de la population également, ainsi que l'ambition des politiciens en cause.

Bref, Roosevelt ne savait pas encore ce qu'il allait faire, mais il envoya comme message à la population désœuvrée des États-Unis qu'il allait tout essayer. C'est ce qu'il fit. Durant les premiers cents jours de son administration, Roosevelt adopta une quinzaine de lois importantes. Plusieurs d'entre elles ne passèrent pas le cap de la première année, car dans leurs formulations d'origines, elles contrevenaient à l'autonomie des états. Ce qui n'empêche pas que Roosevelt a sorti les États-Unis de la noirceur et que cette réussite lui procura plusieurs mandats successifs. Il est d'ailleurs le dernier président des États-Unis à avoir fait plus que deux mandats.

Ce qu'il faut retenir de ce long billet sur deux périodes importantes de l'histoire états-unienne, et donc nord-américaine?

Ma réponse est toute personnelle, mais je dirais que ce que je retiens, c'est qu'on n'apprend pas vite de ses erreurs. À deux reprises, le capitalisme sauvage a mené les États-Unis au bord du gouffre. La première fois, une seconde guerre civile a bien failli éclatée. La seconde, le pays a bien failli cesser carrément d'exister.

Pourtant, le capitalisme sauvage a la vie dure aux États-Unis. Malgré les exemples de l'histoire, les gens aiment bien croire que le rêve américain leur est toujours accessible. Qu'eux, contrairement à leurs innombrables prédécesseurs qui se sont cassés la gueule, parviendront à améliorer, de façon permanente et idyllique, leur situation. Sauf que le darwinisme social aussi à la vie dure et chaque accession au rêve américain signifie que des milliers, des centaines de milliers, d'autres vies sont écrasées.

Les chances que nous nous retrouvions dans la portion négligées et maltraitées de la population sont beaucoup plus grandes que l'inverse. Pourtant, l'espoir nous fait préférer une administration risquée, mais libérale, à une administration sécuritaire, mais équitablement contraignante.

Et quel est le modèle politique du Canada? Si notre mode de scrutin nous viens de Grande-Bretagne, la presque totalité de notre philosophie politique canadienne est une copie des États-Unis. Il en va de même pour notre modèle économique.

Actuellement, au Canada, nous sommes en train d'ouvrir grands les bras au capitalisme sauvage états-unien.

jeudi 3 mai 2007

Par les sentiers, j'aime à me promener

La neige a presque totalement fondue dans mon coin de pays. Seules quelques amas compacts résistent au soleil et à la pluie. Pour moi, la fonte des neiges annonce le retour de la saison de la randonnée pédestre.

C'est vrai qu'en réalité, il n'existe pas de saison de la randonnée pédestre, puisque de plus en plus de sentiers sont entretenus durant l'hiver. Les randonneurs sont donc plus nombreux à emprunter ces sentiers sans être obligés de porter des raquettes.

Mais pour moi, pour le moment, il existe bien une saison de la randonnée pédestre.

De la fonte des neiges jusqu'aux premières tempêtes, j'adore parcourir les sentiers. Je suis particulièrement chanceux puisque j'habite dans une région où les sentiers sont nombreux, diversifiés, généralement gratuits et à seulement quelques kilomètres de chez moi.

Pour qu'une randonnée me comble, il faut deux ingrédients: un défi et une récompense. Il faut que je sente que mon corps travaille dur pour être satisfait et suite à cet effort, j'aime être récompensé par un point de vue ou une «attraction». Ce peut être un belvédère, une chute, une rivière qu'on longe, une formation rocheuse intrigante, etc.

Me promener sur un sentier d'un dénivelé de 10 mètres pendant six heures à ne voir que des érables à perte de vue, ce n'est pas le type de randonnée qui m'excite beaucoup. Ne vous fiez pas à l'image en tête de ce billet; je l'ai choisi car le sentier était très visible alors qu'en ascension, ils sont généralement moins visibles sur les petites images.

Cette fin de semaine, donc, sera le lancement de ma saison de randonnée. Comme je n'ai pas fait beaucoup de randonnées l'été dernier et que j'ai été assez oisif durant l'hiver, je vais commencer par un sentier dit «facile». Un petit six kilomètres avec un faible dénivelé. Cet été, je veux faire une randonnée toutes les semaines et je vais augmenter le niveau de difficulté graduellement. J'aimerais également faire au moins une longue randonnée durant la saison estivale.