dimanche 14 janvier 2007

Reportage bâclé

En regardant LCN ce matin, je suis tombé sur un reportage effectué par J.E. sur la courtoisie à Montréal. Je suis de ceux qui pensent que les gens manquent de plus en plus de courtoisie, mais je pense également que le «test» de J.E. n'est pas le type de reportage susceptible de faire comprendre aux gens la situation. C'est même un reportage déplaisant à regarder. C'est dommage, parce que le sujet du reportage est très intéressant et d'actualité.

Peut-être que la journaliste Nathalie Roy est victime du format de son reportage, un «test» dont la durée en onde se limite à moins de huit minutes. On peut excuser alors le manque flagrant de recherches et d'objectivité, mais le temps ne pardonne pas la façon dont Mme Roy aborde les personnes qu'elle interroge. C'est peut-être uniquement moi, mais il me semble qu'elle agresse les gens qui n'osent pas venir en aide à sa complice, une femme que l'on met dans trois situations où la courtoisie serait de mise.

Ce que je trouve qu'il manque cruellement à ce reportage, c'est le «pourquoi». Pourquoi en 2007, les gens sont-ils moins courtois? Pourquoi de nos jours, ce sont les femmes qui semble démontrer le plus de courtoisie? Je dis «semble», parce que dans le reportage, c'est toujours une femme qui a besoin d'aide. On peut se poser la question suivante: et si on avait mis en scène un homme, lequel des deux sexes auraient été le plus courtois?

Je trouve que c'est très facile de dire que les Québécois sont impolis. Le véritable défi, c'est de trouver comment cette vague est née, car l'impolitesse n'est pas apparue par un claquement de doigts. Des personnes, à une certaine époque, ont décidé, consciemment ou non, que certaines formules de politesses ne seraient dorénavant plus séantes. Je pense que ces personnes ne font pas parti de la génération des moins de 30 ans, car ceux-ci semblent davantage suivre une vague engendrée par la génération qui les a précédé.

Enfin, c'est mon avis et, à l'instar de la reporter de J.E., je ne suis pas allé au fond des choses.

Pour voir le reportage, cliquez ici.

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