samedi 29 septembre 2007

Nouvelle blogosphérique de l'heure

La nouvelle n'est plus un secret pour personnes, du moins celles qui butinent dans le champ fertile de la blogosphère politique québécoise. Ainsi donc, le blogue adéquiste Les dessous de la politique ne répond plus, ce qui en réjouit plus d'un, dont quatre de mes amis blogueurs: Antipollution d'Indépendance pour tous, Louis d'Un homme en colère, Renart et son carnet résistant, et Fannie de La plume souverainiste, dont le premier billet en exactement trois mois concerne ladite nouvelle.

Personnellement, je n'ai que très rarement lu ce blogue. La première fois qu'il fut apporté à ma connaissance, j'en ai fait une visite en règle. Tout comme ce fut le cas la première fois que j'ai lu le blogue de MisterP, la lecture fut désagréable. Les propos malveillants, et dépourvus de tout intérêt, à l'égard des indépendantistes et des "gauchistes" polluaient chaque ligne de chaque billet. Et comme ce fut le cas pour le blogue de MisterP, je n'y suis plus retourné, sauf en de très rares exceptions.

Suis-je content de la fermeture du blogue tenu par Élodie Gagnon-Martin, qui semble de plus en plus n'être qu'un pseudo pour Pierre Morin, feu MisterP?

Oui, parce que ce type de blogue rend désagréable, voire impossible, l'échange d'idées entre les blogueurs de différents horizons. Oui, parce que même si les attaques de ce blogueur ne me visaient pas expressément, elles s'en prenaient à des valeurs que je chéris et, par extension, aux politiciens qui véhiculent ces valeurs et les blogueurs qui les partagent.

D’un autre côté, j'avais développé une certaine forme d'indifférence face à ce genre de blogues. Les inscrivant rapidement sur ma liste noire, l'itération de leurs propos acerbes et irrespectueux ne pèse pas aussi lourd sur mes épaules que sur celles des blogueurs qui les lisent plus régulièrement et qui leur servent fréquemment de pinãta. Ne leur accordant aucune valeur, ni positive ni négative, comment pourrais-je être affecté par la perte d'une chose sans valeur?

Ceux qui me lisent régulièrement ont probablement remarqué que mon blogue ne comporte aucune critique négative à l'égard d'un autre blogue... sauf pour Richard Martineau, une fois! Ce n'est pas parce que je n'ai jamais lu de billets m'ayant choqué et qui auraient mérités que je les "démolissent" ici.

Comme la plupart des blogueurs de la blogosphère politique québécoise, j'en ai lu des âneries et des bassesses. Cependant, je les jette sans attendre à la corbeille et si l'auteur mérite d'être jeté avec l'eau de son blogue, c'est ce qu'il advient. Je me laisse affecter par un billet ou un blogue durant dix secondes, tout au plus. Or, il m'en prend au moins vingt pour accéder au système de traitement de texte de mon blogue!

C'est un peu comme la nourriture. J'avale volontiers ce qui est bon au goût. Je fais des efforts pour avaler ce qui n'est pas particulièrement bon au goût, mais que je sais bon pour ma santé. Enfin, si ce que je goûte est complètement et irrémédiablement acariâtre, je le recrache promptement et n'en consommerai plus.

Je reprose donc ma question: comm ent pourrais-je être affecté par une chose dénuée de valeur?

Parce que, si le sort du blogue Le dessous de la politique me laisse totalement de glace en soi, sa fin représente une victoire et un soulagement pour d'autres blogueurs. Considérant leurs sentiments comme étant légitimes, je ne peux qu'être content pour eux. Voilà comment l'extinction de ce blogue, du moins dans sa version grand public, est quelque chose de positif à mes yeux.

mardi 25 septembre 2007

Une expression qui "sonne drôle"

J'ai une amie qui adore tout ce qui est magique. Pour vous donner un exemple, lors d'une randonnée en forêt l'hiver dernier, par une soirée neigeuse, sa première réaction fut de s'écrier: "On dirait Narnia". Ceux qui ont vu le film se rappelleront que les premiers pas des héros dans le monde de Narnia ont lieu dans une forêt touffue sur laquelle tombe sans repos une douce neige.

Soit dit en passant, l'habitude qu'elle a de presque tout relier à la magie et à l'émerveillement a certainement aidé à évacuer la tension qui nous habitaient tous, les animateurs scouts, lors de notre superbe (sarcasme) camp d'été.

Alors que je discutais avec cette amie, je lui annonce que j'aurais une "revue à lui prêter". Sur l'instant, je n'ai rien remarqué de louche, mais en la relisant, cette expression m'apparut sonner d'une drôle de façon.

Je ne sais pas pour l'ensemble de la population, mais chez nous, lorsqu'on prêtait notre 7 Jours, Sélections ou Lundi, il n'était jamais muni d'un élastique afin de nous revenir. On le lisait, on le conservait parfois, mais on n'exigeait pas son retour en cas de prêt.

Pourquoi tiens-je alors à ce que la revue dont il est question me revienne? Parce qu'il s'agit d'une revue scientifique, Les collections de l'Histoire; une publication thématique, trimestrielle et hors série de la revue L'Histoire (disponible dans tout bon kiosque à journaux).

Outre le fait qu'un tel genre de revue coûte presqu'aussi cher qu'un bouquin, ce n'est pas, pour un historien — ou historien en herbe, dans mon cas —, le type de revue qu'on balance au bac de recyclage après lecture.

En effet, ces revues sont une référence non négligeable pour l'historien, professionnel ou amateur. Les articles sont rédigés par des spécialistes, généralement des universitaires, et donc des sources d'informations précieuses. De plus, ces revues regorgent de références en bas de page et contiennent une, ou plusieurs, bibliographie qui pourrait s'avérer très utile plus tard.

Leur place, pour les scientifiques de l'histoire, est assurée sur les tablettes des étagères, à côté des ouvrages de références (dictionnaires spécialisés, atlas, etc.) et des monographies.

lundi 24 septembre 2007

Elle devra saisir sa chance

Pauline Marois a remporté les élections partielles dans Charlevoix par une large majorité, au terme d'une élection durant laquelle son aisance financière fut critiquée par des personnes qui se plaignent que les gauchistes veulent freiner la croissance économique, tant individuelle que collective!

Mis à part le piège dans lequel elle est tombé — c'est à dire de se justifier alors qu'elle n'avait absolument pas à le faire, donnant ainsi un crédit non mérité à de viles allégations —, je suis plutôt satisfait de la façon dont elle rempli son rôle de chef du Parti Québécois.

Cependant, je suis conscient que le véritable test reste à venir alors qu'elle prépare son entrée à l'Assemblée. Elle y rentrera par la grande porte et avec une forte légitimité. Malgré tout, une certaine inquiétude m’habite, et elle ne concerne pas sa capacité à tenir le débat avec ses adversaires politiques, car parmi toutes les pierres que les députés sont prêts à lui tirer, les plus grosses ne se trouveront pas devant elle, mais derrière!

Si les députés du Parti Québécois veulent que Pauline Marois remette le parti sur les rails, dans un élan qui mènera les péquistes plus loin que la gouvernance minoritaire, il leur faudra lui accorder beaucoup d'autonomie et un appui massif. Le plus gros défi des députés du PQ, et par extension, de ses membres, sera certainement de piler sur quelques-uns de leurs intérêts personnels pour le bien du parti et de la cause souverainiste.

Quant à Pauline Marois, sa plus grande épreuve sera de persuader ces députés d'agir ainsi. Elle n’aura probablement qu’une seule chance de le faire et elle devra la saisir.

jeudi 20 septembre 2007

Rien de nouveau

Le Journal de Montréal et son enquête sur les cyberprédateurs n'apportent rien de vraiment nouveau concernant la traque sur Internet. Elle existait bien avant que les journalistes de Quebecor ne s'y penchent et elle n'est guère plus1 fréquente ou alarmante qu'il y a dix ans, alors que moi-même, adolescent, recevait les précieux et mêmes conseils que les spécialistes donnent aux parents via les pages du quotidien montréalais.

Mais comment être en désaccord avec une série de reportage qui braque les projecteurs sur des criminels cybernétiques et qui informent les parents sur les mesures à prendre pour protéger leurs enfants? Si on se limite à cette description, il n'y a que du vertueux dans l'enquête du Journal.

Je ne suis pas contre l'initiative. Ce pourquoi je suis en désaccord est le traitement outrancier du sujet dans le but de vendre plus de copies. Et qu'est-ce qui fait vendre énormément depuis environ six ans? La peur. Quebecor sait comment exploiter la peur afin de s'en mettre plein les poches et ce, sans vraiment se soucier de l'impact sur les lecteurs.

En effet, cet impact pourrait être autrement négatif sur certains parents, et par extension, sur leurs enfants. Si la plupart des parents y verront un rafraichissement des notions de bases en matière de sécurité sur Internet, d'autres pourraient exagérer, notamment à cause du martèlement qu'ils subissent depuis quelques jours.

Les conseils pour naviguer en sécurité présentés par les spécialistes consultés par Quebecor sont plutôt raisonnables, exception faite de la définition des "jeunes à risques", définition qui, finalement, englobe presque 99% de la jeunesse contemporaine! L'efficacité de ces trucs et astuces réside justement dans leur équilibre entre la sécurité du jeune et sa liberté.

Cependant, un parent plus fragile au martèlement risque de tomber dans le piège que Quebecor tend à ses lecteurs dans le but de leur inciter à acheter leur produit: les alarmer. Je considère qu'il y a de fortes chances qu'un parent ainsi effaré ne se limite point qu'aux conseils judicieux et raisonnables, croyant à tort que le danger pour leur(s) enfant(s) est plus important qu'il ne l'est vraiment et qu'alors, des mesures plus drastiques s'imposent.

C'est un peu comme l'enfant qui pêche pour la première fois et qui, craignant d'être entrainé par le bébé poisson qui tire sur l'hameçon, laisse instinctivement tombé la canne à l'eau.

Il existe des parents prêts carrément tout débrancher! Des mesures trop drastiques ou en trop grand nombre peuvent créer une atmosphère contraignante et étouffante de laquelle l'enfant voudra s'échapper coute que coute. Ceci serait remplacer un danger par un autre, peut-être plus élevé encore.

Il est déjà inquiétant de constater que certains parents sont mis en contact avec les risques de la traque cybernétique grâce à cette enquête du Journal de Montréal. Tout aussi inquiétant serait que parmi ces parents, il y en ait qui n'iront pas chercher d'informations ailleurs que dans les lignes du quotidien.

Or, je crois important pour les parents qui lisent et liront les articles du Journal de Montréal de prolonger leur recherche de renseignements sur des sites ou auprès d'organismes spécialisés, et non se contenter d'un rapport fait par des personnes s'étant pencher sur le problème que depuis quelques semaines. L'exercice fournirait non seulement un supplément d'informations, mais permettrait sans doute aux parents de mieux cerner les risques s'appliquant particulièrement à leur(s) enfant(s). Je suis certains que des mesures inadéquates auraient des effets indésirables, notamment si les enfants ont l'impression qu'ils perdent une confiance si chèrement méritée.

Ce billet ne cherche pas à banaliser les dangers que représente la présence de prédateurs sexuels sur Internet ainsi que la navigation insouciante de certains enfants. L'hameçonnage d'enfants sur Internet dans le but d'avoir des relations sexuelles est un crime grave qui doit être puni sévèrement.

Toutefois, à l'instar de la menace terroriste qui n'est pas plus grande à cause des attentats du 11 septembre 2001, le danger qu'un enfant tombe dans le piège tendu par un cyberprédateur n'est pas plus grand à cause que Quebecor en parle sur la moindre plateforme à sa disposition. Il suffit d'être conscient des faits, d'être informé des habitudes cybernétiques de ses enfants et d'utiliser judicieusement les mesures de sécurité en fonction de celles-ci.

1 Cet adverbe est essentiel à une juste compréhension de mon point de vue.

mardi 18 septembre 2007

Il va encore y avoir du sport

Lors d'un furetage sans but sur le net, j'avais cru comprendre, de passage sur le site de Télé-Québec, que l'émission Il va y avoir du sport n'avait pas survécu à sa première saison.

J'étais très déçu, car même si je n'ai pas regardé cette émission aussi souvent que je l'aurais souhaité, je la considérais comme la seule émission de débat au Québec. Mise à part peut-être TVA en direct.com, les émissions d'affaires publiques et de tribunes téléphoniques, où existe un certain potentiel, ne sont très souvent qu'une tribune à sens unique en faveur de l'animateur (Richard Desmarais à TQS, Richard Martineau à Télé-Québec et TVA) ou du média (Denis Lévesque à TVA). Durant ces émissions, les interventions pertinentes mais différentes ou nuisibles sont démolies, parfois sans ménagement, parfois sournoisement.

Mais l'émission animée par Marie-France Bazzo à Télé-Québec permettait d'opposer deux parties dans un débat thématique. Une sorte de 110% sérieux, notamment grâce à un sang-froid exemplaire des participants et une argumentation solide... et parfois frustrante, lorsque servie par l'adversaire! De plus, des personnalités étaient invitées à commenter les thèmes de l'émission, ce qui nous permettait de découvrir des aspects méconnus de leur personnalité, même dans le volet plus conventionnel des entrevues.

Quelle ne fut pas mon agréable surprise de constater, en lisant mon horaire télé, que l'émission se poursuivait pour une nouvelle saison. Comme de nombreuses autres émissions, celle-ci pourra encore chambouler ou confirmer nos idées et nos valeurs, mais pour des raisons autrement plus intelligentes.

lundi 17 septembre 2007

Toujours pousser dans le derrière

Il y a un peu plus d'un an, je rédigeais sur mon ancien blogue un billet sur l'état de santé de ma grand-mère, soupçonnée d'être atteinte de la maladie d'Alzheimer. Je dis "soupçonnée", car tant qu’elle n'aura pas franchi le seuil de l'au-delà, nous ne pouvons être certains à 100% qu'elle est bien affligée de ce mal.

Quoiqu'il en soit, la maladie d'Alzheimer en est une dégénérative et cette caractéristique s'applique malheureusement à mon aïeule. Sa mémoire est davantage affectée que l'an dernier, de sorte que son cerveau compense le manque de souvenirs véraces par une sorte de reconstruction où se mêlent bribes d'informations et imaginations.

Exemple, ma grand-mère se souvient que j'ai amené de chez elle des draps pour lit simple. Cependant, sa mémoire n'a rien enregistré d'autre, créant ainsi une incohérence dans son esprit. Plutôt que de se convaincre qu'elle m'a prêté ces draps dont elle ne se sert jamais, elle se convainc plutôt que je lui ai pris ces draps de forces, des draps qu'elle avait sortis pour changer son lit. Comme la présence de ma mère lors de cet événement contredit cette version, sa mémoire la persuade que cette dernière était absente.

Inutile de mentionner que son niveau de paranoïa a aussi fait un bond en 15 mois. Au début du mois de juillet, alors que nous l'avions invité à venir habiter à la maison, sa mémoire lui a fourni tous les prétextes dont elle avait besoin pour refuser l'offre. Ainsi, mon père l'aurait menacée d'un couteau alors que moi, insulté qu'elle refuse de venir habiter avec nous, aurait surgit un jour dans sa chambre dans le but de l'engueuler. Bien sûr, ni l'un ni l'autre de ces événements ne s'est produit.

Son autonomie en prend également pour son rhume. Elle fait son café dans une cafetière très sale, dors dans des draps dont on ignore le moment du dernier nettoyage, oublie de nettoyer ou changer la litière de son chat, laisse traîner des objets un peu partout dans sa chambre, etc. Elle a développé une dépendance malsaine à son oxygène, s'empoisonne en prenant plus souvent que prescrit son broncho-dilatateur ou en oubliant de prendre tous ses médicaments. Enfin, on ignore à quelle fréquence elle se lave et à quel moment ses carotides se bloqueront de nouveau à cause des sacs de croustilles et de la trentaine de Revello qu'elle s'envoie en l'espace des quelques jours après ses emplettes.

Ma grand-mère ne peut plus vivre en résidence pour retraités autonomes. Il s'agit d'une évidence pour moi et mes parents. Alors qu'il y a plusieurs mois, l'infirmière du CLSC nous poussait dans le derrière pour enclencher le processus d’institutionnalisation, c'est maintenant à notre tour de pousser dans le derrière des autorités médicales pour faire avancer les choses.

Quant est-ce que le dossier de ma grand-mère sera assez urgent? Lorsqu'elle appellera le 911 pour signaler un vol n'ayant jamais eu lieu? Lorsqu'elle développera une maladie de peau à cause de son manque d'hygiène? Lorsqu'elle fera un nouvel infarctus parce que toutes ses veines seront aussi bouchées que l'autoroute Décarie en plein heure de pointe? Lorsqu'elle se mettra à nous jeter des objets par la tête en pleine épicerie parce que nous essayons de limiter ses achats de cochonneries? Lorsqu'elle fera une crise d'asthme dévastatrice parce qu'elle aura encore oublié de nettoyer la litière de son chat? Lorsqu'elle se disloquera la hanche en s'enfargeant dans l'une des nombreuses bébelles qui traînent sur son plancher et qu'elle ne veut pas qu'on ramasse pour sa sécurité?

Je sais que nous ne sommes pas la seule famille à attendre qu'un aïeul reçoive les soins appropriés. Ce n'est cependant pas une raison pour rester les bras croisés et attendre patiemment. Au contraire, toutes ces familles devraient également se sentir mieux encadrées et rassurées par un traitement prompt et efficace du dossier de leur être cher.

Pourquoi, quand vient le temps d'obtenir des services de santé efficaces, il faut toujours pousser dans le derrière de quelqu'un (ou quelques-uns), jusqu'à en devenir une nuisance pour le "système"?

jeudi 13 septembre 2007

Les pilotes sont épargnés... pour le moment!

C'est la première fois que j'aborde un sujet concernant la Formule 1 sur mon blogue personnel depuis que je suis chez Blogger. Lorsque j'étais hébergé sur CanalBlog, j'avais mis en ligne un second blogue consacré à ce sport, mais n'ayant pas le temps de travailler dessus, je ne l'ai pas migré vers la plateforme de Google. J'ai enregistré l'adresse web, mais le site n'est pas encore en ligne et ne le sera pas dans à court terme.

C'est donc ici que je me penche sur LA nouvelle de l'année dans le monde de la F1: l'écurie Vodafone McLaren est condamnée à une amende de 100 millions de dollars pour espionnage industriel (RDS). De plus, l'écurie perd tous ces points dans la course au titre des constructeurs et ne pourra espérer en gagner lors des quatre dernières courses de la saison, dont le Grand Prix du Belgique, qui doit avoir lieu cette fin de semaine à Spa-Francorchamps.

Cette décision ne concerne heureusement pas les points des deux pilotes de McLaren, l'espagnol Fernando Alonso et le britannique Lewis Hamilton, respectivement second et meneur au championnat des pilotes. Ceci dit, Alonso et Hamilton ne peuvent être considérés comme étant "épargnés" par la condamnation de McLaren.

En effet, tôt ou tard, la sanction imposée à l'écurie sera dommageable pour les pilotes. Dès cette fin de semaine, Alonso et Hamilton pourraient se retrouver dans une atmosphère lourde et difficile. Même si chaque membre de l'écurie, autant pilotes qu'ingénieurs, est un professionnel, leur avenir en formule un est désormais hypothéqué, ce qui risque fort de les affecter.

Si preuve est faite que les données volées à la Scuderia Ferrari ont été employées afin d'améliorer les performances des voitures, les conséquences pour McLaren pourraient être plus importantes l'an prochain. Impossible donc de savoir si les pilotes seront aux commandes d'une voiture aussi performante que cette année, et même en admettant que oui, est-ce que le travail dans les puits et les garages seront de la même qualité.

Ce serait probablement Fernando Alonso qui en sortirait le plus affaibli, car il semblerait qu'il ait été mis au courant des données recueillies grâce à l'espionnage. Si on ajoute à cela la grande confiance que les écuries accordent aux jeunes tels que Nico Rosberg, Heikki Kovalainein et prochaine, Nelson Piquet Jr., Alonso éprouverait sûrement plus de difficultés à se trouver un volant de qualité que son collègue Lewis Hamilton advenant son départ de chez McLaren.

En ce qui concerne ce dernier, son avenir n'est possiblement pas aussi incertain que celui d'Alonso. Je ne crois pas qu'Hamilton quitte volontairement l'écurie McLaren. Ce sera l'état de l'écurie après avoir absorbé toutes les sanctions qui détermineront si le jeune pilote se cherchera un autre volant. Si c'est le cas, alors je doute que cela se fasse avant 2009, alors qu'Alonso est plus susceptible de quitter dès la saison 2008.

Promis à un bel avenir en formule 1, Hamilton pourrait espérer se trouver un volant chez des écuries de premier ordre. Peut-être Ferrari, peut-être BMW, advenant que Robert Kubica et/ou Nick Heidfeld ne connaissent pas une saison 2008 à la hauteur des attentes de Mario Thiessen. Je ne doute pas que ce dernier puisse tirer un trait sur sa vision toute germanique (quoique Kubica soit polonais) de l'écurie BMW afin de faire de la place pour Hamilton.
Mais bon, pour le moment, tout ce qui ne concerne pas explicite l'amende de 100 millions de dollars et la perte des points au championnat des constructeurs n'est que pure spéculation. Le reste de la saison 2007 (le couronnement d’un pilote McLaren sera-t-il légitime?), l'actualité d'entre-saisons (départ d’un pilote?) et le début de 2008 (une écurie compétitive?) seront fort intéressants, en espérant que ceux qui doivent être punis le soient, mais que ceux qui sont innocents puissent s'en tirer avec le moins de dommages possibles.

samedi 8 septembre 2007

Vestibule et débit de paroles

Ma première semaine d'université est maintenant derrière moi. Sur 4 cours, je n'en ai suivi que deux. J'en ai manqué un à cause de la fatigue; je ne voulais pas non plus être pris dans le trafic, car le témoin "check engine" s'était allumé dans ma voiture. Le deuxième, je l'avais déjà suivi l'an dernier et j'en ai donc profité pour magasiner mon ordinateur à la place.

Si les études universitaires sont l'antichambre de la discipline historique, ce cours en est assurément le vestibule de l'antichambre: Initiation au travail historique. Le cours s'annonce plutôt ennuyant, dans la mesure où ils s'attardent non pas sur les connaissances historiques, ni même sur la recherche, mais bien sur les façons de faire de la recherche. Il sera très pratique d'en apprendre sur la méthodologie, mais ce cours est un peu comme des cours de guitare, où le plus intéressant n'est pas d'apprendre à jouer de la guitare, mais d'être capable d'en jouer par après.

L'autre cours, que je ne nommerai pas pour des raisons de confidentialité, m'a vis face à face avec un véritable débit de paroles. Évidemment, en étudiant à l'université, on s'habitue à écouter des professeurs ayant un débit continuel et sans interruptions, mais ce professeur-là bat des records. Non seulement débite-t-il continuellement et sans pause, il débite doublement. Il me faudra certainement quelques semaines pour adapter ma prise de notes à ce débit haute-vitesse! Heureusement, son cours risque d'être assez intéressant.

Enfin, j'aime la rentrée, mais un facteur vient toujours assombrir le tableau: le bain de foule. Des milliers d'étudiants obstruant presque chaque recoin des pavillons centraux, rendant ardu tout déplacement. Les couloirs sentent la même chose que le vestiaire des Canadiens après une partie disputée chaudement. D'ailleurs, je ne vais jamais chercher mes livres scolaires durant la première semaine, car il fait certainement aussi chaud planté en ligne à l'UQÀM que couché dans un four crématoire.

Pourquoi une université comme l'UQÀM, qui accueille plus de deux dizaines de milliers d'étudiants, ne procède-t-elle pas à des rentrées progressives, quitte à mettre en place des fins de session toutes aussi progressives?

vendredi 7 septembre 2007

Premier billet...

... avec mon nouveau portable. Ce n'est finalement ni un Dell ni un MDG, mais un ordinateur acheté chez Bureau en Gros. Je sais que j'avais écrit que les portables provenant d'un tel magasin offrait bien peu d'options et c'est toujours le cas. Mon ordinateur ne comprend aucun logiciel en extra ni aucun gadget que j'aurais pu ajouter si j'avais commandé un ordinateur chez Dell.

Mais voilà, je n'avais pas de crédit pour un Dell. Je n'ai jamais eu de compte à crédit (Bell, Hydro-Québec, Rogers, etc.) à mon nom. Je n'ai donc pas de mauvais crédit... j'en ai tout simplement aucun. Étant donné que j'étais un bénéficiaire de l'assistance sociale depuis deux ans, je ne suis pas considérer comme ayant un revenu. Mais bon, tout ça, ce n'est que des détails sans grande importance à ce moment-ci de ma vie et n'enrichit pas vraiment le contenu de ce billet!

Bref, après une semaine à magasiner les portables et quelques bons conseils d'un ami s'y connaissant en informatique, j'ai déniché un portable qui pouvait me satisfaire. Ce n'est pas une perle rare ni un super ordinateur, mais il a un processeur Core 2 Duo d'Intel et un disque dur roulant à 5400 tr/minutes. Certes, les 7200 tr/min. ont fait leurs apparitions dans les portables, mais certains fonctionnent encore avec des 4200 tr/min. Je n'ai que 1go de mémoire vive, mais j'ai la possibilité de pousser ça à 4go, quand mes moyens me le permettront.

Je ne vais pas mentionner la marque et le modèle de ma nouvelle acquisition et ce, pour deux raisons: d'abord, j'ai mieux à faire que d'offrir une publicité gratuite et, ensuite, j'en ai eu assez de me casser la tête avant de l'acheter que je n'ai pas envie de regretter ou douter de mon choix en ouvrant la porte à des commentaires pouvant être négatifs à l'égard de ce produit.

Pour l'instant, tout semble fonctionner et l'expérience n'est pas sans être rafraîchissante en comparaison de mon ordinateur de table qui est vieux de 7 ans!

mardi 4 septembre 2007

Acheter un portable, pas si évident

Depuis que je sais que je bénéficie d'un prêt de 2000$ pour l'achat de matériel informatique, je magasine les ordinateurs. Évidemment, je ne pense pas dépenser la totalité du prêt uniquement pour un ordinateur portatif. Comme je m'en servirai au moins pour les 3 prochaines années, je veux un produit de qualité, mais je n'ai pas besoin d'un ordinateur haut de gamme. Le moyen de gamme, selon un budget tournant autour de 1100$, me conviendra parfaitement.

Mais lequel choisir? Au niveau du matériel de base, ils se ressemblent tous. Ils ont tous un processeur deux cœurs d'Intel (entre 1,66 et 2,0GHz), un disque dur à 5400 tr/min (120 ou 160 Go), une mémoire de 2Go, un graveur CD/DVD, un écran de 15", etc. Ce sont sur les options que des différences sont notables.

Les ordinateurs disponibles chez Bureau en Gros offrent bien peu d'options, alors que ceux de chez Dell ou MDG en offrent davantage. L'Inspiron de Dell peut être livré avec Microsoft Office 2007 Étudiant alors que le VisionBook L vient avec deux suites de logiciels. Cependant, un grand nombre de logiciels n'est pas nécessairement un avantage et pour le moment, impossible de savoir si lesdits logiciels livrés avec le VisionBook L sont disponibles en français.

Chacun a ses avantages et ses inconvénients. L'Inspiron de Dell est configurable et il est facile d'arriver à un produit plus avantageux que le VisionBook L pour un prix légèrement moindre. Cependant, les produits de Dell sont tous confectionnés en usine et il faut donc compter un délai de livraison. Pour le moment, impossible de connaître la durée du délai. Les produits MDG sont, quant à eux, disponible le jour-même, selon leur site web.

À cet instant, je favorise l'Inspiron de Dell. Peut-être devrai-je attendre un peu avant de pouvoir en profiter, mais d'après la configuration qui me plaît, l'Inspiron me reviendrait à 127.68$ de moins que le VisionBook L de MDG. Pour un étudiant, c'est une grosse différence.

Après mon cours de ce matin et l’investiture de ma chambre à l'UQÀM, j'irai probablement rendre une petite visite aux succursales lavalloises de Dell et de MDG, question de faire un pas de plus vers ma prise de décision.