mardi 27 février 2007

Produits naturels pour toutou

Sur son blogue, Le Gros Bon Sens, S. Martel a publié un billet sur la tendance que les consommateurs ont d'acheter des produits naturels pour leur animal domestique. J'invite à lire le billet ainsi que les commentaires pour mieux comprendre la suite de ce message. Je retranscris ici le commentaire que j'y ai laissé:

Un vétérinaire m’a déjà conseillé d’acheter du sulfate de glucosamine pour mon chien qui a une sévère dysplasie de la hanche. À noter ici qu’il m’a suggérer d’acheter la glucosamine en pharmacie car celui qu’il vendait lui-même était trop cher.

Je lui en ai donné et je suis bien prêt à croire que l’effet que j’observais était dans ma tête. Peut-être que croyant que la glucosamine aidait mon chien, je l’ai fait davantage marcher et davantage prendre de l’air, ce qui aura permis à ses muscles de prendre la relève sur les os de ses articulations, comme un autre vétérinaire m’avait suggéré.

Une chose est certaine: je ne l’ai pas fait pour le plaisir. Cela viendrait à dire que la maladie de mon chien me faisait plaisir parce qu’elle me donnait une raison de lui acheter un produit naturel!

Aujourd’hui, je n’en donne plus à mon chien. Il est moins en forme, mais j’ai également moins le temps de lui faire prendre des marches fréquemment — un chien faisant de la dysplasie doit faire plusieurs petites marches durant la journée plutôt qu’une seule longue.

Comme je n’ai pas l’intention de consulter un naturopathe, un homéopathe ou tout autre médecines alternatives pour moi-même, je n’irai certainement pas pour mon chien.

dimanche 25 février 2007

Belle analyse de Brem

Un minuscule billet pour dire que le blogue Brem Expérience a pondu une analyse que je trouve juste de l'erreur que fut le site bondebarras.tv, mis en ligne par le Parti Québécois. L'erreur n'est pas tant idéologique que politique et Brem explique ce que le PQ aurait dû faire pour passer le même message sans se compromettre.

Cliquez ici pour lire le billet, intitulé: Bon débarras, bondebarras.tv!

Carrousel à trois

Ça fait maintenant cinq jours que la campagne électorale est officiellement lancée au Québec. Certains analystes disent que cette campagne a débuté en canon, particulièrement pour Jean Charest. Effectivement, pour en avoir mené souvent et en avoir perdu presqu'autant, Charest connaît ça, les campagnes électorales. Il savait qu'il devait réchauffer son moteur avant de donner le go et son bolide n'a même pas zigzagué un peu lorsqu'il a pris le départ.

Mais au fond, cette campagne démarre bien lentement, voire paresseusement. Je surveille quatre grands médias québécois — grands par leur visibilité, pas nécessairement par la qualité de leur contenu — et jusqu'à date, ils reprennent tous les mêmes événements qui tournent grosso modo aux invectives habituelles et peu surprenantes que s'envoient les trois principaux candidats.

Les quatre médias que je surveille: Élections Québec 2007 (Radio-Canada), Les élections provinciales (TQS), Québec 2007 (Québecor) et Les élections en direct (Cyberpresse).

Le PQ a enfin dévoilé sa plateforme électorale, un document de 24 pages que j'ai imprimé dans le but de le lire. Charest accuse Boisclair de sous-estimer l'intelligence des Québécois en y remplaçant le terme «référendum» par «consultation populaire». Dumont accuse Charest de ne pas s'intéresser aux agriculteurs. Boisclair accuse les libéraux d'avoir été négligents dans le cas de la C. difficile et d'avoir laissé la situation se détériorer.

Ce n'est pas une course à trois qu'on observe présentement, mais un carrousel à trois. Chaque chef est à demi-assis sur son petit cheval en fibre de verre, lui donne des petits coups éperons émoussés dans le but de rattraper l'autre devant, qui essaie lui-même de rattraper le troisième chef qui poursuit le premier. Et ils tournent, et ils tournent, et ils tournent...

On dit que tout est permis durant cette campagne, que les couteaux volent bas. Les couteaux volent peut-être bas, mais ce sont les idées ambitieuses qui affilent leur lame. Pour le moment, les couteaux atteignent leur cible, mais ne causent pas la moindre petite coupure.

Heureusement qu'il reste 29 jours de campagne et j'espère que les idées bouillonneront avant la tenue du seul débat prévu.

Ah... aussi bien le dire immédiatement: je prête mon vote au Parti Québécois. Ça demeure un prêt jusqu'au 26 mars et il faudra une idée de génie pour que je lui retire. Je ne suis pas pro-Boisclair, mais je n'aime pas ce que les libéraux ont fait du Québec et je n'aime pas plus qu'il ne le faut ce que les adéquistes proposent de faire du Québec. Quant à Québec Solidaire et le Parti Vert, ces partis m'apparaissent en ce moment trop frêles.

samedi 24 février 2007

Encore des ennuis pour Top Blogues

Définitivement, les choses ne vont pas pour le palmarès Top Blogues, qui éprouve encore des ennuis au niveau de l'hébergement. Selon le site, une annonce importante doit être faite la semaine prochaine.

Selon mes connaissances, les sites de références (annuaires, palmarès, etc.) québécois sont peu nombreux, alors j'espère que les administrateurs de Top Blogues parviendront à héberger convenablement, et sans embûches pour eux, leur service.

vendredi 23 février 2007

Un flux de trop...

Petite anecdote: en faisant le ménage des flux RSS auxquels je suis abonné, je constate qu'il y a un flux de trop... celui du carnet de Bernard Drainville. L'ironie, c'est que je m'étais abonné à ce flux le 1er février, soit la vieille de l'annonce que B. Drainville se portait candidat pour le PQ.

Petite anecdote inutile, mais qui m'a fait sourire.

mercredi 21 février 2007

Deux nouveaux liens

J'ajoute deux nouveaux liens dans ma liste de blogues.

S'il n'avait pas écrit un commentaire sur mon blogue, je n'aurais pas découvert le sien. Ainsi, j'ajoute le blogue de Louis, Un homme en colère, que je lis avec plaisir depuis une semaine. J'ai particulièrement aimé le billet La lucidité de la solidarité, dans lequel il met le doigt sur la difficulté qu'ont les partis québécois de s'identifier clairement à gauche ou à droite. C'est vrai qu'à force de toujours avoir des partis de centre, le Québec commence à manquer d'alternatives.

J'ajoute également le blogue Le Périscope. Ça fait un peu plus longtemps qu'Un homme en colère que je lis le Périscope, mais ça m'a pris du temps avant de décider de l'ajouter. Je suis comme ça. Il faut que j'ai un feeling (sic) avant de mettre un lien. Le billet que j'ai particulièrement aimé est Dégel des frais de scolarité: contrer la propagande. Effectivement, ce n'est pas parce qu'on dégèle les frais de scolarité que les moins nantis seront pénalisés... mais il faut s'assurer que l'argent supplémentaire aille aux bons endroits, car les dérapages seront faciles et tentants.

Bonne navigation.

mardi 20 février 2007

Mauvaise note, bonne nouvelle

J'ai finalement reçu ma note manquante. Le résultat est plutôt moche, mais au moins, j'ai réussi le cours et les 15 crédits nécessaires pour mon inscription à temps plein sont en poche. Quant à mon prêt, le MEQ m'a envoyé un avis m'informant qu'il allait communiquer bientôt avec mon institution financière.

Est-ce le dieu des blogueurs qui a exhaussé mes souhaits après avoir lu mes complaintes électroniques?

Mario Dumont et le leadership

Définitivement son cheval de bataille pour la prochaine élection, Mario Dumont parle encore des accommodements dé-raisonnables, comme il est possible de le constater sur Cyberpresse, entre autre. En voici un extrait:
On sait que le chef adéquiste a accusé Jean Charest de manquer de leadership dans le dossier des accommodements raisonnables. Lundi encore, il s'est moqué du chef libéral qui, trois jours après avoir dit que Hérouxville était un cas isolé, créait une commission d'enquête sur la question des accommodements raisonnables, donnant ainsi raison à l'ADQ, qui a immédiatement traité ce dossier sérieusement.
J'admets ne pas aimer particulièrement Jean Charest, mais je ne pense pas qu'il ait manqué de leadership. J'appellerais ça de la retenue. Plutôt que de sauter sur l'opportunité de se faire du capital politique, Charest semble avoir observé la suite des événements. Je crois qu'il était sage d'attendre afin de savoir s'il s'agissait seulement d'un courant d'air effleurant le Québec — les accommodements en cause étaient-ils seulement un cas isolé dans le temps ? — ou si la situation exigeait réellement que des actions soient prises.

Des actions devaient effectivement être prises.

Il fallait ensuite réfléchir à la nature de ces actions. Devions-nous aussitôt poser des gestes législatifs? J'en doute. Je crois sensé la décision de créer une commission pour étudier plus en profondeur, et avec un certain détachement, la situation. Inutile de précipiter les choses, car contrairement à ce qu'en pense André Drouin, la question des accommodements dé-raisonnables ne mérite pas qu'on décrète l'état d'urgence dans la province.

Quand Mario Dumont dit qu'il a traité le «dossier» sérieusement, je ne peux que me poser des questions sur ce qu'il considère être sérieux. Je n'ai rien vu de bien sérieux dans la façon dont il a récupéré ce «dossier». Ça me donne l'impression que l'ADQ a besoin d'un feu de paille pour percer, lui qui ne semble pas arriver à allumer un véritable feu alimenté par des idées réalistes et solides.

Il suffit de lire la page 7 du programme adéquiste pour s'apercevoir que l'ADQ ne propose rien de concret ni de véritablement nouveau. Est-ce là un indice que Mario Dumont veut gagner des votes sans réellement s'engager, sachant qu'à un moment ou l'autre, il aura à changer son fusil d'épaule? Peut-être.

Quoi qu'il en soit, ce sera vraiment lors de la campagne et des débats que nous pourrons avoir une idée plus claire de qui est Mario Dumont — qui il est devenu depuis 2003 — et de quelles sont les solutions qu'il propose.

lundi 19 février 2007

Une autre dynamique

Cette fin de semaine, j'étais en camp scout avec des Castors, une branche qui accueille les enfants de 7 et 8 ans. Moi qui suis habitué avec les 12-14 ans, les Castors représentent une toute autre dynamique, différente également des Louveteaux (9-11 ans) que j'ai animés pendant trois ans avant de passer aux Éclaireurs.

Dynamique différente, mais pas moins intéressante. Ce n'est pas le groupe d'âge avec lequel je m'épanouirais en tant qu'animateur, mais je comprends un peu mieux maintenant pourquoi des adultes désirent animer cette branche durant de longues années. Même si je conçois tout le bien que peut apporter la branche Castor aux jeunes, je me questionne toujours sur le rôle que joue la présence de la branche Castor dans la baisse de membership des branches aînées, les Éclaireurs et les Pionniers.

Mais ça, c'est un débat qui anime le monde du scoutisme québécois depuis quelques années déjà.

L'UQÀM, quant à elle, ne semble pas changer de dynamique. Les lecteurs réguliers de ce blogue auront deviné que j'attends encore et toujours que l'administration de l'université fasse son travail. Ma troisième rencontre avec le bureau de l'aide financière n'a visiblement rien changé à mon état et le résultat scolaire que j'attends impatiemment n'est toujours pas comptabilisé.

J'ai la désagréable sensation que si j'étudiais à temps plein, tous mes problèmes seraient déjà réglés, tant du côté de l'UQÀM que du MEQ. Sur le site du Ministère, les étudiants à temps partiel sont carrément lésés, n'ayant pas accès aux mêmes outils que les étudiants à temps plein, dont le formulaire qui me permettrait d'apporter moi-même les changements à mon dossier. N'ayant pas accès à ce formule, je devrai rendre une autre visite au bureau de l'aide financière de l'UQÀM demain. J'ai cependant la ferme intention de ne pas quitter le bureau avant que le travail ne soit accompli cette fois.

Non mais, ça suffit, le niaisage!

vendredi 16 février 2007

L'école perd le contrôle

Au Québec, nous sommes témoins, ces derniers temps, de mesures disciplinaires questionnable dans nos écoles primaires et secondaires. Enfants cloisonnés, menottés, classe entière suspendue pour deux jours, etc. Le système scolaire québécois perd le contrôle, autant de ses professeurs que de ses étudiants.

J'étudie présentement l'histoire à l'UQÀM et le meilleur débouché pour moi serait d'enseigner l'histoire au secondaire. Le Québec vit une pénurie des professeurs dans cette matière — et dans plusieurs autres — et on recrute largement. Sans doute comme plusieurs autres, je préférais travailler comme plongeur dans un restaurant — ne pas y voir là un quelconque dénigrement du travail de plongeur — que de me retrouver face à une classe d'une trentaine d'adolescents. Je ne souhaiterais pas être professeur au primaire non plus.

L'élastique des professeurs s'est rompu. Je crois que plusieurs personnes sont à blâmer, ou du moins, devraient être invitées à réfléchir sur leur rôle dans la situation que vit présentement le système scolaire québécois.

J'ai le sentiment que les professeurs sont mal formés et qu'ils sont parachutés très rapidement dans des classes désordonnées. Quant aux plus anciens professeurs, je pense qu'ils doivent énormément se sentir désemparés, eux qui ont assisté, sans assistance, à la dégradation de la discipline collective. Je n'ai qu'à penser à mes professeurs du secondaire, qui avaient également enseigné à mes parents à une époque où les élèves vouvoyaient les professeurs.

Loin de moi l'idée de prôner le retour du vouvoiement à l'école, mais uniquement de démontrer que les plus anciens professeurs ont connu des types d'élèves aux antipodes.

Je pourrais accuser les parents d'avoir manqué de rigueur disciplinaire, mais ce serait beaucoup trop simple.

Prenons un autre exemple qui m'est personnel.

Ma mère m'a élevé à une époque durant laquelle on disait aux parents que les anciennes méthodes, celles avec lesquelles ils avaient été eux-mêmes élevés, n'étaient plus «correctes», sans pour autant leur donner de nouveaux outils, du moins des outils efficaces. Bien sûr, je n'accuse surtout pas ma mère de m'avoir mal élevé. Au contraire, je pense qu'elle y est plutôt bien parvenue, mais je peux affirmer aujourd'hui qu'elle ne l'a pas fait avec la même assurance, la même conviction que ses parents.

En m'impliquant au niveau du scoutisme, je rencontre régulièrement des parents d'enfants entre neuf et quatorze ans qui ont l'âge de mes propres parents. Je ne peux m'empêcher de croire alors que les parents des préadolescents et des adolescents d'aujourd'hui ont appris l'art d'être parent à l'intérieur d'une ère où la rigueur disciplinaire était démonisée.

Évidemment, en 2007, les spécialistes, et même des parents, commencent à répandre une philosophie parentale plus équilibrée, à mi-chemin entre l'inflexibilité irraisonnée de mes grands-parents et le laisser-aller négatif de mes parents. En parlant de mes grands-parents et mes parents, je fais allusion à leur génération, et non à eux directement. Mais cette nouvelle philosophie, donc, s'adresse davantage, ou est davantage à la portée, des tous nouveaux parents, ceux qui ont des enfants en deçà de cinq ou six ans.

Je pourrais ajouter à ma réflexion l'ingérence mutuelle que font les professeurs et les parents. Les premiers se mêlent souvent de ce qui se passe à la maison, pas toujours d'une façon positive, favorisant le clivage entre les parents et l'enfant. Les seconds ont envahi l'administration scolaire plus rapidement que Rome a envahi l'Orient, balisant une institution dont ils ne connaissent souvent trop peu les subtilités, empêchant ainsi les professeurs de faire efficacement leur travail.

Les professeurs ne sont pas à accuser, mais je pense qu'il ne faut pas non plus complètement les déresponsabiliser. Idem pour les parents. Le nœud du problème se trouve où, alors? Dans notre société en générale, qui, chaque jour, affiche et consomme de plus en plus de violence, alors que la notion de famille s'efface devant un individualisme convaincu? Dans nos gouvernements, qui abandonnent à eux-mêmes parents, professeurs et enfants?

Je réfléchi. Je ne prétends pas connaître le problème en profondeur et, malheureusement, je n'ai pas de solution miracle et standardisée.

Je crois que la réponse se trouve à l'intérieur de chacun de nous. Si nous fesions tous l'exercice de réfléchir quelques minutes pour identifier quel est notre responsabilité face à la situation et que nous travaillions à corriger uniquement la lacune s'appliquant à soi, peut-être parviendrions-nous à régler le problème. L'inaction personnelle face à un problème social évident peut être considérer comme une lacune, dans le sens où nous pouvons tous agir, même s'il ne s'agit pas explicitement d'un manque personnel à combler.


Je suis conscient que cette vision est largement utopique dans une société où il est plus facile d'accuser l'autre que d'admettre sa part de responsabilité et de passer à l'action.

Je ressemble à quelqu'un qui a peu de foi en l'humanité, mais celle-ci est passé e au travers de nombreux problèmes qui, à l'époque où ils sont survenus, apparaissaient insurmontables, alors j'ai encore espoir.

mercredi 14 février 2007

Converties à l'islam

Le 21 février prochain, l'émission Enjeux présentera un reportage sur des femmes, québécoises de souche, qui se sont converties à l'islam. Une émission qui risque fort d'être intéressante en ces temps où la ligne s'amincie dangereusement entre protéger les valeurs de bases du Québec et xénophobie.

L'histoire se répète?

Lors des élections présidentielles de 2000, George W. Bush déclarait à qui voulait bien l'entendre qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir en Irak. Deux ans plus tard, sous le prétexte que l'Irak disposait d'armes de destructions massives, Washington entamait une invasion qui a mené, à court terme, à la chute de Saddam Hussein, et à long terme, au charnier actuel.

Le 12 février dernier, George W. Bush essayait de convaincre le monde que les États-Unis ne planifiaient pas d'intervenir militairement en Iran (Reuters), une réponse à la déclaration du secrétaire à la défense, Robert Gates, qui affirmait 3 jours plus tôt que les États-Unis avaient des preuves que l'Iran fournissait les insurgés irakiens en armes (CNN).

Dans plusieurs médias américains, on rapporte aujourd'hui que le président Bush insiste en affirmant que l'Iran fournit des armes mortelles aux combattants irakiens. Tout comme en 2002, Washington ne peut démontrer qu'il a des raisons de croire que l'Iran fournit des armes en Irak, mais tout comme en 2002, Bush affirme: «I'm going to do something about it» (MSNBC).

Bush se défend toutefois de chercher un pétexte pour faire la guerre (Reuters), mais il compte bien défendre les troupes états-uniennes en Irak (Washington Post), les premières victimes des «armes iraniennes».

Peut-être suis-je paranoïaque, mais j'ai l'impression que 2002 se répète en 2007, excepté que l'Irak est remplacé par l'Iran.

Autres sources: USA Today; New York Times

Des changements nécessaires

Je viens de visiter le site des quatre principaux partis québécois: le Parti Québécois (PQ), le Parti libéral du Québec (PLQ), l'Action démocratique du Québec (ADQ) et Québec Solidaire (QS). Mon objectif était de voir où en était leur programme, car même si j'admets pencher du côté péquiste, j'aime bien m'informer de ce que les autres partis m'offrent en tant qu'électeur.

D'abord, le Parti Québécois offre un lourd document PDF (ici) de 138 pages et qui date du 25e congrès national du PQ... en juin 2005. Nulle part sur le site on offre un résumé des grandes valeurs péquistes. Je vais sûrement lire en diagonal le programme péquiste, mais je pense qu'il est nécessaire que le parti mette en ligne un format à jour et aminci de son programme.

Le PLQ est sans doute celui pour lequel il est le plus compliqué d'obtenir de l'informations. Le site offre bien une section sur les valeurs libérales, mais il suffit de ne lire que quelques lignes pour comprendre qu'en fait, le PLQ y présente son historique. Rien de très actuel non plus dans les documents fournis aux lecteurs en guise de programme, alors que les plus récents ne font que vanter les réussites du PLQ ces trois dernières années.


L'ADQ fait dans le plus récent avec son «plan A pour le Québec», un document PDF de 27 pages facile à lire et datant de décembre 2006. Sans doute à cause de sa jeunesse, le parti de Mario Dumont semble avoir compris que les électeurs ne veulent pas de longs discours abondamment beurrés, mais de moyennement courtes déclarations précises. Reste maintenant à savoir si le programme de l'ADQ contient quelque chose d'intéressant.

Finalement, Québec Solidaire fait également dans le court et le récent, offrant en guise de plate-forme un document PDF de seulement 10 pages, ce qui est trop peu. La section sur les déclarations de principe de QS nous informe un peu sur l'orientation de ce nouveau parti, sans toutefois être assez étoffée pour assurer un succès notable aux prochaines élections.

Lorsque Jean Charest déclenchera officiellement les élections, la plupart des médias se chargeront de tracer le portrait politique des principaux partis, un résumé qui ne peut cependant pas remplacer les plates-formes électorales des partis eux-mêmes.

Demain, je me lancerai dans la lecture des différents documents que j'ai téléchargés sur mon ordinateur et je reviendrai avec mon compte-rendu d'électeur, par opposition à un compte-rendu d'analyste professionnel.

mardi 13 février 2007

S'excuser de dire la vérité

Le candidat à l'investiture démocrate, Barak Obama, n'est pas seulement forcé d'arrêter de fumer afin d'augmenter ses chances, mais il doit également s'excuser de dire la vérité.

Obama a déclaré récemment que la vie des militaires tués en Irak ont été gaspillées. Fustigé de toutes parts, Obama se confond désormais en excuses. Ça me rappelle cet autre démocrate, John Kerry, qui avait déclaré:
You know, education, if you make the most of it, you study hard, you do your homework and you make an effort to be smart, you can do well. If you don't, you get stuck in Iraq. (Source)
Cette petite déclaration lui a probablement coûtée ses chances pour les élections de 2008. Pour lui et pour Obama, les mots utilisés n'étaient pas assez propres, même si les oreilles à qui ils s'adressaient étaient prêtes à recevoir la vérité qu'ils contenaient.

Or, aux États-Unis, pour un candidat à la présidence, le contenant prime sur le contenu. Cette folie de l'image le poursuivra durant sa présidence. Je n'ai qu'à penser aux états-uniens, qui ont cessé de respirer lorsque l'affaire Lewinski est apparue au grand jour. Pourtant, Bill Clinton demeure à ce jour l'un des présidents les plus appréciés par les états-uniens et après 6 ans de règne bushienne, plusieurs électeurs le regrettent.

Bref, les faits, les gestes et les paroles des candidats sont scrutés à la loupe et la marge d'erreur est très mince. Les candidats doivent être parfaits, ou du moins, démontrer qu'ils le sont devenus. Ce fut le cas de George W. Bush.

Au Québec, nous frôlons cette folie de l'image et cette phobie de la vérité. Les médias ont fait leurs choux gras lorsque Boisclair a participé à une capsule des Justiciers Masqués et la levée des boucliers fut vive lorsqu'il a déclaré que le PQ devait cesser le copinage avec les syndicats.

Jamais deux sans trois?

Ce midi, je me suis rendu au service de l'aide financière de l'UQÀM afin de savoir ce qu'il en était de ce fameux prêt que je n'ai toujours pas reçu. J'ai eu de la difficulté à retenir mon soupir lorsque la préposée m'informa qu'aucune nouvelle information n'avait été ajoutée à mon dossier, malgré mes deux visites antérieures.

La préposée d'aujourd'hui a procéder exactement de la même façon que les deux dernières fois. Comme les deux dernières fois, le service de l'aide financier n'est pas en mesure d'envoyer directement les informations au Ministère et comme les deux dernières fois, je dois attendre que quelque chose se passe. Un courriel ou un dépôt direct.

Jamais deux sans trois, dit-on. Et bien, j'espère que cette troisième fois sera la dernière, car bien que je ne sois rancunier envers personne, ma patience s'effrite.

lundi 12 février 2007

Une excellente série

La chaîne spécialisée Historia diffusait depuis le début de l'année une série documentaire sur l'Égypte antique à travers l'émission Mystères. La série s'attardait aux aventures de trois personnes: Jean-François Champollion, qui déchiffra les hiéroglyphes, Giovanni Belzoni, qui fit d'incroyables découvertes le long du Nil, et Howard Carter, qui découvrit la tombe de Toutankhamon, célèbre pour les nombreux tésors qu'elle recelait.

Malheureusement, à partir de la semaine prochaine, Historia diffusera une émission sur les «secrets derrières la Cène» de Leonardo Da Vinci. Je crois que c'est la rediffusion de la série Les Dossiers Da Vinci, qu'Historia avait diffusé lorsque le film de Ron Howard était sorti sur les écrans en mai 2006.

Je dis «malheureusement» parce que cette série était tout sauf scientifique et logique. C'est d'ailleurs le cas de la plupart des documentaires qui se penchent sur l'oeuvre de Leonardo Da Vinci en ayant comme base de recherches le Da Vinci Code de Dan Brown. Le pire est leur entêtement à considérer le Prieuré de Sion comme ayant réellement existé, ce qui est faux.

C'est triste que des efforts soient gaspillés sur de telles âneries.

Enfin

J'ai finalement obtenu une réponse de mon professeur (voir ici) et mon résultat devrait apparaître dès cette semaine sur mon relevé. Ne me restera plus qu'à régler cette histoire de prêt du Ministère, et même si cet obstacle à mon inscription à temps plein en septembre n'est pas insurmontable comme l'était une mention d'échec à mon relevé de notes, j'apprécierais beaucoup recevoir cet argent le plus tôt possible.

Quand même, je respire un peu mieux.

dimanche 11 février 2007

Mon blogue à Radio-Canada

Merci à Astidastineux d'avoir mentionné sur son blogue que Chroniques de Gradlon était passé à la télévision. C'est en faisant la tournée de mes blogues préférés que je suis tombé sur son billet, Olymel: la droite porcine, dans lequel il relate l'événement.

La chroniqueuse Sophie-Hélène Lebeuf s'est intéressée aux billets que les blogueurs ont rédigés, ou dessinés, comme ce fut le cas pour Ygrek, en réaction à la candidature péquiste de Bernard Drainville dans Marie-Victorin, nouvelle qui a défrayé démesurément les manchettes cette semaine. De sa tournée des blogues, Mme Lebeuf a choisi quelques billets pour sa chronique à l'émission Les Coulisses du Pouvoir, dont celui que j'ai rédigé et intitulé Désespérés?

En écrivant ce blogue, je ne cherche pas à être cité à la télévision, mais ça fait du bien, tout comme à chaque fois qu'Astidastineux me réfère dans l'un de ses billets.

Maintenant, veuillez m'accorder quelques secondes afin de m'assurer que ma tête passe encore dans le cadrage de porte...

30 secondes plus tard...

Oui, ma tête passe encore, ce qui signifie qu'elle n'a pas trop enflée [rires]. Un dernier merci à Astidastineux dont le billet, Jaloux et envieux de Bernard Drainville, m'a inspiré pour l'écriture de mon propre billet.

Sur le site des Coulisses du Pouvoir, en bas de la page, vous avez le lien vers les blogues cités ainsi que pour visionner un extrait vidéo de l'émission.

vendredi 9 février 2007

À surveiller

Vendredi 16 février à 21h00, sur les ondes de Radio-Canada, l'émission Zone Libre diffusera un documentaire sur la Haut Comissaire aux Droits de l'Homme de l'ONU, Louise Harbour.

J'ai un respect des plus profonds pour cette grande femme. Je ne serai malheureusement pas à la maison ce soir-là, mais mon magnétoscope — et oui, j'enregistre encore mes émissions sur un magnétoscope — est déjà programmé. Je ne veux surtout pas manquer ça.

Sur Cyberpresse

J'ai lu une opinion sur Cyberpresse qui démontre que parfois, les gens se prononcent sans savoir de quoi il parle. L'auteur d'une opinion sur les étudiants universitaires prétend qu'il n'en coûte que 120$ par année pour étudier à l'université. La réalité est toute autre, puisqu'il en coûte environ 1953$ par année (deux sessions de 4 mois chacune) uniquement en droits de scolarité.

Lorsque je serai à temps plein à partir de septembre 2007, je vais entièrement me consacrer à mes études. Il en coûte trop cher d'échouer pour que je prenne le risque. Je devrai habiter en résidence à raison 465$/mois (3720$/année), je devrai me nourrir à raison de 200$/mois (1600$/année), je devrai probablement me promener entre les universités montréalaises et donc me procurer une TRAM à 74.50$/mois (596$/année), mes frais connexes en matériel me coûteront au moins 250$/session (500$/année).

Faisons maintenant le calcul pour l'année:

1953.00$
+3720.00$
+1600.00$
+0596.00$
+0500.00$
=8369.00$

Pour la même année, je suis admissible à un prêt de 2440$ et une bourse de 5883$ par le Ministère de l'éducation. Je peux survivre et me concentrer sur mes études. Je devrai vivre comme un moine, c'est à dire cloitré, sans grandes possibilités de revenir à la maison familiale les fins de semaine ni de décompresser via une ou deux sorties au cinéma par moi.

Les étudiants qui se prononcent sur le dégel des frais de scolarités ne le font pas tous avec des intentions égoïstes.

En tentant de démontrer que l'argent n'est pas un obstacle aux études universitaires, Statistique Canada fait exactement le contraire. Selon SC, seulement 31% des jeunes de 19 ans issus de familles ayant un revenu inférieur à 40 000$ fréquentent l'université, contrairement à 50% des jeunes du même âge issus de familles ayant un revenu supérieur à 82 000$.

Dans le même article, on lit:
D'après l'étude, cet écart est attribuable à 84 % à des facteurs de long terme : notes scolaires, qualité de l'école secondaire, niveau d'études et attentes des parents. Les contraintes financières au moment d'entrer à l'université ne seraient responsables que pour 12 % de cet écart.

«Les familles à faible revenu, explique le chercheur, achètent souvent moins de livres, vont moins au musée, les parents insistent moins sur l'importance des études universitaires. Ce sont là des hypothèses pour expliquer que les jeunes de milieux défavorisés ont de moins bons résultats scolaires.»
On parle ici de «contraintes financières au moment d'entrer à l'université», alors qu'on aurait du dire «les frais de scolarités au moment d'entrer à l'université». En effet, les contraintes financières peuvent ne pas directement venir de l'université. Il est vrai que les frais de scolarité ne représentent pas l'obstacle principal au moment d'entrer à l'université, mais l'étude démontre que la plupart des jeunes issus de familles à faibles revenus ne se rendront même pas jusqu'à cet obstacle.

Tout est une question d'argent et même si les études primaires et secondaires sont gratuites, les activités périphériques favorisant la réussite scolaire ne le sont pas.

Lorsque l'étude explique que seulement 8.5% des jeunes ne fréquentent pas l'université en raison des frais de scolarités, Statistique Canada omet de mentionner le pourcentage des 91.5% autres répondants qui ignorent quels sont les frais de scolarités et les dépenses connexes.

La peur que la plupart des étudiants ont n'est pas de devoir sacrifier leur IPod, leur voiture ou autres jouets du genre. Leur peur, du moins c'est la mienne et je sens qu'elle est partagée pour beaucoup d'autres, c'est que la hausse des frais de scolarités n'entraînent pas également une hausse de l'aide financière et des mesures favorisants — et non contraignant à — la réussite.

Le système laisse à eux-mêmes les étudiants du primaire et du secondaire, on ne désire pas que cela se produise également au cégep ou à l'université.

Quebecor One Media

Quelqu'un devrait informer Pierre-Karl Péladeau que la Terre se porte mal en ce moment et que les zones forestières ont un besoin urgent d'être préservée.

Non content de faire de la convergence entre ses médias, Quebecor World Media consacre trois pleines pages de son quotidien vedette, le Journal de Montréal, pour placer l'entrevue que Myriam Bédard a accordée à l'animateur Denis Lévesque sur les ondes de TVA/LCN.

En p.4 et p.68, le quotidien nous ressert le même article relatant ce que Mme Bédard a confié à M. Lévesque. Le premier dans la section des nouvelles et le second, dans la section arts et spectacles. Finalement, le Journal nous colle une publicité pleine page (p.57) annonçant la télédiffusion de ladite entrevue.

Trois pages pleines pour la même et unique publicité! Bravo pour vos efforts environnementaux, M. Péladeau.

Quelqu'un ignore-t-il encore que Myriam Bédard a accordé une entrevue à Denis Lévesque?

jeudi 8 février 2007

Despérés?

Que se passe-t-il lorsqu'un chef de parti réussi un coup exceptionnel? Ses adversaires, aculés aux murs du désespoir, s'acharnent à décocher des flèches de coton sur le politicien ou sur sa réussite. Le politicien: André Boisclair. Le coup exceptionnel: recruter Bernard Drainville comme candidat dans Marie-Victorin. Les adversaires désespérés: les libéraux et les adéquistes. Les flèches de coton: accuser M. Drainville de manque d'éthique dans l'exercice de son travail journalistique.

Les péquistes savent que le temps presse et qu'il leur faut ajouter des éléments forts à leur «équipe de rêve». Ils sont allés chercher Pierre Curzi, ce qui était très bien, mais les péquistes savaient que s'ils parvenaient à convaincre M. Drainville à se lancer, ils allaient accumuler beaucoup de points. Bien sûr, ça ne plaît guère aux libéraux, dont le seul poids lourd est Philippe Couillard et dont les autres députés tombent comme feuille au vent dans l'estime des électeurs. Quant aux adéquistes, tout porte à croire qu'ils seront confrontés au même problème que les élections précédentes, soit être incapable de présenter un véritable candidat vedette, autre que Mario Dumont lui-même.

Je trouve que les flèches que les libéraux et les adéquistes tirent sur MM. Boisclair et Drainville sont de coton, car dans ma perception des choses, ils sont assez mal placés pour parler d'éthique professionnelle. Je considère que les libéraux ont manqué largement d'éthique en entérinant la vente du Mont Orford à des intérêts particuliers malgré le message clair envoyer par la population — dont ils sont tous au service — alors qu'eux-mêmes condamnaient les péquistes de ne pas avoir écouter l'appel de la population lors des fusions municipales. Ironiquement, l'un des premiers à décocher une flèche en direction de M. Drainville est le ministre du développement durable, de l'environnement et des parcs, Claude Béchard, lui-même au cœur de l'affaire du Mont Orford.

Pour les adéquistes, je considère que des quatre partis, ils sont les plus populistes et opportunistes. Leur chef, Mario Dumont, est parvenu à changer un questionnement populaire sur les accommodements déraisonnables en une véritable controverse qui frise la paranoïa, le tout dans le but de se faire du capital politique. Ça m'apparaît être un manque d'éthique parce qu'il s'agit de manipuler les sentiments de la population. De plus, nous avons vu avec les libéraux où ça mène de bâtir sa plateforme électoral sur des intentions populistes: vers d'inévitable manque d'éthique (encore l'exemple du Mont Orford).

Bernard Drainville a fait preuve d'une incroyable éthique professionnelle durant 18 ans, ce qui est impressionnant dans une époque où l'objectivité journalistique n'existe presque plus, malgré les bonnes intentions des journalistes. Dès le début, M. Drainville méritait, plus que la plupart de ses détracteurs, le bénéfice du doute.

Aujourd'hui, M. Drainville s'est expliqué et j'ai fait l'exercice de me mettre dans sa peau. Il arrive dans la vie qu'après une réflexion, on prend une décision qu'on croit être la bonne et durable. Puis, sans qu'on s'y attende, un événement se produit qui nous surprend, qui rouvre une réflexion que nous croyons close. Précipités, conscient que nous avons peut-être manqué quelque chose, nous changeons subitement notre décision.

Je pense que c'est ce qui s'est passé pour Bernard Drainville.

Est-ce qu'il aurait du laisser tomber la poussière après sa première décision, peut-être. Personnellement, je crois que cela n'aurais rien changé. J'ai vu une partie de l'entrevue qu'André Boisclair a accordée à Bernard Drainville samedi dernier et j'y ai vu la même objectivité habituelle du journaliste. Il y en a qui prétende qu'il a été objectif pour évité d'être taxé de manque d'objectivité, mais cette théorie est un non sens. L'important n'est pas de savoir pourquoi il est objectif; l'important, c'est qu'il le soit.

Malgré tout ça, les détracteurs réussiront à trouver des bibittes à Bernard Drainville comme un chien réussit toujours à trouver les «nonosses» enterrés dans la cours. Ne serait-il pas plus constructif pour tous d'attendre que M. Drainville se prononce sur les enjeux de la société Québécoise et ainsi avoir vraiment des raisons de commenter?

Finalement, je vous invite à voir le billet d'Astidastineux, lequel a mis le doigt sur le bobo des détracteurs de M. Drainville, ce qui m'a incité à me prononcer moi-même sur la question.

Un courriel au département

Après un second courriel infructueux, j'ai décidé de m'adresser directement au département d'histoire afin de savoir ce qu'il en était de ce résultat final qu'il me manque.

Pour ce qui est de mon prêt étudiant, il doit encore y avoir une information primordiale qui m'a échappée. Je n'aurai probablement pas le temps d'aller au service de l'aide financière aujourd'hui, mais si je n'ai rien reçu demain ou que mon dossier n'a pas évolué au MEQ, je n'aurai plus le choix que d'aller les "achaler" une troisième fois.

Est-ce que le dégel des frais de scolarités permettra de simplifier la vie des étudiants? Si oui, alors qu'on les dégèle sur-le-champs.

Un nouveau lien

Même s'il reste environ 21 mois avant les prochaines élections présidentielles américaines, la campagne est déjà commencée. La preuve? Les différents candidats ont déjà commencé à fouiller les gardes-robes de leurs adversaires afin d'y dénicher des squelettes.

Les 21 prochains moins risquent d'être particulièrement intéressants, pour peu qu'on s'intéresse — ce qui ne veux pas dire cautionner — à la politique américaine. C'est pourquoi je rajoute à ma liste un nouveau lien, celui menant au blogue médiatique de Richard Hétu, le correspondant à New York du journal La Presse. Le titre du blogue est Zoom sur les États-Unis, le blogue de Richard Hétu, mais je trouve plus simple d'uniquement l'identifier par le nom du chroniqueur.

Bonne lecture.

mardi 6 février 2007

Les plus courts sont les meilleurs

Je ne suis pas, mais vraiment pas, un fan de Richard Martineau. Aussi imbu que son copain franc tireur, Patrick Lagacé, il lui manque terriblement ce que ce dernier a plus souvent: des arguments viables. Même si je suis parfois d'accord avec l'opinion brute (la fin), je suis presque jamais d'accord avec son raisonnement (les moyens). Et plus ses papiers au Journal de Montréal et les billets de son blogue sont longs, plus ils m'apparaissent truffés d'inepties, ce qui nuit énormément à l'opinion brute.

Dans le cas de Martineau, les plus courts sont donc les meilleurs. J'ai retenu d'ailleurs deux billets de son blogue avec lesquels je suis particulièrement d'accord, peut-être parce qu'il s'est contenté d'exprimer l'opinion brute, sans exposer la logique derrière.

Dans le premier billet, concernant le changement de nom de l'Avenue du Parc, il constate que «la population peut changer les choses» et qu'il «faudrait peut-être descendre dans la rue pour des choses plus importantes que des détails de typonimie(sic)». Dans le second billet, il rapporte la décision d'un tribunal du Manitoba d'obliger une adolescente (15 ans) membre des Témoins de Jéhovah de recevoir une transfusion sanguine médicalement nécessaire, à quoi il ajoute: «Il était temps, bordel!».

Des billets courts et précis, dont la fin n'est pas affaiblie par les moyens. Pour ce qui est de l'emploi d'un terme inexistant, «typonimie», disons que la plupart des Québécois comprendront tout de même — et peut-être malheureusement — le fond du message.

Je ne la trouve pas drôle

Je vous expliquais en janvier que j'avais reçu l'une des deux notes finales que j'attendais pour la session d'automne. Aussi, j'attendais impatiemment la deuxième note ainsi que mon prêt étudiant. Et bien, presque deux semaines plus tard, je les attends tout aussi impatiemment.

Le MEQ a modifié mon dossier le 26 janvier et sept jours ouvrables plus tard, je n'ai toujours rien reçu. Quand à ma deuxième note, j'ai demandé par courriel ce qu'il en était et 6 jours ouvrables plus tard, je n'ai toujours pas reçu de réponse.

Je ne la trouve pas drôle.

D'abord, sur mon relevé de note apparaît un échec, ce qui est inconcevable en ce sens qu'avant les arrangements pris avec mon prof, il ne me manque que 2 points pour réussir le cours et que j'avais une possibilité d'aller chercher 40 points en remettant les travaux manquants. Je ne peux concevoir avoir rater à ce point lesdits travaux pour ne pas récolter au minimum les 2 points manquant à ma réussite.

Si cet échec n'est pas remplacé rapidement, je pourrai dire adieu à mon inscription à temps plein pour l'automne. Comme j'ai mis tous mes oeufs dans le même panier, par dépit et non par choix, les conséquences seraient assez négatives pour moi si je ne parviens pas à m'inscrire à TP pour septembre. La date limite de l'inscription est le 1er mars 2007.

Ensuite, je crains qu'il me faille régler mes dettes envers l'université avant de pouvoir procéder à mon inscription. Le seul moyen pour moi d'y parvenir est de recevoir mon prêt du Ministère. Je n'ai pas les moyens financiers de régler mes dettes avant le 1er mars.

Non, je ne la trouve vraiment pas drôle. Cela signifie que je passerai probablement toute la journée de mardi à parcourir l'université afin d'essayer d'avoir une idée de ce qui se passe peut-être.


lundi 5 février 2007

Démocrates versus Républicains (2)

Pour la deuxième partie de mon billet, je vais répondre à une autre question que m'a posée Radiocrochet:

Par contre , ce qui m'étonne c'est que les Démocrates étant plus près du "peuple " les Américains ont voté par deux fois républicain . Est-ce parce que comme vous le dites que les pauvres votent pour eux?
Et pourtant , on attribue plus volontiers l'adjectif "riches" aux Américains et non "pauvres"!
Donc , d'où vient cette majoriré qui vote républicain ?
Le beau rêve américain cache une toute autre réalité. 13% des États-uniens vivent avec moins de 1$ US par jour. Personnellement, je considère déjà que vivre avec seulement 10$ par jour, c'est vivre sous le seuil de la pauvreté. Ce n'est pas avec 300$ par mois qu'un États-unien peut vivre dignement. S'il y a près de 40 millions d'États-uniens qui vivent avec moins de 1$ par jour, il n'est pas difficile, même sans données précises, d'imaginer le nombre d'États-uniens vivant avec moins de 10$ par jour. Ce chiffre doit être énorme.

Mais mon qualificatif de «pauvre» servait surtout à différencier deux types d'électeurs: les cadres de grandes corporations (très riches) et les autres (moyennement et peu riches). Les premiers s'accoquinent plus aisément les Républicains alors que les autres (chefs de PME, salariés, etc.) se sentent plus interpellés par les Démocrates.

Lors de l'élection de 2000, ce sont les Démocrates d'Al Gore qui ont obtenus la majorité populaire, avec 48.4% des suffrages, contre 47.9% pour les Républicains. Ce sont les grands électeurs qui ont fait basculer le vote. Si Al Gore avait accepté l'aide de Bill Clinton pour sa campagne électorale, il est probable qu'il aurait également remporté les grands électeurs.

En 2004, les Républicains ont récolté 50.7% des suffrages contre 48.3% pour les Démocrates. Deux principales raisons expliquent ce changement entre 2000 et 2004: les attentats du 11 septembre 2001 et la faible performance du candidat démocrate, John Kerry, lors de la campagne électorale de 2004.

Il faut aussi tenir compte du lobbying religieux dans les états du sud. Les autorités chrétiennes des états du sud ont tout fait ces sept dernières années pour s'assurer que le vote de leurs nombreux fidèles aille aux Républicains. S'il est vrai que les Démocrates sont plus près du «peuple» (des moins riches), dans les états du sud, se sont les autorités religieuses qui soutiennent le «peuple» et qui gèrent leur existence jusque dans leur chambre à coucher.

Finalement, c'est surtout dans les états de l'ouest qu'on peut observer cette véritable différence entre les Démocrates et les Républicains. Les états du nord (couronne des Grands Lacs) est clairement plus démocrate et les états du sud (du Mississippi à l'Atlantique et du Tennessee au Golfe du Mexique) sont clairement républicains. Les états à l'ouest du Mississippi, à l'exception du Texas, sont moins catégoriques; plusieurs états ayant voté Démocrates en 1992 ont voté Républicains en 2000.

dimanche 4 février 2007

Démocrates versus Républicains (1)

Dans son dernier commentaire, Radiocrochet (M.C.) me demandait:
A cause de mes activités, je suis souvent appelée à "commenter" ce qui se passe aux Etats-Unis et j'ai du mal à différencier les deux partis "républicain" et "démocrate" , selon votre analyse , ,ils ont l'air de se confondre "un tantinet"!
Où est la grande différence?
La seule réponse que je peux vous fournir, M.C., est celle d'un Québécois qui observe ce qui se passe de l'autre côté de la frontière.

Avant tout, il faut comprendre que les États-Unis demeurent un pays conservateur et qu'une observation des mœurs politiques états-uniennes ne seraient être «juste» sans en tenir compte.

En théorie, les Républicains sont conservateurs, donc de droite, et les Démocrates sont progressistes, donc de gauche. En réalité, les Républicains s'inscrivent généralement tous à droite, alors que les Démocrates se tiennent au centre, avec des membres des deux côtés.

La plus grande différence qu'on peut observer est la suivante: les Républicains encouragent l'individualisme alors que les Démocrates encouragent le collectivisme. Ceci explique pourquoi les Républicains sont favorables à une décentralisation des pouvoirs et les Démocrates, à une centralisation des pouvoirs.

Les Républicains prônent de plus grandes libertés personnelles, mais également de plus grandes responsabilités personnelles. Par exemple, seul l'individu choisit ou non de porter une arme, mais s'il commet un crime, on considère qu'il en est l'unique responsable. On observe cette philosophie dans certains états du sud où même des personnes gravement atteintes psychologiquement se retrouvent sur la chaise électrique. Pas de zones grises sur les libertés personnelles, pas de zones grises sur les conséquences.

Les Démocrates prônent une plus grande importance du fédéral, quitte à brimer certaines libertés personnelles. Par exemple, les Démocrates sont plus favorables à une forme de «fédéralisation» du système de santé, ce qui pourrait garantir à tous un accès égal aux soins de santé et aux médicaments, mais aussi leurs libertés, considérant qu'aux États-Unis, un homme riche est libre de passer devant un pauvre et ainsi désengorger le système public, redonnant une certaine liberté aux pauvres.

L'individualisme républicain s'inscrit aussi dans l'économie. L'individu est le seul acteur de sa réussite économique et afin de favoriser cette réussite, l'individu doit rencontre le moins de régulations possible. Les Démocrates, quant à eux, favorisent de plus importantes régulations afin d'aider les plus pauvres à améliorer leur situation économique. Ceci explique pourquoi les Républicains adorent le libre-échange alors que les Démocrates adoptent un comportement plus retissant à son égard.

Les différences se font sentir sur d'autres points.

Les Républicains sont en faveur du libre port d'armes, d'une exploitation forte du pétrole, de l'interventionnisme unilatéral, d'une intervention chrétienne dans la politique du pays, du libre choix des écoles en matière d'enseignement (prenons l'exemple du «Dessein intelligent»), de la peine capitale et de la torture. Ils sont contre les unions homosexuelles, l'avortement, le régime de santé public, les recherches sur les cellules souches et ils sont contre des mesures environnementales globales, préférant laisser aux états et aux corporations le soin de choisir eux-mêmes la nature de leur implication environnementale.

Les Démocrates sont en faveur d'un meilleur contrôle des armes, des sources d'énergies renouvelables, d'une plus grande laïcité politique, de l'avortement, d'un régime de santé public, des recherches sur les cellules souches et des mesures environnementales plus sévères. Ils sont contre l'interventionnisme unilatéral, l'intervention de la droite chrétienne dans les matières scolaires et la torture (même à des fins de sécurité nationale). Les Démocrates ne sont pas nécessairement contre la peine capitale, mais contrairement aux Républicains qui favorisent une forte répression, les Démocrates favorisent une forte prévention.

Les Démocrates sont divisés sur les unions homosexuelles, tout comme sur le fameux Patriot Act. Cet acte cause des différences au sein du parti sur la question du droit à la vie privée, que les Démocrates protègent habituellement. Si certains croient que ce droit est absolument inviolable, d'autres considèrent qu'en les circonstances (attentats du 11 septembre), l'inviolabilité n'est plus.

(à suivre)

vendredi 2 février 2007

Une image emboucanée de vérité

Ce n'est pas l'image la plus flatteuse pour le Canada, mais elle devient rapidement la plus réaliste et la plus symbolique. Parallèlement, Stephen Harper continue de prétendre que les objectifs de Kyoto sont «irréalistes», ce qui est malheureusement en train de devenir aussi vérace que la photo ci-dessus. En effet, tant que Harper chante le même refrain, les actions nécessaires ne sont pas prises et le point de non retour se rapproche dangereusement.

Pour le moment, Harper joue à l'autruche; il refuse de voir que Kyoto est encore un objectif atteignable. Très bientôt, cependant, Harper pourra sortir sa tête du sol et maintenir son discours, qui sera devenu, comme par enchantement, d'un grand réalisme.

Je suis très déçu que ce soit, en trop grande partie, grâce au Québec que les conservateurs d'Harper soient présentement à la tête du pays. En espérant que l'erreur ne se répétera pas lors des prochaines élections.

Source photo: Cyberpresse.ca

Smokin' Aces

Il y a des ces films que ni la critique ni les cinéphiles n'apprécient à leur juste valeur. C'est le cas de Coup Fumant, version québécoise de Smokin' Aces. RottenTomatoes.com calcule que seulement 26% des critiques professionnels ont apprécié Smokin' Aces, alors que les 72 internautes ayant, à ce jour, coté le film sur le site Cinéma Montréal ne lui accordent que 69%.

Il est vrai que Smokin' Aces ne s'adresse pas à un large public. Son seul véritable défaut, et qui cause probablement sa perte, est son intrigue mal expliquée et, lorsqu'on l'a comprise, assez tirée par les cheveux.

Sa plus grande qualité? Smokin' Aces est une dynamite de talents. Commençons par la surprise: Alicia Keys. Rares sont les chanteuses qui réussissent bien le passage du micro à la caméra. Beyoncé Knowles est l'une des rares à avoir prouvé qu'elle était aussi talentueuse sur un plateau de cinéma que sur une scène. D'autres ont aisément démontré que leurs talents se limitent à la scène, dont Britney Spears, Mariah Carey et Jessica Simpson. Alicia Keys appartient davantage à la catégorie de Beyoncé Knowles qu'à celle de Britney Spears. Sans transcender l'écran, elle offre une bonne performance qui se solidifie dans le dernier tiers du film, alors que son personnage se retrouve au milieu de l'enfer.

Smokin' Aces permet également à Ryan Reynolds de ranger au placard son image du comédien à l'humour juvénile qu'il traîne depuis Van Wilder (2002). Reynolds apparaît principalement en compagnie de deux vétérans à qui il vole aisément la vedette: Andy Garcia et Ray Liotta. Tout comme Alicia Keys, c'est surtout dans le dernier tiers du film que Reynolds parvient à étaler son talent d'acteur, alors que son personnage se retrouve au coeur d'une intrigue complexe qu'il peine à comprendre et, surtout, à accepter.

La plupart des acteurs et actrices rendent justice à leur personnage, sans nécessairement crever l'écran ni avoir réellement l'opportunité de pousser leur jeu au maximum. Outre Garcia et Liotta, je pense à Martin Henderson, Chris Pine, Taraji Henson, Tommy Flanagan et le rappeur Common. En fait, le seul dont la performance est très moyenne, c'est celle de Ben Affleck. Elle se rapproche, sans l'atteindre, heureusement, davantage de son médiocre Larry Gigli (Gigli — 2003) que de son excellent George Reeves dans Hollywoodland (2006).

Maintenant, la cerise sur le sundae: Jeremy Piven. Les cinéphiles ont depuis longtemps pris connaissance des talents comiques de Piven à travers ses rôles de soutien dans des comédies sentimentales (Chasing Liberty — 2004) ou plus humoristiques (Old School — 2003). Cependant, peu connaissaient ses talents dramatiques, probablement parce que ses rôles de soutien dans les quelques drames auxquels il a participés (Runaway Jury, Black Hawk Down, etc.) le limitaient davantage au niveau du jeu que les comédies.

Dans Smokin' Aces, Jeremy Piven a tout le loisir de démontrer son immense talent dramatique en incarnant merveilleusement une vedette qui se croit, qui se drogue et qui est tiraillé par l'univers mensongers qu'il a lui-même créé. Il est littéralement méconnaissable dans la peau de Buddy "Aces" Israel et sa performance atteint son apogée lors d'une courte scène dans la salle de bain, alors que son personnage est au sommet de sa vulnérabilité.

Le film recèle plusieurs autres qualités, comme l'humour. Chaque apparition des frères Tremor (Chris Pine, Kevin Durand et Maury Sterling) donne lieu à de l'humour disjoncté alors que dans le premier tiers du film, le personnage joué par Taraji Henson lâche quelques bonnes répliques. Le film contient une bonne dose d'action, même si plusieurs lui en voudront de presque toute la concentrer dans le dernier tiers, alors que les deux premiers sont essentiellement consacrés à installer les personnages et les pièces de l'intrigue. Enfin, le film n'est pas dénué de drame, alors que plusieurs personnages sont mis à rudes épreuves à partir des deux tiers, à l'exception de Buddy Israel qui, lui, est mise à rudes épreuves presque tout au long du film.

J'ai deux grandes passions dans ma vie: l'histoire et le cinéma. J'ai déjà griffonné des prémices scénaristiques, sans jamais aller plus loin que le premier acte. J'ai toujours quelques idées qui me trottent en têtes et qui ressortent selon le dernier film que je suis allé voir au cinéma. Toutefois, aucun film ne m'a autant donné le goût d'entreprendre pour de bon la rédaction d'un scénario que Smokin' Aces, même si d'excellents, voire d'incroyables films ont pris l'affiche ces dernières années. Je pense entre autre à The Lord of the Ring: The Return of the King, Sin City, Kill Bill et Mystic River.

Faut croire qu'on ne choisit pas ses sources de motivations!