mardi 30 janvier 2007

Ça cloche!

Il y a quelque chose qui cloche avec cette bannière; elle ne fit pas avec l'arrière plan. Cette configuration n'est définitivement pas... définitive! Je fais de test pour essayer de décorer le blogue, mais je veux qu'il reste tout de même simple, car plus c'est décoré, plus c'est long à télécharger, ce que je n'aime pas.

L'apparence de ce blogue devrait encore changer dans les prochains jours, voire les prochaines heures.

Paradoxe américain: les partis

L'histoire, passée et présente, des États-Unis peut se résumer en un mot: paradoxal. L'un de ses paradoxes concerne l'évolution des partis politiques américains.

Au début des États-Unis, deux partis politiques se luttaient la présidence: le Parti Fédéraliste et le Parti Républicain-démocrate. Précision: à cette époque, les deux partis étaient républicains, c'est à dire antimonarchique, tout comme les deux étaient des partis de droite.

Officiellement, les deux partis actuels sont nés d'un scindement en 1824 du Parti Républicain-démocrate. Les fédéralistes au sein du parti appuyaient le fédéraliste John Q. Adams, tandis que les anti-fédéralistes appuyaient Andrew Jackson. Adams occupant la maison blanche de 1825 à 1829, le parti conserva son nom, mais lorsque Jackson prit la présidence en 1829, les deux factions prirent deux noms distincts: le Parti Whig pour les fédéralistes et le Parti Démocrate pour les anti-fédéralistes.

En 1854, des fédéralistes mécontents des deux grands partis, le Whig et le Démocrate, formeront le Parti Républicain. Même si l'actuel parti de George W. Bush semble issu de plusieurs partis par ses membres, il est le direct descendant, par sa philosophie, du Parti Fédéraliste. En effet, c'est toujours l'aspect du fédéralisme qui mena à la création du Parti Républicain et on peut dire que les fédéralistes du camp Démocrate n'étaient que des Républicains dans le mauvais parti.

Donc, Parti Fédéraliste donnait Parti Républicain et le Parti Républicain-Démocrate donnait le Parti Démocrate.

Le Parti Fédéraliste était centralisateur, prônait une économie de type mercantile et industriel et sa philosophie le rapprochait davantage des riches que de la populace. Il était davantage associé au nord des États-Unis. Le Parti Républicain-Démocrate, lui, était en faveur d'une décentralisation des pouvoirs au profit des États (antifédéralisme), prônait une économie de type agraire et sa philosophie le rapprochait davantage du peuple général que des riches. Il était davantage associé au sud des États-Unis.

Plusieurs similitudes s'observent entre les partis d'origines et leur descendant, mais quelques différences notables également.

Le Parti Républicain (Fédéraliste) prône toujours une certaine économie mercantile et industrielle et se rapproche encore des riches, même s'il compte largement sur les pauvres pour se faire élire. Toutefois, le Parti Républicain est devenu le parti non-officiel du secteur agraire, représente aujourd'hui les États du sud et est devenu largement décentralisateur.

Le Parti Démocrate (Rép.-Démocrate) est toujours un parti dont la philosophie se concentre davantage sur le peuple que les riches. Cependant, le Parti Démocrate est aujourd'hui centralisateur, prône une philosophie de type industrielle (il est proche des ouvriers, des syndicats et des intellectuels), il est associé aux États du nord et aux États de l'ouest d'influence nordiste et est devenu un parti de gauche.

Il est intéressant également de noter l'évolution de l'ethnisme à travers les deux partis. Les Fédéralistes étaient d'abord des anti-esclavagistes tandis que les Rép.-Démocrates étaient des esclavagistes. Dans les années 1960, c'est pourtant un Démocrate qui se bat pour les droits civiques (J.F. Kennedy), alors que la droite sudiste représentée par les Républicains a maintenu, et maintient toujours, une forme de ségrégation. Ironiquement, depuis 2000, les afro-américains du sud se sont largement tournés vers les Républicains, pour des raisons essentiellement religieuses, alors que le parti incarne toujours la xénophobie américaine. Les Démocrates, quant à eux, bénéficient toujours de l'appui des ethnies européennes, moyenne-orientales et asiatiques.

Mon analyse est sommaire, puisqu'il émane surtout de mon cours d'introduction à l'histoire des États-Unis, mais je pense qu'il s'agit quand même d'une esquisse assez fidèle et intéressante de l'évolution des deux principaux partis politiques américains depuis 1787. Le Parti Démocrate est sans doute celui qui a l'histoire la plus paradoxale, mais le Parti Républicain n'est pas en reste de paradoxe, et l'un d'eux s'appelle Theodore Roosevelt, qu'on pourrait à la fois voir comme le dernier Républicain de type Fédéraliste et un homme étrangement progressiste (démocrate?) pour le Parti Républicain.

lundi 29 janvier 2007

Ben Laden, les ratés d'une traque

Voici le titre du reportage présenté à l'émission Les Grands Reportages, à RDI ce soir.

Ce reportage ne fait que confirmer ce que les gens allumés savent déjà: Washington n'a pas fait le nécessaire pour capturer Oussama Ben Laden, et ce volontairement.

La tendance populaire veut que les É.-U. soient allés en Afghanistan uniquement pour avoir le contrôle du projet de l'oléoduc Trans-Afghan, et sans le démentir, le reportage propose une raison, parallèle ou distincte: la stabilité du Pakistan.

Il semblerait que le plus important pour les Américains est de maintenir une armée à l'intérieur d'un rayon de 10 minutes de vol de Téhéran (Iran) et d'Islamabad (Pakistan). Téhéran représente un danger évident pour les États-Unis, tandis qu'Islamabad est une puissance nucléaire dont l'appui à la croisade antiterroriste des États-Unis n'est pas coulé dans le béton.

Selon le reportage, capturer ou tuer Ben Laden impliquait d'affaiblir la stabilité du Pakistan, notamment en provoquant la rage d'une grande partie de la population pakistanaise, pour qui Ben Laden représente un véritable icône. Même si l'USAF pouvait atteindre Islamabad en 10 minutes, il n'était pas avantageux que leur position en Afghanistan soit menacée sur deux fronts: à l'ouest par l'Iran et à l'est par le Pakistan.

Les États-Unis auraient favorisé la fuite de Ben Laden et de ses sbires vers le Pakistan. Des militaires français affirment avoir tenu Ben Laden dans leur mire à deux reprises, en 2001 et 2003, mais que les ordres de l'abattre ne seraient jamais venus de la part de Washington. Toujours en 2001, une milice bien positionnée pour l'intercepter a vu son offre d'assistance aux Américains refusée par ceux-ci, facilitant davantage la fuite de Ben Laden vers le Pakistan. D'ailleurs, selon un général afghan, la tactique des Américains, lors d'une première attaque du refuge de Ben Laden, aurait été très — voir par là: inhabituellement — faible.

Finalement, depuis le début de l'arrivée de l'OTAN en Afghanistan, à aucun moment les moyens nécessaires pour intercepter des membres d'Al-Qaida n'auraient été fournis par l'OTAN qui, comme tous le savent, est mené d'une main de fer par les États-Unis.

Rien de surprenant ni de nouveau sur le fond, ce reportage démontre une fois de plus qu'il n'existe pas de nuance à faire concernant les objectifs américains en Afghanistan... ni ailleurs dans le monde.

Stéphane Dion à Pourquoi?

Ma soirée devant la télévision a commencé avec Pourquoi?, l'émission d'entrevue intelligente animée par Jean-Luc Mongrain. Cette semaine, il recevait le chef du PLC, Stéphane Dion. L'entrevue m'a permis de mieux connaître ce personnage, surtout réputé au Québec pour sa ferveur anti-souverainiste et très peu connu dans le RoC (Rest of Canada).

C'est un peu pas désespoir qu'en fin de 2006, j'étais content que le PLC se soit trouvé un chef. Les élections étant inévitables en 2007, le seul parti assez populaire pour empêcher une réélection des conservateurs se devaient d'avoir un chef pour mener une éventuelle campagne électorale. Lorsque M. Dion est devenu le chef du PLC, je n'étais pas certain qu'il incarnait le leadership nécessaire pour guider les troupes libérales à une victoire électorale, mais l'homme que j'ai entendu s'exprimer ce soir m'apparaît en être amplement capable.

Stéphane Dion est un homme intelligent, tout les Québécois le savent, et il l'est encore plus que ses deux prédécesseurs, Jean Chrétien et Paul Martin. Il est également plus habile pour exprimer ses idées, ce qui est un large atout. Ce que j'ai surtout aimé de lui ce soir, c'est son réalisme. Stéphane Dion est terre-à-terre, et ce qui est intéressant, il ne souffre pas de fausse modestie. Il l'a dit lui-même ce soir:
Pour être en politique, il faut un gros égo et une grosse modestie. Il faut avoir un assez gros égo pour croire que nos idées sont les meilleures et que nous sommes l'homme de la situation, mais assez de modestie pour admettre qu'on ne peut y arriver seul.
Si M. Dion garde cette mentalité en tête, il pourrait bien être capable de tenir le PLC en un seul morceau — bon, Wajid Khan a fait défection, mais c'était tout à l'avantage des libéraux de le voir partir — ce qui est essentiel s'il espère gagner les prochaines élections fédérales.

Stéphane Dion deviendra certainement un adversaire de taille du projet souverainiste s'il devient premier ministre du Canada, mais d'un point de vu purement fédéral, il incarne peut-être le salut du pays à la feuille d'érable sur la scène internationale, autant du point de vue de l'image que du pragmatisme canadien.

dimanche 28 janvier 2007

Priorités du CRTC

Plutôt que d'accorder des licences à des canaux de télévision destinées aux 0-3 ans comme s'il s'agissait de bonbons d'halloween, le CRTC devrait interdire l'utilisation de sirène — police, ambulance, pompiers — dans les publicités radiophoniques.

C'est vraiment stressant d'être au volant de sa voiture et de chercher nerveusement d'où provient l'ambulance avant de t'apercevoir qu'elle vient de tes haut-parleurs!

Soirée stressante

Je trouve incroyable la faculté que j'ai de stresser facilement, du moins si je me compare à beaucoup d'autres.

D'abord, j'achète un billet au cinéma et je retire en même temps 10$ par Interac. Je me présente à la concession alimentaire, ma facture monte à 8$, donc je fouille dans mes poches pour sortir les 10$ que j'ai retirés précédemment.

Je ne les trouve pas.

Je scrute le comptoir et le plancher autour de moi, ainsi que le chemin parcouru entre la billetterie et la concession (un court chemin), mais rien. Je retourne voir celle qui m'a vendu le billet et lui demande si elle m'a bien remis les 10$ supplémentaires. Elle vérifie sa caisse, mais pas assez longtemps pour pouvoir déterminer le montant dedans, et me donne 10$.

En me dirigeant vers la concession pour payer ma commande, j'entends un autre employé du cinéma dire à la préposée de la billetterie: «Qu'est-ce que tu vas faire s'il te manque 10$ dans ta caisse à soir [pour le closing]?» Mais c'est qu'il vient de me stresser, ce gars là! Et si effectivement, elle m'avait donné les premiers 10$, que je l'avais (le billet de 10$) échappé au sol et qu'un(e) abruti(e), plutôt que de me le remettre, en avait profité pour le mettre dans ses poches, ça voudrait dire qu'au bout du compte, l'employée des billets m'auraient donné 20$.

Mais moi, je ne suis pas capable de me dire que si elle avait un quelconque doute, c'était à elle de ne pas me refiler le "deuxième" 10$. Alors j'ai angoissé. Je n'aimerais pas que cette employée soit dans la merde à cause de moi. Heureusement que le film que je suis allé voir, Coup fumant (Smokin' Aces), était assez divertissant pour me changer les idées... au moins durant les 2 heures qu'il a duré.

Journée en plein air

Aujourd'hui, le groupe scout dans lequel j'anime organisait une «Fête des neiges» pour toute la famille, sur le terrain même du local scout. Bien que l'envie de me lever ce matin pour aller y passer la journée était totalement absente, j'ai réuni juste assez de courage pour sortir du lit et m'y rendre.

Si l'intention du groupe était de mener le Carnaval de Québec à la faillite, je pourrais affirmer que l'échec est flagrant, mais l'objectif n'était que d'inviter les familles à venir passer du bon temps dehors grâce à quelques activités organisées par le groupe. J'affirme donc qu'il s'agit d'un demi réussite.

La plupart des activités n'étaient pas assez motivantes pour faire sortir les gens de chez eux un dimanche matin. La raquette dans le bois, alors que les invités étaient des résidants d'un village de campagne, et du ballon-ballet? Pas très accrocheur. Heureusement, les gens se sont rattrapés avec le feu, autour duquel les plus frileux (des adultes) s'accumulaient, ainsi qu'avec le concours de sculpture de neige, qui a été l'activité la plus populaire chez les jeunes.

Même si la journée ne bénéficiait pas d'une organisation à tout casser — les organisateurs ont quand même travaillé très fort — ceux qui y étaient, à commencer par moi-même, semblèrent bien content d'avoir passé une journée en plein air, respirant à plein poumon l'atmosphère pure — du moins, plus que Montréal et sa tentaculaire banlieue — et se laissant dorloter par les rayons d'un soleil assez chaud.

Pour reprendre une expression québecoise: ça va bien dormir à soir!

samedi 27 janvier 2007

Une bonne série

Il y a un mois, j'exprimais le contentement que j'avais de savoir que la série Grey's Anatomy allait être diffusée en français sur les ondes de Radio-Canada. Ça fait maintenant trois semaines que j'écoute avec intérêt la série, livrée en double chaque samedi.

Le moins que je puisse dire, c'est que mes attentes n'ont pas été déçues. Avec une distribution comprenant Sandra Oh, Isaiah Washington et Patrick Dempsey, je n'étais pas surpris que Grey's Anatomy soit l'émission numéro un aux États-Unis, mais la qualité du scénario, l'attitude sympathique des personnages très humains et un je-ne-sais-quoi m'apparaissent être grandement responsable de cet immense succès.

J'ai déjà hâte à samedi prochain, alors que les épisodes 7 et 8 de la première saison seront en onde. Théoriquement, la première saison se termine après 9 épisodes, alors j'ignore si dans deux semaines, la diffusion sur Radio-Canada sera terminée où si la direction enchaînera immédiatement avec la deuxième saison.

vendredi 26 janvier 2007

Le jeu en vaut la chandelle

Je vous ai parlé, dans de précédents billets, que mes professeurs de la session d'automne m'avaient donné la chance d'augmenter mes résultats et ce, même si la session était théoriquement terminée. Et bien, le jeu en aura valu la chandelle, puisque pour l'un de ces cours, j'ai reçu mon résultat final. J'ai obtenu A-, le meilleur résultat que j'ai obtenu depuis le début de mes études universitaires, il y a un an. Si ce résultat est une (heureuse) surprise, c'est sans surprise qu'il concerne mon cours d'introduction à l'histoire de l'Antiquité, celui pour lequel j'avais véritablement craqué et qui m'avais poussé à choisir un cours sur la Rome antique pour la présente session.

J'attends maintenant avec impatience le résultat de mon deuxième cours de la session d'automne... ainsi que mon prêt du MEQ pour la présente session.

mardi 23 janvier 2007

Décret Royal (deuxième partie)

Dans la première partie, je me suis concentré sur les différentes réactions, surtout canadiennes et québécoises, sur les paroles de Ségolène Royal, candidate aux prochaines élections présidentielles de 2007, en France. Mais moi, personnellement, qu'est-ce que j'en pense?

Étant souverainiste moi-même, je reçois favorablement les propos de Mme Royal sur la souveraineté québécoise. À l'instar de quelques commentaires que j'ai lus suite au billet de Patrick Lagacé sur son blogue, je ne crois pas que le Québec doive aller chercher la bénédiction de quiconque, y compris la France, pour devenir indépendant. Je considère en effet qu'il s'agit d'un droit acquis; si le Québec décide démocratiquement de faire la souveraineté, aucun état du monde n'aura rien à redire... que ça lui plaise ou non. Ceci dit, même si en théorie, seuls les Québécois peuvent décider de leur souveraineté, en pratique, une reconnaissance internationale facilitera énormément la construction du nouvel état Québécois. Dans cette perspective, avoir des sympatisants parmi les grands états de ce monde serait très avantageux.

Toutefois, il ne faut surtout pas s'emballer d'une telle déclaration. Ce que dit Mme Royal aujourd'hui et la position qu'elle prendra si elle devient présidente peuvent être deux choses absolument différentes. Demandez-le à Jacques Chirac, qui fut sympatisant souverainiste un jour et défenseur du fédéralisme canadien le lendemain. Si Mme Royal devient présidente, elle sera confrontée à des enjeux économiques et politiques qui la feront peut-être basculer.

Nos députés fédéraux et fédéralistes accusent Mme Royal de faire preuve d'ingérence dans les affaires démocratiques du Canada. Plusieurs souverainistes en font autant, peut-être par impartialité — ils n'aimeraient pas, en effet, qu'un candidat étranger prône l'union canadienne — peut-être par peur que la France (je parle du gouvernement, pas du peuple français) cache un projet d'annexion du Québec après une éventuelle dépendance (c'est de la paranoïa), peut-être parce qu'ils considèrent que si la France se permet de pencher d'un côté, elle se permettra de pencher de l'autre. Personnellement, tant qu'un étranger n'injectera pas des fonds en faveur d'un parti ou de l'autre (souverainiste ou fédéraliste), je n'y vois pas la moindre ingérence. Pas plus que je n'y voyais d'ingérence lorsque Bill Clinton se déclarait en faveur d'un Canada uni, ce qui changerait si j'apprenais que les États-Unis étaient financièrement impliqués dans le Scandale des commandites.

Je ne suis pas complètement indifférent aux propos de Mme Royal, mais je lui accorde peu d'incidence sur la vie politique québécoise et canadienne, ainsi que sur l'image que le projet souveraniste québécois projète au reste du monde.


D'un côté purement stratégique, je dirais que Mme Royal a probablement commis un erreur en se prononçant de la sorte sur la politique d'un pays tiers. Il semble que cela soit légion pour Mme Royal, si j'en crois plusieurs commentaires lus sur la toile française.

Il est vrai que Mme Royal ne s'y connaît en rien en matière de politique Canadienne et Québécoise et qu'en politique, lorsque tu ignores, tu te tais. Dans un monde gouverné par l'économie, tu ne vas pas non plus encourager la sécession d'une partie d'un état dont tu es un partenaire commercial. Stratégie de peu d'incidence lorsque tu n'es que candidat à la présidentielle, mais dangereuse lorsque tu devient président. Finalement, ce qui est peut-être inquiétant, c'est qu'autant de «bourdes» — je ne suis pas assez connaissant de la politique française pour me prononcer sur les bourdes en question — peuvent trahir non seulement une certaine incompétence du candidat, mais des conseillers derrière le candidat; conseillers qui auraient, évidemment, des postes clés dans l'administration si le candidat remporte les élections. Quel image de la France donnerait un tel gouvernement d'incompétants?

Pour l'instant, la France n'est pas mieux ni moins bien perçue par les Canadiens et les Québécois qu'elle l'était avant. Elle reste un état avec lequel une majorité de Canadiens et de Québécois partagent des valeurs, qui peuvent changer selon qu'on est canadien ou québécois.

En terminant, autant les Français souhaitent que Mme Royal s'occupe davantage des préoccupations spécifiques aux Français, autant je souhaite que les Canadiens et les Québécois, leurs chefs politiques et leurs médias se concentrent maintenant sur les enjeux spécifiques au Canada et au Québec plutôt qu'à l'opinion d'une française sur la souveraineté québécoise.

P.S.: Bien que je sois souverainiste et me considérant d'abord Québécois, je suis également quelqu'un qui a reçu une certaine éducation en matière de rédaction. C'est pourquoi je mets toujours les termes relatifs au Canada devant ceux relatifs au Québec. Ce n'est qu'une question d'ordre alphabétique, une règle de rédaction des listes que j'ai appris au secondaire.

Décret Royal (première partie)

D'accord, le titre était très facile, mais je l'aimais. À la question d'un journaliste sur ce qu'elle pensait de la souveraineté du Québec, la candidate aux présidentielles françaises a répondu:

«Elles sont conformes aux valeurs qui nous sont communes, c'est-à-dire la souveraineté et la liberté du Québec, je pense que le rayonnement du Québec et la place qu'il occupe dans le coeur des Français vont dans ce sens».

Ces propos font évidemment les choux gras des éditorialistes canadiens et québécois, ainsi que des blogueurs, sans compter évidemment les différents acteurs politiques. Sur son blogue, Richard Martineau critique surtout André Boisclair, lui demandant bien se qu'il fait à courtiser les candidats aux présidentielles français alors que lui-même n'est pas encore premier ministre, que les élections ne sont pas encore déclenchées au Québec et que la souveraineté est encore très hypothétique. Martineau a l'air de donner une série d'arguments pour démontrer que Boisclair met «la charrue devant les bœufs», alors qu'en réalité, il s'agit d'une liste tournant autour d'un seul argument de faible qualité.

Dans l'histoire, rares sont les militants qui ont milité en faveur de la souveraineté de leur région alors que ladite souveraineté était déjà acquise. Pour reprendre l'expression de Martineau contre lui: «allo !»; si la souveraineté était acquise, alors pourquoi Boisclair devrait-il sentir le besoin de la vendre au reste du monde? Ensuite, même si André Boisclair n'est pas encore premier ministre du Québec, il est d'abord et avant tout un militant souverainiste. C'est son travail, non pas de premier ministre, mais de chef du Parti Québécois, de diffuser dans le monde l'idée souverainiste québécoise et de recueillir des appuis. Je considère que ces deux précédents points rendent futile le fait que les élections provinciales ne sont encore qu'éventuelles.

Le comble du papier de Richard Martineau, c'est que pour en rajouter, il lâche que Boisclair n'a pas participé au débat de TVA — et il précise que celui-ci a été regardé par un million de personnes — alors qu'il a eu le temps de participer à un sketch des Justiciers Masqués dans la période des fêtes. Franchement, pas très subtil comme publicité.

De son côté, Michel C. Auger, réputé commentateur politique du quotidien La Presse, trace un rapprochement entre Ségolène Royal et André Boisclair: celui d'accumuler les gaffes. Il explique que Mme Royal n'a pas employé les mots justes, c'est à dire ceux qui auraient été interprétés comme de la sympathie envers le Québec sans apparaître comme de l'ingérence, et que les précisions apportées par Mme Royal le lendemain étaient malheureusement trop tard. Ce que j'aime de Michel C. Auger, du moins du temps que je lisais ses papiers dans le Journal de Montréal, c'est qu'il aborde le sujet d'un point de vue uniquement politique et non partisane. Ici, il se contente d'expliquer l'erreur «politique» qu'a commise Mme. Royale.

Chez nos politiciens fédéraux, Stephen Harper a déclaré que «l'expérience enseigne qu'il est tout à fait inapproprié pour un leader étranger de se mêler des affaires démocratiques d'un autre pays». Tout ça vient d'un homme qui se mêle allégrement et aveuglément des affaires démocratiques d'Israël (et des territoires palestiniens qui s'y trouvent) et qui commet une «bourde politique» en donnant des leçons de morale à la Chine. Dans ce dernier cas, ce qui est reproché à M. Harper n'est pas tant d'avoir défendu le respect des droits de l'homme en Chine, mais à l'instar de Mme Royal, d'avoir manqué de tact diplomatique.

Quant à Stéphane Dion, chef du Parti Libéral du Canada et de l'opposition en chambre, il a simplement déclaré qu'«on ne s'ingère pas dans les affaires d'un pays ami, on ne souhaite pas le démantèlement d'un pays ami». Pour la première partie de sa déclaration, je pourrais reprocher à M. Dion la même chose qu'à M. Harper, mais la deuxième partie, quant à elle, est d'une extrême logique et lui insuffle un peu de cohérence, ce qui manque entièrement dans le cas d'Harper. Je suis peut-être souverainiste, j'admets qu'on ne souhaite pas le démantèlement d'un pays ami... du moins, pas publiquement.

Les médias Français exploitent également la «bourde» de Mme Royal. Le Nouvel Obs indique que la «droite conspue, la gauche approuve», le Libération titre «Royal: la polémique enfle sur le Québec» et France2 indique que la «presse québécoise a alimenté la polémique en expliquant que Ségolène Royal s'est déclarée favorable à la souveraineté du Québec». Les trois sites renferment des centaines de commentaires d'internautes que je prendrai le temps de parcourir plus tard.

Les médias du Canada anglais ne sont pas en reste. Le National Post, le Globe and Mail, le Toronto Star et la plupart des autres médias ne font que redire ce que nous savons déjà. Même des médias internationaux (outre ceux de la France) en parlent: Fox News écrit «Segolene Royal made another blunder in international affairs?», le Kansas City Star (eh oui !) se contente de rappeler les événements et le San Francisco Gate insère l'incident parmi les nombreuses gaffes de Mme Royal en politique étrangère. Ces deux derniers médias utilisent deux articles standards employés par plusieurs autres médias.

Finalement, il est intéressant d'observer la réaction d'un Français habitant Montréal sur le blog Montréal à moi.

À suivre...

lundi 22 janvier 2007

Gendron contre Gendron

Belle façon pour l'émission Tout le monde en parle de débuter la nouvelle année. Je dois admettre que je ne l'écoutais plus avant les fêtes parce que les invités m'interpellaient moins, mais ce soir, c'était très intéressant, à commencer par le premier invité: Julien Poulin.

Bien que je considère qu'il n'avait absolument aucun compte à rendre sur l'affaire du drapeau du Hezbollah, Poulin a livré ses explications sur les événements. Je me doutais bien qu'au moment où toute cette histoire a éclaté dans les médias, tout devait être sorti de son contexte et grossièrement dépeint de façon à créer la sensation. Poulin est un grand sociable qui échange avec tout le monde et l'instant d'une photo, il a échangé son drapeau au fleurdelisé avec celui, du Hezbollah, d'une bande de jeunes qui se trouvaient à ses côtés par hasard. Il avait procédé de cette façon toute la journée avec ceux qui l'approchaient, alors c'est par automatisme qu'il a répété le geste malgré le drapeau dont il était question cette fois-là.

Tout ça pour ça!

Je dois admettre que j'étais sceptique face à la logique de Julien Poulin, car j'ai que très peu de considération -- je ne parle pas ici de respect, mais plutôt de crédit -- pour son grand ami, le plutôt inepte Pierre Falardeau. Même si je partage beaucoup de point de vue avec Falardeau, et c'est pourquoi je le respecte tout de même, sa logique est similaire à celle, très paralysée, de George W. Bush et la droite chrétienne américaine: si tu n'es pas avec moi, alors tu es contre moi. J'ai très peu de déférence pour ce genre de philosophie dans laquelle la zone grise n'existe pas. D'ailleurs, l'«aide» que Falardeau a apporté à son chum Poulin à la suite de l'incident du drapeau a plutôt nuit à ce dernier que l'aider.

Ce soir, Julien Poulin a gagné mon estime. Il m'est apparu plus posé, plus ouvert et plus sympathique que Falardeau. Il a exposé son côté très humain, ce que Falardeau fait aussi, mais dans son cas, ça ressemble davantage à de l'apitoiement. Ce qui m'a surtout plu de l'intervention de Julien Poulin, c'est qu'il a exactement mis le doigt sur le bobo: la quête, très américaine, de sensationnalisme de nos médias. Cette quête a transformé un banal échange en un faux scandale.

Le deuxième invité était le maire d'Huntingdon, Stéphane Gendron, dont j'avais rédigé un billet sur son congédiement à la barre de l'Avocat et le diable, de TQS. Gendron a montré toute la modération dont il est capable -- il en souvent fait la preuve à la radio et à la télévision, mais bien sûr, ce ne sont pas les moments que LCN aime montrer en boucle à son bulletin -- et a démontré qu'il pouvait jeter un regard critique sur ses propres actions, dont le ridicule torchage auquel il s'était adonné avec sa convocation par le barreau du Québec.

J'ai été particulièrement ému lorsqu'il a raconté avoir passé une période suicidaire vers la fin de 2004 et début 2005, alors qu'il se battait pour remettre sa ville sur les rails après la fermeture des usines qui maintenaient Huntingdon en vie. On peut reprocher beaucoup de chose à Stéphane Gendron, mais il faut reconnaître que cet homme a soutenu l'avenir de toute une ville sur ses épaules, ce que peu de maires peuvent affirmer. Jean Drapeau a beau avoir mis Montréal sur le planisphère, il n'avait pas la survie de la ville entre les mains.

Finalement, j'ai adoré l'intervention du journaliste de Radio-Canada, Guy Gendron, qui a fait un excellent et troublant reportage sur l'exploitation des sables bitumineux de l'Alberta. C'est également lui qui a couvert le conflit israélo-libanais de juillet 2006 et qui a également exploré le conflit israélo-palestinien des deux côtés. C'est la partie que j'ai préférée de son intervention, car il est venu remettre les pendules à l'heure concernant le perpétuel affrontement entre Israël et la Palestine, expliquant que ce conflit revêt une complexité qu'on peine à clairement cerner, nous occidentaux.

C'est dans cette veine qu'il a déclaré qu'il était trop facile et exagéré de comparer Israël aux nazis d'Hitler, tel que l'a fait, et continue à le faire, le maire Stéphane Gendron. Ce dernier à maintes fois dit qu'Israël était les nazis d'aujourd'hui. S'en est suivi un échange, non pas seulement à deux, mais à trois: les deux Gendron et Victoria Abril. Contrairement à Patrick Lagacé, qui écrit sur son blogue que Guy Gendron « a gagné le set, le match et le point avec une phrase. Très calmement, très posément, sans lever la voix ni rien, il a rappelé ceci: « Il n'y a pas de chambre à gaz à Gaza », je pense que le résultat est plutôt nul.

Guy Gendron a bien raison en disant que le conflit israélo-palestinien est très complexe, qu'il est abominable des deux côtés et que de faire le parallèle entre Israël et nazisme est exagéré. Toutefois, Stéphane Gendron et Victoria Abril lui ont rappelé que Israël est un pays moderne, dont l'équipement sophistiqué et le contexte de sa création lui impose la retenue et la diplomatie, ce à quoi il refuse obstinément de ce soumettre, alors que les Palestiniens été délogés de leur territoire et en sont réduis à affronter Israël avec des pierres et des roquettes (contrairement aux missiles radioguidés d'Israël). Le maire Gendron en rajoute en indiquant que les chambres à gaz causaient des morts relativement rapide -- il ne faut pas y voir un désir d'attendrir l'image des nazis -- alors que les Palestiniens meurent plus lentement.

Les arguments de Stéphane Gendron et Victoria Abril n'atténuent en rien ceux de Guy Gendron, mais ceux de ce dernier ne permettent pas non plus de déclarer un vainqueur. La seule conclusion qu'on peut tirer de cet «affrontement», c'est que le conflit israélo-palestinien a des proportions inconcevables au 21e siècle et que le problème ne pourra jamais être réglé tant qu'il restera des états dans ce monde pour pencher d'un côté de la balance.

Voilà le genre d'exemplaire de Tout le monde en parle que j'aime.

dimanche 21 janvier 2007

Quelques mots

Comme je n'ai pas écrit beaucoup cette semaine, je prends quelques minutes en fin de semaine pour glisser quelques mots sur les derniers jours.

D'abord, tous mes travaux en retard de la session dernière sont remis et ce n'est plus qu'une question de jours avant que mes résultats finaux soient comptabilisés. J'ai bien hâte, car selon la documentation fournie à l'UQÀM, j'ai jusqu'au premier mars pour déposer ma demande d'admission à temps plein pour l'automne 2007; j'attends cette opportunité depuis 1 an et je ne veux surtout pas passer à côté. Disons que j'en ai ma claque des études à temps partiel et je veux mordicus entrer à temps plein en septembre.

Mardi, je suis allé au service de l'aide financière afin de faire mettre à jour mes informations concernant les prêts étudiants. En novembre, quand j'ai rempli ma demande de prêt, je n'avais signalé que mes cours de l'automne, sans savoir qu'il fallait que je prévoie également mes cours de l'hiver. Comme je ne pouvais plus rien modifier à partir de mon dossier électronique, il a bien fallu que j'use mes fonds de culottes dans la salle d'attente de l'aide financière. Mais bon, je devrais recevoir mon prêt durant la prochaine semaine, au montant juste assez élevé pour payer mes frais d'inscriptions et mes livres.

Cette semaine, je suis arrivé en retard à mon cours sur les É-U car je n'avais pas prévu la congestion routière engendrée par les travaux sur l'autoroute que j'emprunte habituellement. J'ai manqué près de la moitié du cours, donc tout ce qui se rattachait à l'arrivée des premiers colons britanniques en Amérique. Tout de même, j'ai eu le temps d'en apprendre sur les événements qui ont mené à la révolution américaine; des événements principalement d'ordres économiques, le tout transformé en quête de la liberté par une poignée d'hommes bien parlants qui avaient tous des avantages économiques à ce que les États-Unis se séparent de la Grande-Bretagne. Cette dernière n'est cependant pas assez exhaustive pour expliquer toutes les coutures de ce palpitant épisode de l'histoire américaine.

Je suis arrivé en avance pour mon cours sur la Rome antique. À l'instar des États-Unis, nous en sommes encore aux premiers balbutiements de l'histoire romaine, mais quels balbutiements! D'abord, il est intéressant de voir comment le mythe et la réalité se côtoient dans l'histoire des premiers siècles de Rome, de sa fondation jusqu'au début de la république. Les sources littéraires dont les historiens disposent sont des œuvres de Romains dans lesquels le remodelage à des fins de propagandes se mêle à des éléments plus tangibles. Rome aurait bel et bien été fondé vers la mi-VIIe siècle av. J.-C., mais sûrement pas par deux frères élevés par une louve! Nous avons également vu la complexe ification populaire des Romains: par bagage génétique (famille), par richesse foncière, par positionnement géographique, par le rôle dans le système politique romain. Dès les débuts de la république, il est possible d'observer l'obsession des Romains pour l'ordre et l'organisation.


Voilà pour la semaine qui s'est terminé il y a quelques minutes (pour le Québec).

mardi 16 janvier 2007

Le sondage Léger Marketing

J'ai mis la main sur le document de Léger Marketing concernant sa «Grande enquête sur la tolérance au Québec», disponible en format PDF sur le site de Léger Marketing et ici. Je vais donc partager encore plus mes impressions sur ce sondage. Notez que pour les besoins du billet, j'emploierai le qualificatif Québécois pour les Québécois de souches.

  • Les Arabes seraient les moins bien perçus chez les Québécois (toutes cultures confondues). Je remarque d'abord que la question comptait 3 choix de réponses et que dans le tableau des résultats, seulement 2 apparaissent. Je ne suis pas surpris non plus que les Juifs apparaissent être seulement 33% à avoir une bonne opinion des Arabes, mais je suis un peu étonné de voir qu'ironiquement, ils seraient seulement 47% a avoir une mauvaise opinion, comparativement aux Européens (45%) et aux Autres (51%). Ce qui serait susceptible d'étonner les Juifs, c'est que les Arabes ne seraient pas ceux qui ont la moins bonne opinion des Juifs, mais plutôt les Asiatiques! [p.5]
  • Les Juifs seraient ceux qui sont les moins nombreux à avoir une bonne opinion des francophones québécois de souche (70%) et les plus nombreux à en avoir une mauvaise opinion (19%). Les québécois francophones de souche penchent généralement pour la Palestine et le Liban dans le conflit qui les opposent à Israël, alors je me permets d'en déduire que ce serait la raison de ces résultats. Je ne comprends cependant pas pourquoi les Asiatiques auraient également une moins bonne opinion des québécois francophones de souches. Dans les résultats globaux, je constate que francophones et anglophones seraient appréciés semblablement, mais qu'au sein des communautés, les anglophones semblent être apprécié de façon uniforme. [p.6]
  • En observant le graphique de la page 7, je remarque que les membres des communautés culturelles se considèreraient généralement moins racistes que les Québécois. La différence est marginale pour la plupart des réponses, à l'exception de «pas du tout raciste», où 9% séparaient les Québécois des communautés ethniques. Ce résultat laisse place à de multiples interprétations, à commencer par la définition du racisme. Je pense que les membres de comm. culturelles sont un peu plus isolationnistes, aux limites indifférentes aux Québécois, ce qui peut être perçu comme une forme de raciste que certains ne voient pas. Ce n'est qu'une impression, pas une certitude.
  • Il semblerait qu'à l'extérieur de la maison, très peu de Québécois verraient d'un mauvais œil d'être en contact avec des membres de comm. culturelles. Ces membres peuvent être le médecin, le chauffeur de taxi, le voisin et le supérieur immédiat d'un Québécois, mais pas son époux ou épouses. Je pense qu'il serait erroné d'y voir là du racisme ou quoi que ce soit du genre. Au pire, cela pourrait montrer qu'à l'intérieur d'une même province, les gens peuvent être très isolés. Quoiqu'il en soit, je pense que cela voudrait simplement dire que dans l'intimité, les gens sont plus à l'aise avec des gens de même origines culturelles qu'eux, peu importe la culture en question. [p.8]
  • En page 9, je remarque que seulement 28% voteraient pour un Premier ministre d'une autre origine culturelle que la leur. Petite omission de Léger Marketing: mentionner si la question n'a été posée qu'à des Québécois ou à l'ensemble de la population. Je pense que cela reflète la méconnaissance des cultures entre elles. Par exemple, plusieurs Québécois ne savent pas si les membres des communautés culturelles partagent les valeurs qu'ils (Québécois) considèrent essentielles, alors que certains croient savoir que non. Quant à moi, je pense que je serais plus à l'aise de voter pour un candidat féminin que masculin s'il provient d'une communauté culturelle, car je crois que celles-ci sont celles qui gagneraient le plus à conserver les valeurs fondamentales du Québec. Je suis cependant ouvert à ce que n'importe qui me prouve le contraire; j'en serais heureux.
  • Finalement, en page 10, il semblerait que 16% des Québécois et 14% des membres de comm. culturelles croient qu'il existe des «races» plus douées que d'autres. Comme le mot doué est très large, je trouve difficile d'en tirer une quelconque conclusion. Doué en quoi? En politique? En environnement? En technologique? En science? En art? En encore là, de quel art il est question? La question est biaisée du fait que chaque personne interrogée a été libre d'interpréter la question comme bon lui semblait à l'intérieur d'un large éventail de possibilités.

Pour le moment, Léger Marketing n'a publié sur son site que les premiers résultats de son «enquête» et la plupart des médias s'en tiennent pour le moment à ces résultats, excepté la version télévisée de TVA et LCN. D'ici vendredi, Léger Marketing devrait avoir publié tous les résultats. Il est à noter que j'aborde toujours les résultats au conditionnel, car je leur donne peu de foi et j'ai fait cet exercice pour le plaisir de donner mon point de vue.

Quoiqu'il en soit, je pense qu'il serait intéressant, autant au primaire qu'au seconde, de tenir des cours d'apprentissage culturel. Non pas des cours sur les autres religions, car une religion n'est pas toujours le principal facteur définissant une communauté culturelle. Ces cours ne devraient évidemment pas être spécifiques à chaque communauté. Les Québécois de souche devraient recevoir des cours sur la culture Québécoise, de façon à être capable de se mettre en perspective par rapport aux autres communautés... être capable de se regarder dans le miroir. Cela vaut évidemment pour toutes les communautés culturelles du Québec.

Les Québécois, un peuple raciste?

Voilà un sujet qui fait couler bien de l'encre électronique depuis dimanche, à la suite des résultats d'un sondage sur le racisme au Québec mené par Léger Marketing pour le compte du Journal de Montréal, de TVA et du 98,5 FM. Voici les résultats:

En faisant le très facile calcul 1%+15%+43%, on arrive à l'impressionnant chiffre de 59% qui «se considère raciste». Comme on peut s'y attendre de toute enquête menée par les médias de Québécor, le Journal de Montréal a titré: «Constat troublant». Le constat troublant, c'est de voir jusqu'où le JdeM est capable d'aller dans la présentation de nouvelles bidons.

Les Québécois sont-ils racistes? D'abord, qu'est-ce qu'un raciste? Selon Marie McAndrew, de l'Université de Montréal, le racisme est une «attitude de supériorité d'intelligence». Il y a plusieurs domaines dans lesquels les Québécois pensent être en tête, comme n'importe quelle nation. L'intelligence ne fait pas parti de ces domaines. Mme McAndrew rappelle la différence entre le racisme et la xénophobie, qui est «la peur de l'étranger». Ça, je crois que les Québécois, dans une proportion de peut-être 10-15%, le sont vraiment. C'est souvent à cause de l'éducation qu'ils ont reçue ou de ce que les médias véhiculent que ces gens vivent dans l'ignorance des autres ethnies et/ou confessions.

Je suis certain que parmi ceux qui se sont déclarés «moyennement» et «faiblement» racistes, plusieurs ne sont que déroutés par ce qui se passe, non seulement au Québec et au Canada, mais partout dans le monde. Ces gens se sont déclarés «racistes» parce que présentement, ils vivent des questionnements qui ne leur permettent pas, en toute conscience, de se déclarer «pas du tout» racistes.

Plusieurs se demandent comment se fait-il que les Noirs sont plus nombreux (toute proportion gardée) à finir à l'arrière d'une voiture de police. Plusieurs ne comprennent pas pourquoi des gens de confessions différentes fuient des pays répresseurs pour venir s'établir au Québec et demander une série d'accommodements, envoyant involontairement à leurs hôtes le message qu'ils ne désirent pas s'intégrer. Beaucoup de Québécois se posent des questions en voyant que le 11 septembre 2001, les attentats de Madrid, ceux de Londres et de Bali ont tous été commis par des personnes de confession musulmane.

Si on doit parler de xénophobie, alors je dirais que les Québécois ont peut-être peur que s'ils pratiquent ici trop d'éléments du mode de vie (et de pensée?) qu'ils avaient dans leur pays d'origine, les immigrants recréent involontairement l'atmosphère (je n'ai pas trouvé meilleur mot) oppresseur qu'ils ont fui en quittant cette terre natale. Connaissant le phénomène des gangs de rue, les Québécois ont probablement peur d'être un jour attaqués dans un bus ou que leurs enfants soit recrutés dans ce monde de violence et de prostitution.

Malgré tout, je pense que la plupart des Québécois sont capables de ne pas tomber dans le piège de la généralisation. Ils comprennent que les Noirs et les Latino-américains ne sont pas tous des criminels, que les Musulmans ne sont pas tous des fanatiques religieux qui n'aspirent qu'à détruire l'Occident, que tous les Juifs ne sont pas des isolationnistes qui exigent des accommodements à ne plus finir, etc. Je pense aussi que les communautés culturelles, qui ont également été interrogées par le sondage de Léger Marketing, sont capables d'interpréter raisonnablement les résultats dudit sondage.

Moi, je pense surtout que le Québec vit un moment important de son existe. Alors qu'il y a une cinquantaine d'année, la Belle Province se définissait par rapport au reste du Canada, aujourd'hui, alors qu'elle devient une terre de plus en plus cosmopolite, elle cherche à se définir par rapport aux étrangers qu'elle accueille. Je crois qu'il s'agit là d'un processus tout à fait légitime, et si chacun laisse ce processus se dérouler sans devenir paranoïaque, il ne pourra que conduire le Québec à devenir un endroit où il fait encore plus bon vivre pour tous. Par contre, si chacun essaie de bloquer ce processus en se laissant dominer par sa peur (autant celle des Québécois que des communautés culturelles), alors c'est vrai que le racisme et la xénophobie gagneront les Québécois, sans distinction pour leur nationalité et/ou leur confession.

Le Québec cherche à définir les droits et les valeurs qu'il veut immuables, des droits et des valeurs qui lui ont permi de devenir le magnifique endroit qu'il est. Il est vrai que pour la majorité des Québécois, ces droits et ces valeurs sont leur héritage culturel, mais c'est avant tout un profond désir de s'assurer que chacun puisse profiter de lois et de droits qui sont au-dessus de leurs origines et/ou confessions.

dimanche 14 janvier 2007

Reportage bâclé

En regardant LCN ce matin, je suis tombé sur un reportage effectué par J.E. sur la courtoisie à Montréal. Je suis de ceux qui pensent que les gens manquent de plus en plus de courtoisie, mais je pense également que le «test» de J.E. n'est pas le type de reportage susceptible de faire comprendre aux gens la situation. C'est même un reportage déplaisant à regarder. C'est dommage, parce que le sujet du reportage est très intéressant et d'actualité.

Peut-être que la journaliste Nathalie Roy est victime du format de son reportage, un «test» dont la durée en onde se limite à moins de huit minutes. On peut excuser alors le manque flagrant de recherches et d'objectivité, mais le temps ne pardonne pas la façon dont Mme Roy aborde les personnes qu'elle interroge. C'est peut-être uniquement moi, mais il me semble qu'elle agresse les gens qui n'osent pas venir en aide à sa complice, une femme que l'on met dans trois situations où la courtoisie serait de mise.

Ce que je trouve qu'il manque cruellement à ce reportage, c'est le «pourquoi». Pourquoi en 2007, les gens sont-ils moins courtois? Pourquoi de nos jours, ce sont les femmes qui semble démontrer le plus de courtoisie? Je dis «semble», parce que dans le reportage, c'est toujours une femme qui a besoin d'aide. On peut se poser la question suivante: et si on avait mis en scène un homme, lequel des deux sexes auraient été le plus courtois?

Je trouve que c'est très facile de dire que les Québécois sont impolis. Le véritable défi, c'est de trouver comment cette vague est née, car l'impolitesse n'est pas apparue par un claquement de doigts. Des personnes, à une certaine époque, ont décidé, consciemment ou non, que certaines formules de politesses ne seraient dorénavant plus séantes. Je pense que ces personnes ne font pas parti de la génération des moins de 30 ans, car ceux-ci semblent davantage suivre une vague engendrée par la génération qui les a précédé.

Enfin, c'est mon avis et, à l'instar de la reporter de J.E., je ne suis pas allé au fond des choses.

Pour voir le reportage, cliquez ici.

jeudi 11 janvier 2007

Un travail de terminé

Mardi soir, je me suis couché tôt afin de passer une belle nuit de sommeil et être frais et dispo pour faire mes travaux durant la journée de mercredi. Mais la matinée de mercredi ne s'est pas déroulée comme je l'espérais. Soyons franc, ça n'allait pas dans la maison, mais le pourquoi, je ne puis l'écrire sur ce blogue. Comme j'avais passé une nuit agitée et que je n'étais pas aussi énergique que je l'avais souhaité, je me suis recouché. Je n'en suis pas vraiment fier, mais je ne me sentais pas en mesure d'affronter les choses. Je ne suis pas du genre à les éviter non plus, mais j'aurais été incapable de faire le détachement nécessaire pour faire mes travaux. J'avais besoin d'accumuler plus d'énergie.

M'enfin, je me suis réveillé vers quinze heures mercredi. Dans la soirée, j'avais ma première réunion scoute de 2007. Elle s'est bien déroulée, même si les jeunes sont de nature énervée au retour des vacances. Ça fait six ans que j'anime les scouts et de mon expérience, il a toujours fallu une ou deux réunions au retour des vacances avant que la situation redevienne à la normale.

C'est donc vers vingt-trois heures hier soir que je me suis installé devant mon ordinateur pour faire mon travail. Mettre toutes les idées que j'avais en ordre m'est apparu plus compliqué que je l'avais imaginé. Toutefois, c'est surtout la mise en page qui m'a donné le plus de fil à retordre. Il m'a fallu du temps pour arriver à paginer mon document de façon à ce qu'elle commence à la deuxième page, que celle-ci soit identifiée par un «I» alors que toutes les autres devaient être identifiées par des chiffres.

J'ai terminé vers 4h30 HE ce matin et après la rédaction de ce message, je vais aller me coucher. Je sais qu'il me reste encore deux travaux à faire, mais j'ai également un cours ce soir et je veux être top shape, comme diraient les américains. Je devrais être en mesure de faire mes travaux dans la nuit de jeudi à vendredi et les envoyer à mon prof vendredi matin.

mardi 9 janvier 2007

Demain aussi sera chargé

Alors, j'ai suivi mon premier cours sur l'Introduction à l'histoire des États-Unis. La première idée qui m'est venue en voyant le professeur entrer dans la salle de classe a été qu'il devait être ennuyant. Ce n'était qu'un pur préjugé, probablement à cause de son complet taillé sur mesure et de sa cravate vert criard. Heureusement, il a immédiatement détendu l'atmosphère en déclarant que «le complet, c'est pour faire sérieux» et qu'il voulait «arriver avec le vrai habit d'historien: le veston de tweed avec des patches sur les coudes». Ouf! Il a le sens de l'humour. Je trouve que cela aide à intégrer la matière lorsqu'elle est pesante, en autant que l'humour du professeur ne se fasse pas au détriment de ladite matière. Ça ne semble pas être le cas pour mon prof d'histoire américaine.

Le cours a été plutôt bref, mais suffisamment long pour que le professeur puisse démontrer sa maîtrise de la matière et sa passion de la matière. Il s'est ouvertement déclaré «américaniste», sans pour autant manquer d'objectivité vis-à-vis l'histoire de ce pays, autant celle d'hier que celle qui se dessine aujourd'hui. Ses exigences pour les travaux me semblent plus élevées que ce que j'ai connu jusqu'à présent. Pourtant, ce cours en est un de niveau 1 (introduction), alors que j'ai déjà suivi 3 cours de niveau 2. M'enfin, le bon côté, c'est qu'avec l'histoire de États-Unis, je ne risque pas de manquer de sujets pour mes travaux!

Mon seul bémol présentement est le même que pour mon cours d'intro sur l'Antiquité la session dernière: beaucoup trop d'étudiants, et beaucoup trop qui ne sont pas inscrits en histoire. Heureusement, la classe va s'épurer durant les premières semaines, réduisant ainsi les risques de dérangements dus au manque d'intérêt.

Comme prévu ce matin, je suis allé à bibliothèque afin d'étoffer mon travail de session en retard. Content d'avoir trouvé ce que je cherchais. La phase rédaction d'un travail n'est pas la plus difficile pour moi; la longueur des messages sur ce blogue en témoigne! Malgré tout, la journée de demain devrait être aussi chargée que celle d'aujourd'hui, déplacements en moins. En effet, le professeur du second cours que je suivais à l'automne, et pour lequel j'ai sacrifié involontairement des travaux, m'a envoyé un courriel réclamant lesdits travaux au plus tôt. Ce ne sera rien de bien compliqué, mais je devrais quand même y passer la journée entière. Comme cela va améliorer mes résultats, je suis partant!

Dans quelques heures

Ça y est, dans quelques heures, je vais entrer dans la salle de classe pour mon premier cours sur l'Initiation à l'histoire des États-Unis. Aujourd'hui, ce sera une grosse journée. Mon cours n'est qu'à 9h30 HE, mais je veux être à l'UQÀM dès 8h30, car c'est l'heure à laquelle la bibliothèque.

J'avais expliqué dans un précédent billet que j'avais eu beaucoup de difficulté dans mes travaux pour la dernière session. Et bien, l'un de mes professeurs pour cette session m'a offert l'opportunité d'ajouter quelques points à mon résultat final, à condition que je profite du temps des fêtes pour pondre une dissertation. Je sais que j'ai réussi ma session (par la peau des fesses), mais ajouter quelques points ne fera pas de tord.

Je veux donc profiter de la journée d'aujourd'hui pour me rendre à la bibliothèque et recueillir quelques informations pour étoffer mon travail. Ça ne devrait pas être très long... à moins qu'au cours de mes lectures, une meilleure idée me vienne en tête — meilleure dans le sens où je pourrais pondre un travail plus complet — auquel cas je pourrais passer la journée entière, en dehors de mes trois heures de cours, à la bibliothèque.

J'en ai vraiment mon casque

Je commence à vraiment en avoir mon casque. Si par mégarde, je quitte la page de mon éditeur texte, je perds tout ce que j'ai écrit. C'est vraiment frustrant. Autant chez Blogger que Blog.com, lorsqu'on tente de quitter la page de l'éditeur texte, par mégarde ou intentionnellement, une fenêtre apparaît pour nous demander de confirmer. Ainsi, si nous avons appuyé par inadvertance sur une touche du clavier, nous pouvons limiter les dégâts. Pourquoi pas sur CanalBlog?

J'avais écrit ma revue de la journée, un texte plutôt long, et je n'ai pas envie de le réécrire!

Quand même, je vais remettre la citation que j'avais choisie pour terminer cette revue et qui cadre merveilleusement bien avec ce qui sera propablement l'enjeu le plus important de la prochaine campagne électorale fédérale: l'environnement.

«It seems to me that we all look at Nature too much, and live with her too little. Il me semble que nous regardons beaucoup trop la nature, et que nous vivons trop peu avec elle

Oscar Wilde.

lundi 8 janvier 2007

Enfin les flocons

D'accord, ce n'est pas la première tempête de neige que le Québec a connu depuis le début de la saison hivernale, mais la deuxième. Ce nombre ne serait pas si important n'eut été du fait qu'entre les deux tempêtes, le chaud climat qu'a connu la Belle Province avait presque tout fait fondre la neige. Sur mon terrain, la couche de neige ne dépassait pas trois centimètres hier, alors que dans les champs environnants, il n'y en avait plus du tout!

Heureux que tombent les flocons et que les ours puissent retourner dormir.

dimanche 7 janvier 2007

Remaniement naïf

Je viens de lire, sur le site de Cyberpresse, que le Québec «salue la nomination de Rona Ambrose» à la tête du ministère des Affaires intergouvernementales. Benoît Pelletier, notre version provinciale du poste qu'occupe désormais Rona Ambrose, souligne les quelques rapprochements entre celle-ci et le gouvernement du Québec, notamment sur la question du déséquilibre fiscal et de la «limitation du pouvoir fédéral de dépenser». Jusque là, ça va, mais lorsque M. Pelletier ajoute la question du «rayonnement du Québec à l'étranger», je ne suis pas certain que son collègue, le ministre Claude Béchard, soit d'accord.

M. Pelletier indique que Mme Ambrose est «très, très ouverte et sensible à la réalité des Québécois». C'est d'ailleurs cette ouverture qui a permis au Québec d'avoir une voix à l'UNESCO… et à M. Béchard de faire de la politique de couloir à la dernière conférence sur les changements climatiques à Nairobi. Quelle générosité de la part de Mme Ambrose. Il aura fallu finalement que la France prenne la parole pour le Québec lors de cette conférence. À ce propos, M. Pelletier prend la défense de Mme Ambrose en déclarant qu'elle «avait un dossier qui ne lui permettait pas d'illustrer son ouverture à l'égard du Québec.»

Et alors? Ce que Rona Ambrose a fait à Nairobi, et durant toute l'année qu'elle a passée à l'environnement, s'appelle «suivre la ligne du parti». Elle s'est faite remerciée pour ça, mais il serait naïf de croire qu'à l'avenir, Mme Ambrose ne suivra plus la ligne du parti lorsque la situation l'exigera. Elle s'est très bien que Stephen Harper vient de lui faire une fleur. Désormais, ce ne sera plus elle qui devra se faire lapidé à cause de la position environnementale du Parti conservateur. Dorénavant, ce sera John Baird qui se fera jeter les pierres. En réalité, s'il le faut, elle suivra à nouveau la ligne du parti, même si pour cela, elle devra à nouveau faire la sourde oreille aux «réalités des Québécois». Parions que si elle était favorable à une voix toute québécoise à l'UNESCO, c'est parce que la ligne du parti le lui permettait.

Heureusement pour elle, et probablement aussi pour les libéraux de Jean Charest, nous ne risquons pas de voir de nouveaux affrontements entre Mme Ambrose et le Québec au cours des prochains mois. Ça sent beaucoup trop les élections pour que les conservateurs fédéraux risquent davantage leurs sièges au Québec. Il ne reste plus qu'à espérer que la mémoire des Québécois ne flanchera pas d'ici le jour imminent de l'élection et qu'au moment de remplir leur bulletin, chacun se souviendra de Nairobi.

Et John Baird comme nouveau ministre de l'Environnement? Uniquement une tentative de séduction pré-électorale, à mon avis.

samedi 6 janvier 2007

Intéressant

En lisant le livre L'Empire romain, de Pierre Grimal, j'ai appris le sens que les Romains eux-mêmes donnaient au concept «d'empire». L'imperium romanum «était ressenti comme une mise en ordre voulue et garantie par le dieu du Capitole.» Cet imperium existait alors que Rome se limitait encore à l'enceinte de sa cité d'origine. Évidemment, les objectifs réels des conquêtes subséquentes de Rome n'étaient pas d'appliquer cette «mise en ordre» aux peuples voisins, mais la «civilisation» des peuples conquis devint une justification­. Lors des guerres, le chef de l'armée devenait «l'incarnation momentanée du dieu Jupiter.» Autrement dit, il était sa voix sur Terre et ses actes étaient assurément les désirs de Jupiter. Les victoires venaient «officialiser» le caractère divin du chef, alors que ses soldats l'acclamaient en lui donnant le titre d'imperator, que portait également Jupiter.

Résumons, mais surtout, vulgarisons. L'empire romain était la volonté de Dieu et les Romains répandaient cette volonté à travers le monde.

Ça ne rappelle pas quelque chose, ça? Moi, ça me rappelle un ti-cul du Texas qui croit fermement accomplir la volonté de son Dieu en répandant la «démocratie» américaine dans un quelconque pays pétrolifère du Moyen Orient. La seule différence, c'est que «l'arrivée» des Romains en territoire conquis amenait généralement la paix sur ledit territoire.

jeudi 4 janvier 2007

Nouveaux liens

Suite à son commentaire concernant mon dernier billet, je suis allé visiter le blog de Persée. J'aime particulièrement la première phrase qu'on peut y lire: "Et si on réfléchissait au lieu de tout avaler?".

J'ajoute également une nouvelle catégorie de liens consacrée uniquement à Wikiquote. Sous cette catégorie, deux liens: le premier vers la page francophone de Wikiquote et le second, vers la page anglophone.

Bonne navigation.