samedi 31 mars 2007

Reconnaître l'extrémisme

Je lis régulièrement, sur la blogosphère, des gens prétendre que l'ADQ est un parti d'extrême droite tandis que Québec Solidaire en est un d'extrême gauche. J'aimerais que ces personnes demandent à des réfugiés de l'ex-URSS si Québec Solidaire est extrémiste et aux réfugiés chiliens si l'ADQ est extrémiste. Notons que le Chili n'était pas gouverné par un parti, mais par un dictateur militaire dont les idéologies étaient d'extrême droite.

En général, on associe l'extrême gauche au communisme, même si ce ne sont pas tous les partis communismes qui peuvent être identifiés comme étant extrémistes. Les partis d'extrême gauche prônent l'intervention totale de l'état dans tous les domaines de la vie publique et privée dans le but d'abolir les classes sociales et de permettre à tous et chacun d'êtres égaux. Malgré tout, il se développe une minorité de gens pour se trouver au-dessus de toutes ces mesures et se sont généralement ces gens qui contrôlent le pays.

Actuellement, on peut considérer comme d'extrême gauche tous les gouvernements, mais pas tous les partis, communistes. La Chine, la Corée du Nord, Cuba et le Viêtnam ont des gouvernements d'extrême gauche. Il ne faut pas considérer tous les partis populistes, nationalistes, marxistes-léninistes et autres d'être d'extrême gauche. C'est pourquoi, actuellement, le Venezuela et la Russie, entre autre, ne sont pas considérés comme des pays ayant des gouvernements d'extrême gauche.

L'extrême droite est, quant à elle, associée davantage au fascisme et au nazisme. C'est le conservatisme au maximum. Les partis d'extrême droite remontent aux origines de l'état dans lequel ils se trouvent pour se définir, ce qui donne presque toujours des partis racistes, ethnocentristes, très religieux et homophobes. L'extrême droite ne croit pas en l'égalité des hommes et favorisent la loi du plus fort, autant au niveau économique et militaire.

Actuellement, il n'y a aucun pays qualifié d'extrême droite. Tout comme pour l'extrême gauche, il faut éviter les confusions. Des pays gouvernés par des partis antisémites ou intégristes (religion), entre autre, ne sont pas reconnus comme étant d'extrême droite. On dit tout au plus qu'ils sont gouvernés par des ultra conservateurs, comme l'Iran et le Soudan.

Dans les deux cas, un parti extrémiste au pouvoir s'organise pour le rester, soit de façon totalement illégale, soit en manipulant le peuple et les instances gouvernementales dans le but de se faire «donner» un pouvoir perpétuel.

Comme je suis très marginal (sarcasme) et que je respecte l'opinion d'autrui, je peux comprendre que la définition de l'extrémisme est plus relative que ce que peuvent en dire les experts et les bouquins d'histoires. Toutefois, présentement, il me semble que l'identification de l'ADQ ou de Québec Solidaire comme étant extrémiste apparaît davantage comme une argumentation désespérée que le fruit d'une véritable réflexion sur la plateforme de ces deux partis.

Pour le moment, il n'y a qu'un seul parti au Québec qui me semble être extrémiste et c'est le Parti communiste du Québec (gauche). C'est l'objectif de limiter l'accès au gouvernement à des partis et des organismes d'obédience socialiste qui fait sonner l'alarme de l'extrémisme dans ma tête. Je considère le Parti démocratie-chrétienne comme étant le plus radical à droite, mais pas extrémiste.

Québec Solidaire ne m'apparaît définitivement pas du centre, mais il n'est pas non plus des plus radicaux, au même titre que l'ADQ s'est montré fortement à droite durant les élections sans m'apparaître aussi radical que le PCC et les républicains américains.

mercredi 28 mars 2007

Il faut que je l'écrive

Il faut que je l'écrive: je trouve vraiment dommage le comportement de certaines personnes sur la blogosphère québécoise. Je ne donne pas plus de détails, mais c'est à cause de ces personnes que la modération (manuelle) des commentaires est activitée sur mon blogue. Ce n'est qu'une mesure préventive, car jusqu'à maintenant, je n'ai eu à rejeter aucun commentaire, car j'ai toujours eu de bons commentateurs.

À noter aussi que je ne mettrais jamais de liens vers le site web, dans ma liste de liens, des personnes dont je décrie le comportement ici. Ce billet ne s'adresse donc à aucun des auteurs des sites vers lesquels j'ai mis des liens.

Et maintenant? (deuxième partie)

(s.v.p, lisez la première partie d'abord)

Les Québécois, en tant qu'individus et électeurs, doivent aussi procéder à une réflexion sur eux-mêmes. Les souverainistes doivent d'abord se demander s'ils sont vraiment souverainistes, car beaucoup de souverainistes sont des fédéralistes portant un masque. Tous ceux qui attendent que le Québec soit prêt pour l'indépendance sont des fédéralistes qui se nient. Dans leur conception des choses, le Québec doit être fort et bien se porter avant d'accéder à la souveraineté. Or, si le Québec atteint un jour cet état de grâce à l'intérieur du Canada, le fédéralisme aura triomphé et la souveraineté n'aura plus sa raison d'être.

Les souverainistes purs et durs doivent accepter que ce n'est pas tous les Québécois qui sont aussi convaincus qu'eux et que les fédéralistes québécois ne sont pas nécessairement des ennemis. Gros travail en vue, mais nécessaire.

Les fédéralistes, généralement associés au PLQ, doivent s'ouvrir les yeux sur la réalité québécoise. Le Québec ne sera jamais une province comme les autres et chaque fois que le Québec manifestera sa différence à l'intérieur du Canada, les autres provinces chialeront. Tout comme les souverainistes, les fédéralistes devront rafraîchir les moyens qu'ils prennent pour défendre l'idée du Canada uni. Finalement, les fédéralistes devront prendre conscience qu'aucun parti ne pourra déclarer l'indépendance sans leur consentement et qu'ils peuvent donc voter pour un parti souverainiste sans avoir peur de procéder à un vote référendaire.

Est-ce nécessaire de dire que je suis contre l'idée d'élections référendaires?

Les néo-partisans adéquistes auront sans doute le plus gros effort d'introspection que tous les autres partisans, tout parti confondu. Je crois qu'une grande majorité des néo-partisans le sont devenus par mécontentement envers les vieux partis et non par adhésion réfléchie aux idées adéquistes. Parmi ceux-ci, plusieurs ont eu recours à la partisannerie aveugle et vilenie pour échapper au syndrome de l'isoloir, celui qui nous pousse à changer d'idée à la dernière minute dans le but de maintenir le statu quo.

Ces néo-partisans doivent maintenant s'assumer. Ils devront choisir s'ils veulent travailler à l'émancipation de l'ADQ ou s'ils veulent en réalité que les vieux partis reviennent rafraîchis aux prochaines élections afin de «revenir au bercail». La réponse à cette question est cruciale et se mentir à soi-même sera très mauvais, autant pour l'ADQ que les vieux partis. En effet, les néo-partisans du deuxième groupe devront comprendre que la «réforme» des vieux partis ne peut se faire sans leur «retour au bercail» dans les prochains mois et que de demeurer au sein de l'ADQ nuira aux véritables adéquistes, les adéquistes de convictions, qui souhaiteront, eux, bâtir un parti capable de gouverner.

Du même coup, tous les partisans des autres partis doivent se demander si l'ADQ ne répondrait pas mieux à leurs attentes. Cette réflexion va dans tous les sens. Le statu quo ne peut plus être maintenu et si les gens réalisent qu'ils sont finalement plus conservateurs, alors ils devraient joindre les rangs de l'ADQ plutôt que s'entêter à appuyer des formations qui n'attendent que leur départ pour se déplacer à gauche.

Enfin, tous les gens qui disent que la «go-gauche» a massacré le Québec et que le modèle «social-démocrate» québécois a échoué devront revoir leur histoire et leurs connaissances de la politique. La gauche n'a jamais soufflé sur le Québec de façon uniformément et les partis qui se prétendent de gauche n'ont pas vraiment respecté cette prétention depuis longtemps. Je dirais plutôt que depuis une vingtaine d'année, le Québec est libéral, donc plus à gauche qu'à droite, mais social-démocrate, pas vraiment.

Tous ceux qui démonisent la droite devront comprendre qu'au Québec, la droite ne saurait être totalement à l'image de la droite canadienne ou américaine. Ce n'est pas parce que la droite québécoise se manifeste que demain, les programmes environnementaux seront réduits, que le Québec appuiera la guerre en Irak et le bouclier anti-missile, que la torture deviendra un moyen d'interrogation banal, que le port d'arme deviendra plus accessibles, etc. Il faut laisser une chance à la droite, la vraie, de s'exprimer librement au Québec. On verra ce que ça donnera.

Éventuellement, il faudra passer à l'action. Ce sera la troisième phase. Ceux qui doivent changer de parti devront le faire, ceux qui doivent revenir à leur ancien parti doivent tout aussi le faire, et tous devront travailler à l'avancement du parti auquel on est idéologiquement rattaché.

La tentation de fermeture sera très grande dans les prochaines semaines. Québec et Montréal voudront se bouder mutuellement, tout comme le clivage entre Montréal et les régions tentera de s'agrandir, y incluant désormais la banlieue nord, les communautés ethniques seront attirées par le repli sur elles-mêmes alors qu'il sera plus facile pour les Québécois hors de la métropole de procéder à un nettoyage ethnique (philosophique, s'entend) plutôt que de faire l'effort de comprendre et d'accueillir les étrangers.

Les partisans de toute obédience seront séduits par l'idée d'affermir aveuglément leur appartenance à un parti et de maintenir cette fragile appartenance en calomniant les autres partis et partisans. Les gauchistes et les droitistes seront poussés à se diriger vers les pôles et de se lancer dans des campagnes de peurs qui n'aura pour seule conséquence de faire disparaître le centre.

Il faudra éviter de tomber dans ses pièges et faire ce que les Québécois n'ont pas fait depuis belle lurette: dialoguer. Vraiment dialoguer, pas chialer et avilir l'autre, mais tenter accepter les arguments logiques de l'autre, tenter de le comprendre et tout autant apprécier ses propres gains que les concessions de l'autre, ce qui ne peut arriver que si l'on fait des concessions nous-mêmes.

Quant à moi, j'ai déjà tourné la page sur la phase «c'est la catastrophe» et je suis présentement dans la phase d'observation. D'ici quelques semaines, je ferai l'exercice de réflexion honnête, humble et profonde que je suggère et lorsque j'aurai mes réponses, j'entreprendrai les actions nécessaires.

Comme toujours, je vais accepter les commentaires en exerçant très peu de censure. Seules les insultes, à mon endroit ou envers les autres commentateurs de ce blogue, seront rejetés. Notez que je considère comme une insulte toute atteinte à l'intelligence. Merci de votre compréhension.

Et maintenant? (première partie)

Les Québécois ont construit, le 26 mars, une structure politique où personne ne détient LE pouvoir, mais où tous détiennent DU pouvoir. La première phase en sera d'observation. La structure tiendra-t-elle ou serons-nous obligés de la reconstruire dans quelques mois? Comment les partis et les électeurs agiront devant cette nouvelle structure?

Sans arrêter d'observer, il nous faudra rapidement entrer dans une période de réflexion, laquelle sera totalement improductive sans la capacité des Québécois de voir la réalité en face, de cesser de se mentir à eux-mêmes. Ce sera la période la plus difficile, mais assurément la plus nécessaire.

Tous les partis, en tant qu'organismes, devront revoir leur structure et réfléchir sur leur idéologie. Aucun des partis ne peut maintenir son statu quo et tous les partis sont présentement dans une situation précaire, seules les raisons de leur précarité sont différentes.

Le PQ devra revoir la façon dont il aborde la souveraineté. Les Québécois ne veulent pas d'un processus référendaire dans de courts délais, mais je ne crois pas qu'ils aient renoncés à l'indépendance pour autant. Mais plus encore, le PQ devra un jour présenter un modèle de pays. Comment l'état va-t-il à jour aux lendemains d'une sécession? Beaucoup de souverainistes modérés cesseront de croire au projet souverainiste si le PQ est incapable de leur tracer un portrait juste et encourageant de «l'après référendum». Le PQ doit aussi réfléchir sur ses idéologies autres que l'indépendance.

Officiellement, le PQ est d'obédience sociale-démocrate, mais c'est quand la dernière fois que la social-démocratie a été pratiquée au Québec? Depuis Parizeau, le Parti Québécois valse entre une économie libérale et une vision conservatrice des enjeux sociales. Le parti ne s'est jamais totalement défait de ses vues sociale-démocrates, mais ce n'est que durant la campagne que le PQ est revenu légèrement à gauche. Je crois d'ailleurs que c'est davantage vers la gauche qu'il doit se diriger. Le PQ doit cesser d'être une copie carbone du PLQ dont la seule différence réside dans l'option souverainiste.

Le PQ est un peu la version québécoise du parti Démocrate américain. Il est officiellement à gauche, mais scindé en deux. La moitié des membres sont à droite, l'autre moitié est à gauche. Lentement, les démocrates américains diluent le volet conservateur du parti et c'est exactement ce que le PQ doit faire, quitte à forcer la naissance d'un troisième parti souverainiste situé à droite.

Le PLQ doit aussi s'ancrer sur la ligne politique. Certains croient que le parti reviendra vers la gauche lorsque Jean Charest quittera, emmenant avec lui la plupart de ses sbires issus du milieu conservateur fédéral. Moi, je crois que la place du PLQ est au centre, mais surtout pas de la façon dont il s'y situe présentement. Le PLQ maintient un semblant d'équilibre entre la gauche et la droite par l'adoption de politiques diamétralement opposées, mais toutes extrémistes. Le PLQ devrait plutôt recherché la modération à tous les niveaux, basé sur le modèle de nationalisme-fédéralisme qu'il offre aux Québécois.

À l'instar du PQ, le PLQ devra également se rajeunir, même si l'électorat, lui, vieilli et qu'il est plus politiquement rentable de s'accoquiner aux 50 ans et plus.

Le populisme a grandement profité à l'ADQ durant la campagne. Je ne dis pas que les autres partis n'ont pas usé de populisme, mais l'ADQ est le seul à l'avoir fait avec outrance et de façon creuse. Mais l'ADQ n'est pas un parti mauvais pour autant. Les analystes disent que les jours de Mario Dumont à la tête de l'ADQ sont comptés et je suis assez d'accord. Il n'est plus seul maintenant et le plus grand défi de l'ADQ est de construire un parti capable de gouverner.

L'ADQ fera face à de nouvelles réalités que les nouveaux députés adéquistes auront probablement plus de facilité que Dumont à accepter. Durant la campagne, l'ADQ s'est positionné radicalement à droite car il donnait à son parti l'image d'être complètement à l'opposé des vieux partis qui ont tant déçus les Québécois. Mais le Québec demeure quand-même généralement à gauche et si l'ADQ veut rallier plus de gens, il lui faudra évidemment le reconnaître.

Finalement, l'ADQ devra faire ses preuves à l'Assemblée. Mario Dumont sait très bien que le succès de l'ADQ repose présentement sur un profond sentiment de déceptions envers les vieux partis qu'à une véritable adhésion de l'électorat à ses idées. Lors des prochaines élections, se sera davantage sur l'habileté des députés et la faisabilité des idées de l'ADQ que les Québécois le jugeront.

P.S.: veuillez publier vos commentaires à la suite de la deuxième partie, même s'il s'agit de la première partie que vous souhaitez commenter. Merci.

mardi 27 mars 2007

Évidemment, j'aurai quelque chose à écrire

Le dépouillage est presque terminé et les résultats sont clairs: le PLQ forme un gouvernement minoritaire avec 48 sièges, l'ADQ forme l'opposition officielle avec 42 sièges et le PQ obtient la balance du pouvoir avec 36 sièges. Évidemment, j'aurai quelque chose à écrire là-dessus, mais il faut que je me lève à 6h00 demain matin pour aller à l'école, alors que publierai mon billet seulement mardi soir.

À bientôt

dimanche 25 mars 2007

Vingt heures électorales

Ma journée de demain sera consacrée presque totalement aux élections. Dès 8h00, je serai à l'emploi du DGE dans un bureau de vote et lorsque je terminerai mon chiffre, à 20h30, je me précipiterai chez moi pour suivre le dépouillement à la télévision. Je suis certain qu'à 23h59, les résultats finaux ne seront pas encore connus, alors je serai dans le bain électoral durant les deux derniers tiers de la journée de lundi, pour un total de 16 heures.

Le dépouillement risque d'être fort excitant.

vendredi 23 mars 2007

Raison 4.1

Sur son blogue, Louis dresse la liste des dix raisons pour lesquelles il votera pour le Parti Québécois le 26 mars prochain. Ses motivations ressemblent sensiblement aux miennes et, en ce qui me concerne, je dois faire un ajout à la raison #4 de Louis que voici:
«Parce que le PQ assure le gel des frais de scolarité. Augmenter ces frais, c’est augmenter le décrochage scolaire et augmenter la pauvreté. Boisclair a raison de faire de l’éducation sa priorité, et ce message me rejoint.»
Voici donc ma raison 4.1:
«Empêcher mon association étudiante de déclencher une grève générale illimitée à l'automne 2007 dans le but de protester contre le dégel des frais de scolarités.»
En septembre, ça fera deux ans que j'attends pour faire mon entrée à temps plein à l'UQÀM. Je suis dans la mi-vingtaine, donc je désire réaliser mon baccalauréat dans les délais les plus courts possibles. Bien que la question des frais de scolarités ne me laisse pas indifférent et que je souhaite être solidaire envers mes collègues étudiants, je n'ai pas envie de retarder ma graduation à une date aléatoire à cause d'une grève.

Je suis imparfait et parfois, je peux faire preuve d'un tel égoïsme.


24 mars 2007, mise à jour ici.

Mon choix

Mes problèmes d'Internet sont réglés à 50%.

Je devais faire un choix parmi deux options, dont l'une concernait directement mon avenir académique. Sûrement un autre désavantages d'avoir suivi un parcours scolaire marginal.

Enfin, pour le moment, j'ai un accès commuté, boosté par un accélérateur, donc je me connecterai moins souvent, mais au moins, je peux me connecter tous les jours pour écrire un billet et faire ma tournée blogoscopique.

Ce n'est qu'une question de temps avant que je retrouve ma bonne vieille connexion haute vitesse, tellement plus pratique et confortable.

samedi 17 mars 2007

Problème d'internet

À mes lecteurs,
J'éprouve actuellement des problèmes avec ma connexion Internet. C'est la raison pour laquelle je n'ai pas rédigé de messages depuis lundi et qu'il y a peu de chance que j'en rédige dans les jours à venir, jusqu'à ce que mon problème soit réglé.
Ce message est rédigé grâce à un accès Internet tierce.
Merci de votre compréhension et au plaisir de rapidement partager à nouveau avec vous.
Gradlon

lundi 12 mars 2007

C'est une belle journée parce que...

Je viens de recevoir une lettre de l'UQÀM m'informant que je suis accepté à temps plein dès septembre 2007. Je dois passer un test d'aptitude en français, mais je n'ai pas trop de difficultés en français, alors l'affaire est dans le sac.

Ouf! [long soupir de soulagement suivit d'un large sourire]

Qu'elle belle journée :-D

dimanche 11 mars 2007

Mario Dumont à TLMEP

Ce soir, c'était Mario Dumont qui était face à Guy Lepage lors de l'émission Tout le monde en parle, à Radio-Canada. Je ne dirais pas qu'il s'est mieux ou moins bien débrouillé qu'André Boisclair la semaine passé. Je ne dirai pas non plus que Lepage a tenté de le piégé parce qu'il aurait une soi-disant affinité avec le PQ. L'affinité y est peut-être, mais Boisclair a du répondre de ses faiblesses aussi la semaine dernière et Jean Charest y sera également confronté bientôt.

Je ne ferai pas une longue analyse de la performance de Dumont ce soir.

D'abord, Mario Dumont a démontré ce soir ce qu'il a peu montré depuis des mois: un certain détachement de son discours populiste. Peut-être est-ce parce qu'il a compris qu'il ne pourra pas former un gouvernement sans courtiser les montréalais, ce qu'il ne pourra jamais faire en poursuivant son discours habituel. Soyons réalistes, Dumont abordait jusqu'ici quelques réalités montréalaises — dont les accommodements déraisonnables — d'un point de vue purement rural.

Ce soir, j'ai écouté Mario Dumont avec le plus d'objectivité qu'un électeur peut manifester. Je l'ai écouté sans préjugé de ce qu'il allait dire ni sans constamment répliquer à mon téléviseur. Autrement dit, je lui ai «donné sa chance» de me convaincre, ce qui ne s'est pas produit. Oui, ces idées sur les universités, sur l'assistance sociale et sur l'autonomie du Québec recèlent un certain intérêt, mais demeurent encore des projets largement irréalistes tant et aussi longtemps que Dumont se contentera d'exposer les résultats (hypothétiques) sans vouloir démontrer la démarche.

Je m'inspire un peu de mes cours en histoire et de la plupart des cours en sciences, où le résultat ne vaut rien si l'étudiant ne démontre pas sa démarche. Qu'est-ce qui prouve que tu as raison de prétendre un tel résultat? Qu'est-ce qui me prouve que tu n'as tout simplement pas inventé un tel résultat? En ce qui concerne l'ADQ, rien ne me prouve qu'il puisse réaliser ces quelques bonnes idées. Les seules idées que l'ADQ me semble capable de réaliser sont ces que je trouve les plus mauvaises.

Enfin, il y a quelque chose que Dumont a dit et que je trouve brillant sans émettre aucun bémol. Il a dit que le Québec avait cette habitude de donner ses ressources aux autres états et que cela devait cesser. Je trouve qu'un certain protectionnisme serait bénéfique pour le Québec et je serais prêt à ce que certaines mesures extrêmes soient prises pour y parvenir...

Mais pas au détriment des autres aspects de la société québécoise. L'ADQ demeure le dernier des partis que je souhaite voir au pouvoir, parmi les cinq principaux. Évidemment, j'aimerais mieux que Mario Dumont soit premier ministre que de voir les partis suivant au pouvoir: Parti communiste du Québec, Parti marxiste-léniniste du Québec, Parti conscience universelle, Parti démocratie chrétienne du Québec et le Bloc Pot.

samedi 10 mars 2007

Élections 2007: Mon Choix

En naviguant sur le blogue de Lawrence Griffin, De tout et de rien, je suis tombé sur un lien menant vers un petit questionnaire du site Vivre le Québec.net s'adressant aux indécis. Comme le dit Lawrence, «ça na aucune valeur», mais je me suis prêté à l'exercice. J'ai répondu au questionnaire avec franchise et voici pour qui je devrais voter:
  1. Parti Québécois — 58%
  2. Québec Solidaire — 46%
  3. Parti Vert — 45%
  4. Parti libéral — 17%
  5. Action démocratique — 8%
Rien de très surprenant. Je me considère social démocrate (donc de gauche), mais pas assez pour Québec Solidaire. L'environnement me tient énormément à coeur, mais pas au point d'appuyer une formation dont c'est le seul programme. Comme beaucoup de gens, ce n'est pas parce que je suis foncièrement de gauche que je n'ai pas certaines affinités conservatrices, mais jusqu'à présent, aucun parti de droite n'est assez centré pour que je m'y intéresse.

Voici mes préférences réalistes pour 2007:
  1. Parti Québécois
  2. Parti libéral
  3. Québec Solidaire
  4. Parti Vert
  5. Action démocratique
Le PQ est mon premier choix et de loin. D'un point de vue idéologique, le questionnaire a vu juste concernant QS et PV, mais je me considère réaliste et vu les circonstances, je crois que l'arrogance du PLQ serait moins nuisible que l'inexpérience de QS. Finalement, il y a des points du programme adéquiste qui me plaisent, contrairement à un seul pour les verts, mais il y a trop de points du programme adéquiste que je n'aime pas, alors je préfère un parti qui a peu de contenu, mais que j'aime, qu'un parti qui a beaucoup de contenu me déplaisant.

Pour répondre au questionnaire, c'est ici.

Je vais l'améliorer

Après avoir vu le film 300, j'ai décidé d'afficher mon «Top 5 des films de 2007», dans lequel je vais afficher les films qui m'impressionnent vraiment. Par exemple, j'ai beaucoup aimé Ghost Riders et Wild Hogs, mais ce ne sont pas des oeuvres que je considère spéciales, contrairement à 300 et Smokin' Aces.

Présentement, mon tableau fait un peu dur. Je sais que je peux me servir des nombreux outils offerts par Blogger pour faire des listes, mais ces dites listes ne sont pas numérotées. Je vais assurément améliorer la présentation de mon top 5 dans les jours à venir.

Je vais aussi rédiger une critique en bonne et due forme ce weekend, car 300 est vraiment un film qui mérite que j'y consacre un peu de ma plume.

jeudi 8 mars 2007

Tranquille

D'habitude, j'écris au moins un billet par jour, mais depuis vendredi dernier, on dirait que je traverse une petite léthargie. J'ai le temps de m'asseoir devant mon clavier pour écrire, mais je n'y pense tout simplement pas. J'aurais pourtant l'occasion de dire comment je trouve que cette semaine, André Boisclair se débrouille mieux qu'au début de la campagne et que je commence à trouver ça ennuyant tous ces squelettes qu'on sort des placards. M'enfin, je continue à lire mes blogueurs favoris et je devrais bientôt reprendre la rédaction de mon blogue avec plus d'assiduité.

Bonne soirée

lundi 5 mars 2007

NIS 2007

Je viens d'installer Norton Internet Security 2007 et je ne l'aime pas beaucoup. L'interface est trop légère à mon goût, permettant sûrement aux utilisateurs moins expérimentés d'accéder à une protection efficace, mais qui empêche les plus expérimentés de configurer avec précision les paramètres. Tout ça sans compter que tout ce qui concerne la vie privée et la protection contre les publicités (spam, animations, pop-up, etc.) a été retiré de la version CD et exige le téléchargement d'un add-on disponible seulement en anglais.

On m'a déjà suggérer d'abandonner les solutions payantes et de combiner une série de produits gratuits pour assurer la protection de mon PC. Mais voilà, je suis naïf et j'accroche à l'idée que ce qui est payé est de meilleur qualité.

M'enfin, j'espère que NIS 2007 fera quand même son travail, car il n'y a rien que je déteste plus que de devoir aller bidouiller le registre pour éliminer une menace.

vendredi 2 mars 2007

Sous la neige

Dans quelques minutes, je m'apprête à aller passer la fin de semaine sous la neige avec mes Scouts. Eux vont dormir dehors, mais moi, je vais dormir à l'intérieur, question de sécurité et d'efficacité d'intervention. Je vais revenir lundi avec un résumé de ma fin de semaine, ce qui fera certainement contraste avec les milliers de billets à saveur politique qui pullulent, et avec raison, sur la blogosphère depuis quelques jours.

jeudi 1 mars 2007

Pourquoi je n'ai pas confiance en l'ADQ

La dernière fois que j'ai eu un peu de sympathie pour l'Action Démocratique du Québec, c'était lors des élections de 1998. Je n'étais alors même pas en âge de voter. En 2003, quelques personnes dans mon entourage me disaient qu'ils allaient voter pour l'ADQ parce qu'il représentait quelque chose de nouveau, de plus jeune, entre les deux vieux loups de mer qu'étaient Bernard Landry et Jean Charest. La plupart de ces proches appuyaient Dumont à cause de deux facteurs: la grogne face aux fusions forcées et le souverainisme incompatible avec le PLQ.

Moi, je n'ai pas grogné lors des fusions forcées. J'étais même en faveur des fusions municipales et c'était là d'un des très rares moments où j'approuvais une démarche contraire à la volonté populaire. Trop de municipalité en milieu urbain m'apparaissait — et m'apparaît toujours — incohérent dans la perspective d'un Québec indépendant et internationalement concurrent. À défaut d'avoir un pays populeux, une métropole populeuse représentait un avantage.

Donc, je n'avais aucune raison de voter pour l'ADQ en 2003. Mon vote est allé au Parti Québécois, mais le lendemain du 14 avril de cette année-là, je n'étais pas alarmé de la victoire de Jean Charest. Bien sûr, j'ai rapidement déchanté.

Dans les derniers mois de 2006 et au début de 2007, alors qu'une élection provinciale était imminente, je n'avais pas de raison particulière de ne pas appuyer l'ADQ plus que je n'appuie pas le PLQ. Mais alors que beaucoup de gens saluaient la montée de lait de Dumont sur les accommodements raisonnables, de mon côté, j'en étais insulté. Lorsqu'un politicien fait preuve d'un opportunisme aussi flagrant, je me dis que ce politicien se moque de l'intelligence des électeurs.

Ma première raison de ne pas soutenir l'ADQ: ce parti est opportuniste et populiste. C'est bien d'être à l'écoute de la population, mais je n'ai pas l'impression que c'est ce qu'a fait l'ADQ. Ne conserver que les premières notes d'une mélodie ne signifie pas qu'on l'ait écoutée. C'est pourtant ce qu'a fait l'ADQ. Il n'a conservé que les premiers soubresauts d'une contrariété collective, évidemment les moins rationnels et raisonnés, qu'il a repris à son profit, empêchant — ou épargnant — aux gens l'exercice de réfléchir plus profondément sur la problématique.

Ma deuxième raison, c'est que l'ADQ m'apparaît de plus en plus comme une formation réformiste radicale. La société est un train filant à toute vitesse et l'ADQ propose d'arrêter le train avec un mur de béton afin de le faire repartir dans une autre direction. Or, c'est l'écrasement assuré et un train désintégrer ne peut plus avancer, peu importe dans qu'elle direction on le dirige. Ou alors l'ADQ n'est pas le parti réformiste qu'il prétend être et qu'une fois au pouvoir, il ira là où la locomotive l'amènera. Quoi qu'il en soit, l'ADQ ne semble pas proposer une manière sûre de faire changer le train de direction.

Je m'explique. À chaque problématique, l'ADQ semble proposer une solution diamétralement opposée. Le système de santé public va mal? Adoptons un service de santé privé tel qu'aux États-Unis. Le mandat des commissions scolaires est caduc? Abolissons-les. Les conseils d'agglomérations ne fonctionnent pas comme les gens le veulent? Abolissons-les. La DPJ fonctionne de façon étrange? Créons un protecteur de la jeunesse pour surveiller ceux qui protègent la jeunesse.

Le radical m'apparaît rarement comme une bonne méthode pour changer les choses. Lorsqu'aux États-Unis, une poignée de terroristes ont commis 4 attentats préparés dans l'intimité de leur maison, le gouvernement des États-Unis a décidé d'abolir la vie privée. Certains articles du Patriot Act sont assez clairs pour me permettre cette déduction.

Abolir semble également être le moyen de prédilection de l'ADQ. Abolissons les taxes scolaires, mais octroyons des montants plus élevés en allocations pour les familles ayant des enfants d'âges scolaires. Hein?

À l'époque de la République romaine, les citoyens admissibles à une carrière politique pouvaient agrémenter leur généalogie afin d'augmenter leurs chances. C'est pourquoi Jules César se déclarait être le descendant de Vénus. Mais César a dansé avec la limite de ce qui était acceptable et plusieurs politiciens en herbes ont gâchés leur chance pour moins que ça. Au XXIe siècle, il est acceptable pour un politicien de pelleter un peu de nuages, mais comme la généalogie dans la Rome républicaine, il y a des limites. L'ADQ propose beaucoup sans expliquer les modes de financements, probablement parce qu'il ne peut l'expliquer.

C'était ma troisième raison. L'ADQ pellette trop de nuages pour que je le prenne au sérieux. Jusqu'à présents, les raisons qui me poussent à ne pas appuyer l'ADQ se complètent et s'expliquent entre elles. Dans la même veine, je dirais aussi que l'ADQ ne semble pas avoir une vision à long terme. L'ADQ propose d'agir rapidement à des problématiques très actuelles — on peut lire ici tendancielles — et proportionnellement à l'ampleur immédiate des problématiques.

Dans le temps de ma grand-mère, pour soulager une brûlure, on y appliquait du beurre. Le beurre donnait une apparence de guérison, tandis qu'en profondeur, la brûlure ne guérissait pas. Et plus la brûlure était grande, plus on mettait du beurre. Aujourd'hui, nous savons que la douleur engendrée par une brûlure dépasse la zone réellement brûlée. Cette partie douloureuse, mais non brûlée, ne nécessite évidemment pas l'application de beurre.

À l'instar des gens de l'époque de ma grand-mère, l'ADQ propose parfois des idées qui ont l'apparence de solutions, mais qui consiste le plus souvent à masquer la problématique plutôt que la régler. Une personne ne souffre-t-elle pas que lorsqu'elle voit sa blessure? Enfin, appliquer du beurre, ou n'importe quel onguent, ailleurs que sur la zone à guérir peu avoir des effets bénins, mais en politique, appliquer une «solution» là où il n'est pas nécessaire d'en appliquer peut avoir de très négatives conséquences.

Qu'il soit clair, je ne considère pas l'ADQ comme un parti démoniaque. Plusieurs idées sont intéressantes. J'aime particulièrement l'idée d'un seul rapport d'impôts, dans la mesure où remplir le rapport d'impôts provincial permettrait de faire d'une pierre deux coups.

J'aime aussi l'idée d'ajouter les traitements contre l'infertilité à la RAMQ, le retour du bulletin chiffré et certaines autres mesures en éducation, investir dans la prévention, instaurer une commission d'enquête publique sur les conditions de vie des aînés en hébergement, faire participer financièrement les détenus, etc.

Comme dans toute plate-forme, il y a du bon. Cependant, Mario Dumont et l'ADQ actuel ne sont pas ceux qui m'apparaissent — selon mes critères personnels d'électeur — aptes à faire germer quelque chose de bons de ces idées. Je trouve que Mario Dumont est trop avide de pouvoir, ce qui amène l'ADQ à sauter des étapes importantes de son apprentissage électoral. Il reste notamment à l'ADQ à apprendre à concilier leurs idées et la réalité, à proposer des moyens efficaces dans le but d'obtenir des résultats efficaces. De plus, il est assez rare qu'un politicien avide de pouvoir avant d'être élu le devient moins une fois élu. Généralement, c'est le contraire qui se passe.


Voilà pourquoi l'ADQ m'inspire peut confiance, encore moins que le PLQ.