mardi 13 février 2007

S'excuser de dire la vérité

Le candidat à l'investiture démocrate, Barak Obama, n'est pas seulement forcé d'arrêter de fumer afin d'augmenter ses chances, mais il doit également s'excuser de dire la vérité.

Obama a déclaré récemment que la vie des militaires tués en Irak ont été gaspillées. Fustigé de toutes parts, Obama se confond désormais en excuses. Ça me rappelle cet autre démocrate, John Kerry, qui avait déclaré:
You know, education, if you make the most of it, you study hard, you do your homework and you make an effort to be smart, you can do well. If you don't, you get stuck in Iraq. (Source)
Cette petite déclaration lui a probablement coûtée ses chances pour les élections de 2008. Pour lui et pour Obama, les mots utilisés n'étaient pas assez propres, même si les oreilles à qui ils s'adressaient étaient prêtes à recevoir la vérité qu'ils contenaient.

Or, aux États-Unis, pour un candidat à la présidence, le contenant prime sur le contenu. Cette folie de l'image le poursuivra durant sa présidence. Je n'ai qu'à penser aux états-uniens, qui ont cessé de respirer lorsque l'affaire Lewinski est apparue au grand jour. Pourtant, Bill Clinton demeure à ce jour l'un des présidents les plus appréciés par les états-uniens et après 6 ans de règne bushienne, plusieurs électeurs le regrettent.

Bref, les faits, les gestes et les paroles des candidats sont scrutés à la loupe et la marge d'erreur est très mince. Les candidats doivent être parfaits, ou du moins, démontrer qu'ils le sont devenus. Ce fut le cas de George W. Bush.

Au Québec, nous frôlons cette folie de l'image et cette phobie de la vérité. Les médias ont fait leurs choux gras lorsque Boisclair a participé à une capsule des Justiciers Masqués et la levée des boucliers fut vive lorsqu'il a déclaré que le PQ devait cesser le copinage avec les syndicats.

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