Sur Cyberpresse
J'ai lu une opinion sur Cyberpresse qui démontre que parfois, les gens se prononcent sans savoir de quoi il parle. L'auteur d'une opinion sur les étudiants universitaires prétend qu'il n'en coûte que 120$ par année pour étudier à l'université. La réalité est toute autre, puisqu'il en coûte environ 1953$ par année (deux sessions de 4 mois chacune) uniquement en droits de scolarité.
Lorsque je serai à temps plein à partir de septembre 2007, je vais entièrement me consacrer à mes études. Il en coûte trop cher d'échouer pour que je prenne le risque. Je devrai habiter en résidence à raison 465$/mois (3720$/année), je devrai me nourrir à raison de 200$/mois (1600$/année), je devrai probablement me promener entre les universités montréalaises et donc me procurer une TRAM à 74.50$/mois (596$/année), mes frais connexes en matériel me coûteront au moins 250$/session (500$/année).
Faisons maintenant le calcul pour l'année:
1953.00$
+3720.00$
+1600.00$
+0596.00$
+0500.00$
=8369.00$
Pour la même année, je suis admissible à un prêt de 2440$ et une bourse de 5883$ par le Ministère de l'éducation. Je peux survivre et me concentrer sur mes études. Je devrai vivre comme un moine, c'est à dire cloitré, sans grandes possibilités de revenir à la maison familiale les fins de semaine ni de décompresser via une ou deux sorties au cinéma par moi.
Les étudiants qui se prononcent sur le dégel des frais de scolarités ne le font pas tous avec des intentions égoïstes.
En tentant de démontrer que l'argent n'est pas un obstacle aux études universitaires, Statistique Canada fait exactement le contraire. Selon SC, seulement 31% des jeunes de 19 ans issus de familles ayant un revenu inférieur à 40 000$ fréquentent l'université, contrairement à 50% des jeunes du même âge issus de familles ayant un revenu supérieur à 82 000$.
Dans le même article, on lit:
Tout est une question d'argent et même si les études primaires et secondaires sont gratuites, les activités périphériques favorisant la réussite scolaire ne le sont pas.
Lorsque l'étude explique que seulement 8.5% des jeunes ne fréquentent pas l'université en raison des frais de scolarités, Statistique Canada omet de mentionner le pourcentage des 91.5% autres répondants qui ignorent quels sont les frais de scolarités et les dépenses connexes.
La peur que la plupart des étudiants ont n'est pas de devoir sacrifier leur IPod, leur voiture ou autres jouets du genre. Leur peur, du moins c'est la mienne et je sens qu'elle est partagée pour beaucoup d'autres, c'est que la hausse des frais de scolarités n'entraînent pas également une hausse de l'aide financière et des mesures favorisants — et non contraignant à — la réussite.
Le système laisse à eux-mêmes les étudiants du primaire et du secondaire, on ne désire pas que cela se produise également au cégep ou à l'université.
Lorsque je serai à temps plein à partir de septembre 2007, je vais entièrement me consacrer à mes études. Il en coûte trop cher d'échouer pour que je prenne le risque. Je devrai habiter en résidence à raison 465$/mois (3720$/année), je devrai me nourrir à raison de 200$/mois (1600$/année), je devrai probablement me promener entre les universités montréalaises et donc me procurer une TRAM à 74.50$/mois (596$/année), mes frais connexes en matériel me coûteront au moins 250$/session (500$/année).
Faisons maintenant le calcul pour l'année:
1953.00$
+3720.00$
+1600.00$
+0596.00$
+0500.00$
=8369.00$
Pour la même année, je suis admissible à un prêt de 2440$ et une bourse de 5883$ par le Ministère de l'éducation. Je peux survivre et me concentrer sur mes études. Je devrai vivre comme un moine, c'est à dire cloitré, sans grandes possibilités de revenir à la maison familiale les fins de semaine ni de décompresser via une ou deux sorties au cinéma par moi.
Les étudiants qui se prononcent sur le dégel des frais de scolarités ne le font pas tous avec des intentions égoïstes.
En tentant de démontrer que l'argent n'est pas un obstacle aux études universitaires, Statistique Canada fait exactement le contraire. Selon SC, seulement 31% des jeunes de 19 ans issus de familles ayant un revenu inférieur à 40 000$ fréquentent l'université, contrairement à 50% des jeunes du même âge issus de familles ayant un revenu supérieur à 82 000$.
Dans le même article, on lit:
D'après l'étude, cet écart est attribuable à 84 % à des facteurs de long terme : notes scolaires, qualité de l'école secondaire, niveau d'études et attentes des parents. Les contraintes financières au moment d'entrer à l'université ne seraient responsables que pour 12 % de cet écart.On parle ici de «contraintes financières au moment d'entrer à l'université», alors qu'on aurait du dire «les frais de scolarités au moment d'entrer à l'université». En effet, les contraintes financières peuvent ne pas directement venir de l'université. Il est vrai que les frais de scolarité ne représentent pas l'obstacle principal au moment d'entrer à l'université, mais l'étude démontre que la plupart des jeunes issus de familles à faibles revenus ne se rendront même pas jusqu'à cet obstacle.
«Les familles à faible revenu, explique le chercheur, achètent souvent moins de livres, vont moins au musée, les parents insistent moins sur l'importance des études universitaires. Ce sont là des hypothèses pour expliquer que les jeunes de milieux défavorisés ont de moins bons résultats scolaires.»
Tout est une question d'argent et même si les études primaires et secondaires sont gratuites, les activités périphériques favorisant la réussite scolaire ne le sont pas.
Lorsque l'étude explique que seulement 8.5% des jeunes ne fréquentent pas l'université en raison des frais de scolarités, Statistique Canada omet de mentionner le pourcentage des 91.5% autres répondants qui ignorent quels sont les frais de scolarités et les dépenses connexes.
La peur que la plupart des étudiants ont n'est pas de devoir sacrifier leur IPod, leur voiture ou autres jouets du genre. Leur peur, du moins c'est la mienne et je sens qu'elle est partagée pour beaucoup d'autres, c'est que la hausse des frais de scolarités n'entraînent pas également une hausse de l'aide financière et des mesures favorisants — et non contraignant à — la réussite.
Le système laisse à eux-mêmes les étudiants du primaire et du secondaire, on ne désire pas que cela se produise également au cégep ou à l'université.





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