Carrousel à trois
Ça fait maintenant cinq jours que la campagne électorale est officiellement lancée au Québec. Certains analystes disent que cette campagne a débuté en canon, particulièrement pour Jean Charest. Effectivement, pour en avoir mené souvent et en avoir perdu presqu'autant, Charest connaît ça, les campagnes électorales. Il savait qu'il devait réchauffer son moteur avant de donner le go et son bolide n'a même pas zigzagué un peu lorsqu'il a pris le départ.
Mais au fond, cette campagne démarre bien lentement, voire paresseusement. Je surveille quatre grands médias québécois — grands par leur visibilité, pas nécessairement par la qualité de leur contenu — et jusqu'à date, ils reprennent tous les mêmes événements qui tournent grosso modo aux invectives habituelles et peu surprenantes que s'envoient les trois principaux candidats.
Les quatre médias que je surveille: Élections Québec 2007 (Radio-Canada), Les élections provinciales (TQS), Québec 2007 (Québecor) et Les élections en direct (Cyberpresse).
Le PQ a enfin dévoilé sa plateforme électorale, un document de 24 pages que j'ai imprimé dans le but de le lire. Charest accuse Boisclair de sous-estimer l'intelligence des Québécois en y remplaçant le terme «référendum» par «consultation populaire». Dumont accuse Charest de ne pas s'intéresser aux agriculteurs. Boisclair accuse les libéraux d'avoir été négligents dans le cas de la C. difficile et d'avoir laissé la situation se détériorer.
Ce n'est pas une course à trois qu'on observe présentement, mais un carrousel à trois. Chaque chef est à demi-assis sur son petit cheval en fibre de verre, lui donne des petits coups éperons émoussés dans le but de rattraper l'autre devant, qui essaie lui-même de rattraper le troisième chef qui poursuit le premier. Et ils tournent, et ils tournent, et ils tournent...
On dit que tout est permis durant cette campagne, que les couteaux volent bas. Les couteaux volent peut-être bas, mais ce sont les idées ambitieuses qui affilent leur lame. Pour le moment, les couteaux atteignent leur cible, mais ne causent pas la moindre petite coupure.
Heureusement qu'il reste 29 jours de campagne et j'espère que les idées bouillonneront avant la tenue du seul débat prévu.
Ah... aussi bien le dire immédiatement: je prête mon vote au Parti Québécois. Ça demeure un prêt jusqu'au 26 mars et il faudra une idée de génie pour que je lui retire. Je ne suis pas pro-Boisclair, mais je n'aime pas ce que les libéraux ont fait du Québec et je n'aime pas plus qu'il ne le faut ce que les adéquistes proposent de faire du Québec. Quant à Québec Solidaire et le Parti Vert, ces partis m'apparaissent en ce moment trop frêles.
Mais au fond, cette campagne démarre bien lentement, voire paresseusement. Je surveille quatre grands médias québécois — grands par leur visibilité, pas nécessairement par la qualité de leur contenu — et jusqu'à date, ils reprennent tous les mêmes événements qui tournent grosso modo aux invectives habituelles et peu surprenantes que s'envoient les trois principaux candidats.
Les quatre médias que je surveille: Élections Québec 2007 (Radio-Canada), Les élections provinciales (TQS), Québec 2007 (Québecor) et Les élections en direct (Cyberpresse).
Le PQ a enfin dévoilé sa plateforme électorale, un document de 24 pages que j'ai imprimé dans le but de le lire. Charest accuse Boisclair de sous-estimer l'intelligence des Québécois en y remplaçant le terme «référendum» par «consultation populaire». Dumont accuse Charest de ne pas s'intéresser aux agriculteurs. Boisclair accuse les libéraux d'avoir été négligents dans le cas de la C. difficile et d'avoir laissé la situation se détériorer.
Ce n'est pas une course à trois qu'on observe présentement, mais un carrousel à trois. Chaque chef est à demi-assis sur son petit cheval en fibre de verre, lui donne des petits coups éperons émoussés dans le but de rattraper l'autre devant, qui essaie lui-même de rattraper le troisième chef qui poursuit le premier. Et ils tournent, et ils tournent, et ils tournent...
On dit que tout est permis durant cette campagne, que les couteaux volent bas. Les couteaux volent peut-être bas, mais ce sont les idées ambitieuses qui affilent leur lame. Pour le moment, les couteaux atteignent leur cible, mais ne causent pas la moindre petite coupure.
Heureusement qu'il reste 29 jours de campagne et j'espère que les idées bouillonneront avant la tenue du seul débat prévu.
Ah... aussi bien le dire immédiatement: je prête mon vote au Parti Québécois. Ça demeure un prêt jusqu'au 26 mars et il faudra une idée de génie pour que je lui retire. Je ne suis pas pro-Boisclair, mais je n'aime pas ce que les libéraux ont fait du Québec et je n'aime pas plus qu'il ne le faut ce que les adéquistes proposent de faire du Québec. Quant à Québec Solidaire et le Parti Vert, ces partis m'apparaissent en ce moment trop frêles.





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