lundi 24 septembre 2007

Elle devra saisir sa chance

Pauline Marois a remporté les élections partielles dans Charlevoix par une large majorité, au terme d'une élection durant laquelle son aisance financière fut critiquée par des personnes qui se plaignent que les gauchistes veulent freiner la croissance économique, tant individuelle que collective!

Mis à part le piège dans lequel elle est tombé — c'est à dire de se justifier alors qu'elle n'avait absolument pas à le faire, donnant ainsi un crédit non mérité à de viles allégations —, je suis plutôt satisfait de la façon dont elle rempli son rôle de chef du Parti Québécois.

Cependant, je suis conscient que le véritable test reste à venir alors qu'elle prépare son entrée à l'Assemblée. Elle y rentrera par la grande porte et avec une forte légitimité. Malgré tout, une certaine inquiétude m’habite, et elle ne concerne pas sa capacité à tenir le débat avec ses adversaires politiques, car parmi toutes les pierres que les députés sont prêts à lui tirer, les plus grosses ne se trouveront pas devant elle, mais derrière!

Si les députés du Parti Québécois veulent que Pauline Marois remette le parti sur les rails, dans un élan qui mènera les péquistes plus loin que la gouvernance minoritaire, il leur faudra lui accorder beaucoup d'autonomie et un appui massif. Le plus gros défi des députés du PQ, et par extension, de ses membres, sera certainement de piler sur quelques-uns de leurs intérêts personnels pour le bien du parti et de la cause souverainiste.

Quant à Pauline Marois, sa plus grande épreuve sera de persuader ces députés d'agir ainsi. Elle n’aura probablement qu’une seule chance de le faire et elle devra la saisir.

1 commentaire:

Renart Léveillé a dit...

Bonne analyse!

Pour ma part, je commence à trouver que le jeu politique est biaisé par l'ADQ. Nous sommes dans une période grise. Les joueurs se regardent plus jouer qu'ils ne jouent.