Une expression qui "sonne drôle"
J'ai une amie qui adore tout ce qui est magique. Pour vous donner un exemple, lors d'une randonnée en forêt l'hiver dernier, par une soirée neigeuse, sa première réaction fut de s'écrier: "On dirait Narnia". Ceux qui ont vu le film se rappelleront que les premiers pas des héros dans le monde de Narnia ont lieu dans une forêt touffue sur laquelle tombe sans repos une douce neige.
Soit dit en passant, l'habitude qu'elle a de presque tout relier à la magie et à l'émerveillement a certainement aidé à évacuer la tension qui nous habitaient tous, les animateurs scouts, lors de notre superbe (sarcasme) camp d'été.
Alors que je discutais avec cette amie, je lui annonce que j'aurais une "revue à lui prêter". Sur l'instant, je n'ai rien remarqué de louche, mais en la relisant, cette expression m'apparut sonner d'une drôle de façon.
Je ne sais pas pour l'ensemble de la population, mais chez nous, lorsqu'on prêtait notre 7 Jours, Sélections ou Lundi, il n'était jamais muni d'un élastique afin de nous revenir. On le lisait, on le conservait parfois, mais on n'exigeait pas son retour en cas de prêt.
Pourquoi tiens-je alors à ce que la revue dont il est question me revienne? Parce qu'il s'agit d'une revue scientifique, Les collections de l'Histoire; une publication thématique, trimestrielle et hors série de la revue L'Histoire (disponible dans tout bon kiosque à journaux).
Outre le fait qu'un tel genre de revue coûte presqu'aussi cher qu'un bouquin, ce n'est pas, pour un historien — ou historien en herbe, dans mon cas —, le type de revue qu'on balance au bac de recyclage après lecture.
En effet, ces revues sont une référence non négligeable pour l'historien, professionnel ou amateur. Les articles sont rédigés par des spécialistes, généralement des universitaires, et donc des sources d'informations précieuses. De plus, ces revues regorgent de références en bas de page et contiennent une, ou plusieurs, bibliographie qui pourrait s'avérer très utile plus tard.
Leur place, pour les scientifiques de l'histoire, est assurée sur les tablettes des étagères, à côté des ouvrages de références (dictionnaires spécialisés, atlas, etc.) et des monographies.





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