Scoutisme pour le Jour de la Terre
Officiellement, le Jour de la Terre était hier, le 22 avril. C'est cependant samedi que j'ai fait «ma part» pour l'occasion, alors que mon groupe scout, en collaboration avec la ville, organisait un avant-midi de nettoyage.
Des petits Castors de 7 ans aux animateurs et parents, nous avons longé l'un des chemins les plus importants de la ville et, sans aucun doute, l'un des plus pollués également. Durant 3 heures, nous avons ramassés de tout: mégots de cigarettes (le classique), bouteilles de liqueurs, de jus et de bières, sacs et contenants de McDonald's et autres services de restauration rapide, pneus, pare-chocs, journaux, sacs de plastiques remplis de choses dont je préfère ne pas connaître la nature, jouets, bâches, morceaux de meubles décapités, isolants roses, etc.
Cette journée a eu un gros potentiel pédagogique. Je ne peux parler pour les plus jeunes, mais quelques-uns de mes Éclaireurs ont indiqués qu'ils allaient y penser à deux fois avant de jeter leurs déchets n'importe où. Bien qu'aucun d'entre eux n'ait rechigné et qu'ils aient tous fourni un effort dont je suis fier, il ne faut pas se leurrer. Cette activité n'était pas l'une de leurs plus plaisantes chez les Scouts.
Malgré la valeur pédagogique de la journée, je ne leurs ai pas caché qu'elle me laissait un arrière-goût désagréable. Aussi vertueuse que cette opération de nettoyage puisse être, elle confirme que les gens peuvent continuer d'être de sales cochons. En effet, au moins une fois par année, une poignée de gens concernés ramasseront derrière eux. Cet arrière-goût, je l'avais surtout lorsque des gens, en voiture, nous félicitaient et remerciaient.
Les personnes qui nous ont manifesté leur reconnaissance n'avaient peut-être pas d'arrière-pensée. Peut-être étaient-elles sincères et qu'en d'autres temps et d'autres lieux, elles font également leur part pour garder notre planète propre. Peut-être; je n'en sais rien. Je ne pouvais cependant m'empêcher de penser que pour certains, cette reconnaissance pouvait sonner ainsi: «merci de me torcher, ainsi je n'aurai pas à le faire moi-même, bande de zouf!»
Évidemment, je ne m'arrêterai pas de participer, seul ou avec ma gang d'Éclaireurs, à d'autres opérations de nettoyage parce qu'il y en a qui en profite pour se réconforter dans leurs pratiques polluantes. Je suis cependant réaliste. La solution ne réside pas en un Jour de la Terre tous les 22 avril. Il faut que des mesures soient prises tous les jours de l'année. C'est pourquoi j'ai mis «ma part» entre guillemets. Elle ne se limite pas à une journée par année.
Cent dollars (Basses-Laurentides) pour déchets jetés n'importe où, ce n'est plus un montant adéquat en 2007. Il en va de même pour les amendes que veulent imposer les gouvernements aux entreprises pollueuses. Il est certain que ces amendes seront refilées aux consommateurs.





2 commentaires:
Gradlon,
C'est quand même une belle tradition que celle des scouts faisaient le rammassage des déchets autour des lieux publics.
Je me souviens que lorsque animateur louveteaux, j'avais caché 2 pièces de 1$ sous un déchet. Après une heure de travail, je sentais les petits loups moins vaillants, c'est alors que je leur fit cette annonce.
Je n'ai jamais vu des sacs de poubelles se remplir aussi vite !
C'est certain qu'il s'agit d'une belle tradition.
Cependant, j'aimerais mieux que tous et chacun jettent ses déchets aux endroits désignés. Nous perdrions une belle tradition scoute, mais nous gagnerions une ville propre à l'année longue.
Mais en attendant que mon rêve se réalise, je serai toujours fier que les Scouts maintiennent cette belle tradition.
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