Reconnaître l'extrémisme
Je lis régulièrement, sur la blogosphère, des gens prétendre que l'ADQ est un parti d'extrême droite tandis que Québec Solidaire en est un d'extrême gauche. J'aimerais que ces personnes demandent à des réfugiés de l'ex-URSS si Québec Solidaire est extrémiste et aux réfugiés chiliens si l'ADQ est extrémiste. Notons que le Chili n'était pas gouverné par un parti, mais par un dictateur militaire dont les idéologies étaient d'extrême droite.
En général, on associe l'extrême gauche au communisme, même si ce ne sont pas tous les partis communismes qui peuvent être identifiés comme étant extrémistes. Les partis d'extrême gauche prônent l'intervention totale de l'état dans tous les domaines de la vie publique et privée dans le but d'abolir les classes sociales et de permettre à tous et chacun d'êtres égaux. Malgré tout, il se développe une minorité de gens pour se trouver au-dessus de toutes ces mesures et se sont généralement ces gens qui contrôlent le pays.
Actuellement, on peut considérer comme d'extrême gauche tous les gouvernements, mais pas tous les partis, communistes. La Chine, la Corée du Nord, Cuba et le Viêtnam ont des gouvernements d'extrême gauche. Il ne faut pas considérer tous les partis populistes, nationalistes, marxistes-léninistes et autres d'être d'extrême gauche. C'est pourquoi, actuellement, le Venezuela et la Russie, entre autre, ne sont pas considérés comme des pays ayant des gouvernements d'extrême gauche.
L'extrême droite est, quant à elle, associée davantage au fascisme et au nazisme. C'est le conservatisme au maximum. Les partis d'extrême droite remontent aux origines de l'état dans lequel ils se trouvent pour se définir, ce qui donne presque toujours des partis racistes, ethnocentristes, très religieux et homophobes. L'extrême droite ne croit pas en l'égalité des hommes et favorisent la loi du plus fort, autant au niveau économique et militaire.
Actuellement, il n'y a aucun pays qualifié d'extrême droite. Tout comme pour l'extrême gauche, il faut éviter les confusions. Des pays gouvernés par des partis antisémites ou intégristes (religion), entre autre, ne sont pas reconnus comme étant d'extrême droite. On dit tout au plus qu'ils sont gouvernés par des ultra conservateurs, comme l'Iran et le Soudan.
Dans les deux cas, un parti extrémiste au pouvoir s'organise pour le rester, soit de façon totalement illégale, soit en manipulant le peuple et les instances gouvernementales dans le but de se faire «donner» un pouvoir perpétuel.
Comme je suis très marginal (sarcasme) et que je respecte l'opinion d'autrui, je peux comprendre que la définition de l'extrémisme est plus relative que ce que peuvent en dire les experts et les bouquins d'histoires. Toutefois, présentement, il me semble que l'identification de l'ADQ ou de Québec Solidaire comme étant extrémiste apparaît davantage comme une argumentation désespérée que le fruit d'une véritable réflexion sur la plateforme de ces deux partis.
Pour le moment, il n'y a qu'un seul parti au Québec qui me semble être extrémiste et c'est le Parti communiste du Québec (gauche). C'est l'objectif de limiter l'accès au gouvernement à des partis et des organismes d'obédience socialiste qui fait sonner l'alarme de l'extrémisme dans ma tête. Je considère le Parti démocratie-chrétienne comme étant le plus radical à droite, mais pas extrémiste.
Québec Solidaire ne m'apparaît définitivement pas du centre, mais il n'est pas non plus des plus radicaux, au même titre que l'ADQ s'est montré fortement à droite durant les élections sans m'apparaître aussi radical que le PCC et les républicains américains.





4 commentaires:
Gradlon dit :
"L'extrême droite ne croit pas en l'égalité des hommes et favorisent la loi du plus fort, autant au niveau économique et militaire."
Gradlon, qu'est-ce qui ressemble le plus à un cochon qu'un autre cochon ?
Si on compare les positions de chacun sur l'échiquier Québecois pour l'étendre au dela de nos frontières, c'est sûr que l'ADQ et le Parti Conservateur canadien ont l'air d'anges. Mais méfions nous, tant qu'il y aura présence forte du Bloc à Ottawa et du PQ au Québec, la dé-droite va se faire belle et doucereuse.
Tu as raison, Antipollution.
Je crois qu'il faut seulement relativiser un peu.
Je pense qu'il faut toujours maintenir un équilibre entre la gauche et la droite. Le mieux serait un dialogue entre les deux, mais le dialogue ne se fait pas toujours dans l'intérêt de la population. Si un côté est au pouvoir, la place de l'autre devrait toujours être l'opposition.
La raison pour laquelle on se réjouit de la présence du Bloc et du PQ, indépendamment de leur souverainisme, c'est que ce sont des partis à gauche. Ils exercent donc un contrepoids face à la droite.
Je suis d'accord avec ton analyse pour QS, mais attention avec l'ADQ. Même s'il serait exagéré de dire que ce parti est d'extrême-droite, il faut regarder son programme de 2003, avant que Dumont ne l'aseptise...
Bon texte!
J'admets n'avoir retenu du programme adéquiste de 2003 que son projet de privatisation en santé, qui est évidemment revenu dans celui de 2006.
Effectivement, il faudra surveiller de très près l'ADQ au cours des prochains mois. C'est durant cette période que nous saurons si les idées parfois radicales de Mario Dumont étaient le fruit de ses convictions personnelles ou bien seulement du populisme.
Les principaux indices à observer: la place que donnera Mario Dumont à ses nouveaux députés et quel comportement ceux-ci adopterons.
Si l'ADQ demeure un one-man show même après 18 mois — échéance probable des prochaines élections —, soit parce que Dumont garde ses députés au mutisme ou parce que ceux-ci tiennent tous un discours douteusement identifiques à celui du chef, alors nous aurons une sérieuse raison d'être souçonneux.
L'ADQ est en période de probation actuellement.
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