mercredi 30 mai 2007

Le nouveau pari de Danny Ocean sera-t-il gagnant?

Spiderman 3 était moins bon que les deux premiers. Shrek le troisième était moins bon que les deux premiers. Pirates des Caraïbes: Jusqu'au bout du monde était moins bon que les deux premiers. Le nouveau pari de Danny Ocean (v.q.f. de Ocean's Thirteen), qui doit sortir le 8 juin prochain, sera-t-il gagnant, lui?

Ce troisième opus a la chance, ou la malchance, de succéder à une suite qui avait déçu les cinéphiles et laissé les critiques sur leur faim. Chance, parce que la barre n'est pas tellement haute pour ce nouveau pari, mais malchance, parce que si la tendance se maintient, ce ne sera pas de très bonne augure pour Le nouveau pari de Danny Ocean. Imaginons un instant que ce troisième volet soit encore moins bon que le second. Ouch!

Parmi les autres troisièmes de l'été, notons The Bourne Ultimatum, dernier volet dans lequel Matt Damon incarnera Jason Bourne et qui doit sortir le 3 août. Plusieurs cinéphiles avaient été un tantinet déçus par La mort dans la peau (v.f.q. de The Bourne Supremacy), alors que La mémoire dans la peau (v.f.q. de The Bourne Identity) avait été un succès surprise de l'année 2004. Paul Greengrass, réalisateur, saura-t-il offrir une merveilleuse descente de rideau à Damon?

Heure Limite 3 (v.f.q. de Rush Hour 3), à l'instar des trois premières séries en début de billet, se trouve à succéder à un second opus aussi bon, sinon meilleur, que l'original, selon les internautes. Est-ce que l'attente de six ans et l'incroyable chimie entre Chris Tucker et Jackie Chan suffiront à assurer à Heure Limite 3 un meilleur sort que Spiderman 3 et Cie.? À voir le 10 août.

L'autre troisième de l'été est Resident Evil: Extinction, prévu pour le 21 septembre. Pour ce prochain véhicule de l'actrice (?) Mila Jovovich, la barre n'est pas très haute. En effet, ses deux prédécesseurs étaient de bien basse qualité, malgré un certain engouement créé chez plusieurs inconditionnels. Ces derniers semblent avoir apprécié la bande-annonce qui joue depuis quelques temps dans les cinémas, alors qu'elle laisse tous les autres totalement indifférents.

Outre les troisièmes, d'autres suites retiennent l'attention cet été.

D'abord, de nombreux cinéphiles et amateurs des BD de Marvel fondent beaucoup d'espoir sur Les Quatre Fantastiques et le Surfeur d'argent en qualité de sauveur des aventures cinématographiques des quatre supers héros. Les bandes-annonces laissent présager un regain de qualité, mais rien n'est garanti. Il faudra attendre le 15 juin pour le savoir.

Pour le moment, Evan le tout-puissant (v.f.q. d'Evan Almighty), sur les écrans le 22 juin, semble plutôt prometteur. Sans doute ne sera-t-il pas meilleur que son prédécesseur, Bruce le tout-puissant (v.f.q. de Bruce Almighty) comédie efficace mais somme toute conventionnelle, mais je ne doute pas qu'il soit du même niveau.

Le pitre Mr. Bean fera son retour au grand écran le 24 août dans Mr. Bean's Holiday. Que peut-on vraiment attendre de cette suite? Seuls les amateurs du personnage incarné par Rowan Atkinson risquent d'y trouver un quelconque intérêt. Et encore! Plusieurs ont été frustrés de dépenser 8$ dix ans plus tôt pour voir Bean, lequel aurait très bien pu n'être qu'un très long épisode.

Un numéro quatre sortira cet été en la production Vis libre ou crève (v.f. de Live Free or Die Hard), le 27 juin pour être précis. Nouvel opus d'une lignée de films d'action à succès, la bande-annonce qui joue actuellement dans les cinémas laisse présager une grosse farce, semblable à ce que fût Mauvais Garçon 2 (v.f. de Bad Boys II). Tout comme les bonnes bandes-annonces ne garantissent pas de bons films, l'inverse est également vrai.

Enfin, un cinquième volet est prévu cet été, soit celui des aventures sur grands écrans du sorcier Harry Potter. Harry Potter et l'Ordre du Phoenix (v.f.q. de Harry Potter and the Order of the Phoenix) doit arriver sur les écrans du monde le vendredi 13 juillet. Je doute que le choix de cette date soit un hasard. De toutes les suites prévues cet été, celle-ci est sans doute la seule qui soit presqu'entièrement assurée d'offrir un niveau de qualité digne de ses prédécesseurs.

Même si la franchise a changé de scénariste pour ce nouvel opus, le remplaçant, Michael Goldenberg, n'en est pas à ses premières armes. Ses trois premiers films à titre de scénaristes sont Bed of Roses (1996), Contact (1997) et Peter Pan (2003), les deux derniers étant également issus d'une œuvre littéraire (un roman pour Contact et une pièce de théâtre pour Peter Pan).

Quant au nouveau réalisateur, David Yates, s'il est méconnu au Canada, ce n'est pas le cas en Grande-Bretagne, alors qu'il a remporté deux BAFTA Awards pour un total de quatre nominations. Aux États-Unis, Yates a été en nomination l'an dernier aux Emmy Awards pour sa télésérie The Girl in the Café. Même s'il n'a pas énormément d'expérience dans la réalisation de longs métrages fantastiques, notons que David Yates compte sur une équipe de tournage qui, elle, est là depuis le premier Harry Potter en 2001.

Bon cinéma !

lundi 28 mai 2007

Un peu de politique

Je n'aborde pas souvent la politique sur ce site depuis quelques temps. Peut-être que je ne considère pas la vie politique des dernières semaines assez intéressantes pour en faire le sujet de mes billets. Mais voilà, cette semaine, l'actualité politique m'offre deux occasions d'en parler.

D'abord, la crise que vit l'Assemblée nationale du Québec. Comme 56% de la population, je ne souhaite pas des élections en juillet. Ce serait comme si la CSD tenait un vote syndical durant les vacances de la construction. L'électorat sera réduit et parmi ceux qui voteront, plusieurs laisseront leur émotivité (mécontentement de voter à 35 degrés centigrades) prendre le dessus sur leur raison, alors qu'un juste équilibre des deux est nécessaire pour effectuer un bon vote.

Quoi qu'il puisse se produire à l'Assemblée ou en coulisses, je jette le blâme sur les trois partis. Par sa décision face au budget, chaque parti défend les intérêts et les valeurs de ceux qui les ont élus individuellement. Mais plus globalement, la collectivité québécoise a mandaté le PLQ, le PQ et l'ADQ de faire fonctionner un gouvernement à trois têtes. Dans cette optique, c'est l'échec, et il est imputable aux trois partis, car chacun d'eux fait juste ce qu'il faut pour mener la 38e législature à la dissolution.

Pour dénouer l'impasse, une idée m'est venue en tête: organiser un conclave. Enfermons tous les députés dans l'Assemblée, verrouillons les portes de l'extérieur et forçons-les à trouver entente. D'accord, mon idée est irréalisable, mais uniquement d'y penser me fait énormément de bien.

En second lieu, le gouvernement Harper nous démontre à nouveau que son «fédéralisme d'ouverture» n'est que de la camelote. En effet, la merveilleuse ministre du Patrimoine, la très charismatique Bev Oda, refuse d'envoyer plus rapidement le financement promis, non exclusivement, au Québec pour les festivals. Ainsi donc, des festivals tels que Juste pour rire et le Festival international de jazz de Montréal pourraient recevoir leur financement en septembre!

Voilà, à mon avis, un autre geste du gouvernement fédéral pour museler le plus possible le Québec sur la scène internationale. D'accord pour que le Québec rayonne, en autant que les rayons ne dépassent pas la frontière canadienne.

dimanche 27 mai 2007

Pirates des Caraïbes 3

La saison estivale du septième art s'est amorcée avec force par des suites. Des troisièmes opus pour la plupart. À cette date, d'aucun n'est parvenu à talonner en qualité et intérêt leurs prédécesseurs, même si chacun demeure des produits cinématrographiques potables et divertissants. Qu'en est-il alors de Pirates des Caraïbes: Jusqu'au bout du monde?

Premier constat, POTC, pour les intimes, n'échappe pas à la règle. Il est définitivement moins bon que les deux premiers opus. Deuxième constat, si dans des cas comme Spiderman 3 et Shrek le troisième, il suffisait de légèrement baisser la barre de nos attentes pour se retrouver avec d'agréables films, je ne peux en dire autant de POTC.

Je vais commencer immédiatement par crever l'abcès. La malédiction de la perle noire était très divertissent et sans longueurs. Le coffre du mort était très divertissant, mais un peu trop long. Jusqu'au bout du monde est assez divertissant, mais trop long, propose une intrigue aussi entremêlée que les cheveux de Tia Dalma et finit par se prendre tellement au sérieux que les péripéties de Jack et ses amis deviennent caricaturales, voire ridicules par endroit.

Néanmoins, Jusqu'au bout de monde se mérite trois étoiles et, par analogie avec le hockey, je vais en faire le décompte. La troisième étoile va à l'équipe des effets spéciaux. C'est une réussite totale et sans doute la seule raison d'aller voir le film sur grand écran... mais quelle raison! La deuxième étoile va à Geoffrey Rush. Sa verve d'acteur me manquait beaucoup dans Le coffre du mort et son retour insuffle un je-ne-sais-quoi au film. Enfin, la première étoile revient à Johnny Depp, qui tient pratiquement le succès de la trilogie sur ses épaules et sa colorée incarnation de Jack Sparrow...

Oups! Capitaine Jack Sparrow.

Difficile de dire si l'élément boitant du film sont ses scénaristes, Ted Elliott et Terry Rossio, ou bien le réalisateur Gore Verbinski. Car même si Verbinski est un réalisateur notoire, il a déjà déclaré que la franchise Pirates de Caraïbes ne se prêtait pas à une scénaristique élaborée, ce qui peut laisser croire qu'il aurait évaluer les scénarios proposés avec un certain laxisme. Le résultat: Jusqu'au bout du monde nous rappelle les productions les moins agréables de Jerry Bruckheimer.

Sans compter la trop courte de présence de Keith Richards dans la peau du père de Jack Sparrow. Une présence aussi délicieuse se serait méritée plus d'exposition.

Ma note: 3 sur 5

jeudi 24 mai 2007

Un monde sans conscience

Je fouillais dans les quelques chansons que j'ai écrites, la plus récente datant de 2002, afin d'en partager une avec mes lecteurs. Je pense que tout auteur qui jète un oeil sur d'anciens textes y dénichera des raisons d'être insatisfait de ses oeuvres. Mais quand je suis tombé sur celle-ci, écrite le 6 août 2000, je me suis dit qu'il fallait que je la mette sur ce blogue, indépendemment des tournures qui me turlupinent. Désespéremment vérace sept ans plus tard!

Un monde sans conscience

La terre est un vaisseau qui manque de chance,
Dont le réservoir sera en manque d’essence.
Une poussière de vie dans la galaxie,
Un endroit où l’amour n’est plus en vie.

Un quartier encore trop hétérogène,
Des humains qu’on ne juge que d’après les gènes.
L’évolution y est caractérisée,
Par l’accroissement de la disparité.

Refrain :
J’habite un monde sans conscience,
Un monde envahi de démence.
J’habite un monde sans conscience,
Un monde débordant d’arrogance.
Un monde sans conscience…

Une montagne que pour atteindre le sommet,
C’est un pour soi et rien pour tous sans regrets.
La prise est le point d’appui du voisin,
Et l’appui, la plus haute prise du prochain.

Le plus court chemin pour la réussite,
C’est de partir et de l’atteindre tout de suite.
Le tout pavé de la tête des perdants,
Qu’on enfonce dans le sol en se marrant.

Refrain + Solo

Une planète qui ne jure que par l’argent,
Où riches ont les moyens de devenir savants,
Alors que les démunis sympathiques,
Gagnent leur intelligence par la pratique.

Dans les écoles, aujourd’hui est enseigné,
L’enrichissement par les gens surexploités.
Détrousser ceux-là même qui donne leurs vies,
Afin de hausser de malhonnêtes profits.

Refrain 2x

Qu'en pensez-vous?

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