vendredi 4 janvier 2008

Le facteur est passé... ou non?

J'aime bien vivre en campagne. La neige y est propre, les nuits sont silencieuses et l'air est délicieuse à respirer. Pourtant, il existe une source de stress en campagne: le courrier. Où j'habite, nous avons des boîtes sur le bord de la route et le facteur ne passe jamais deux fois à la même heure durant la semaine. Parfois, nous sommes surpris par un petit drapeau levé à 11h00 tandis qu'à d'autres moments, nous pouvons attendre jusqu'à 15h00 avant de recevoir notre courrier.

Comme bien d'autres, aujourd'hui, j'attends mon remboursement de TPS. N'arrivant pas à voir ma boîte depuis ma fenêtre, il faut que je sorte dehors pour vérifier si j'ai du courrier. Ce qui est stressant, c'est que je ne peux pas me fier sur le drapeau des boîtes voisines pour savoir si le facteur est passé ou non. En effet, un drapeau peut être levé si un voisin a déposé une lettre dans sa boîte afin que le facteur la ramasse.

À toutes les trentes minutes, donc, je sors dehors et je marche jusqu'à ma boîte aux lettres, ne sachant jamais si le facteur est en retard ou si, finalement, je n'ai rien reçu du tout.

jeudi 3 janvier 2008

À quoi s'attendre en 2008?

La scène politique québécoise devrait être assez divertissante cette année. Le gouvernement de Jean Charest s'inspirera peut-être moins du programme adéquiste maintenant qu'il semble que ce soit Pauline Marois qui ait le vent dans les voiles. Comme il semble que l'ADQ soit dorénavant moins pressé d'envoyer les Québécois aux urnes, le PLQ sera moins forcé de faire des concessions. Toutefois, jouer de prudence à court terme serait bénéfique pour le gouvernement à long terme, lorsque les partis d'oppositions seront tous les deux enclins à le renverser.

Sur la scène fédérale, un ennui mortel est à prévoir. De deux choses l'une: soit Stéphane Dion parvient à conquérir le coeur des électeurs, soit les partisans libéraux décident de le remplacer. Dans les deux cas, ce sera long, ce qui permettra au gouvernement conservateur d'être fidèle à sa politique sans craindre un renversement initié par les libéraux. Certes, les électeurs de l'Ouest canadien seront nombreux à se frotter les mains de satisfaction, mais les défenseurs de l'environnement trouveront l'année longue.

Le Bloc Québécois devra travailler à son renouvellement. Son chef est au plus bas de sa carrière et maintenant que son homologue provincial, le Parti Québécois, semble avoir mis au rancart, pour l'instant, la question référendaire, le parti de Gilles Duceppe doit trouver une nouvelle façon de convaincre les Québécois qu'il est le meilleur pour défendre leurs intérêts à Ottawa.

Cependant, la plus grande menace pour le BQ ne vient ni de son chef ni de la question référendaire, mais plutôt du Nouveau parti démocratique. L'élection au Québec d'un député néo-démocrate en a surpris plus d'un en 2007 et l'arrivée en Chambre de Thomas Mulcair a créé beaucoup de remous. Il est propable que ces événements fassent des petits dans la Belle Province et que le NPD deviennent une alternative intéressante pour les électeurs québécois socialistes qui n'avaient jusque-là le Bloc pour qui voter.

Si surprises il doit y avoir à Ottawa en 2008, je regarderais du côté néo-démocrate.

Dans quelques heures, aux États-Unis, nous aurons une idée du visage qu'aura les élections présidentielles de 2008. Une grande partie de l'intérêt vient du succès de deux candidats inhabituels: Hilary Clinton et Barack Obama. Pour la première fois de l'histoire, une femme et un afro-américain sont parmis les favoris, au niveau national du moins. Ceci dit, rien n'est encore décidé et les élections pourraient devenir plus traditionnelles après les caucus d'août et opposer, comme d'habitude, deux candidats masculins et caucasiens.

Après le suspens de savoir qui représentera les deux grands partis, ce sera le suspens de savoir lequel accèdera à la Maison Blanche. Comme en 2004, les démocrates semblent surfer sur la vague d'insatisfaction engendrée par le cuisant échec étatsunien en Irak, mais à l'instar des dernières présidentielles, la tendance pourrait se renverser dans les derniers jours.

Sur la scène internationale, l'année 2008 devrait en être une d'inquiétudes. Le monde aura encore les yeux tournés vers la Chine et sa responsabilité dans la crise au Darfour, la débâcle étatsunienne en Irak, le conflit israélo-palestinien et la déchirure politique au Liban. La situation évoluera probablement dans chacune de ces régions, mais au compte-gouttes.

Cette année, le monde observera également l'état de la démocratie au Pakistan, dont le statu-quo risque malheureusement d'être imposé suite à l'assassinat de Benazi Bhutto. En Colombie, les FARC continueront d'être imprévisibles et de jouer au yo-yo quant à la date d'une éventuelle libération d'otages. En Russie, un nouveau président sera élu, mais la politique du pays demeura la même. Enfin, la communauté internationale tergiversera encore sur le statut à accorder au Kosovo.

Mais tout ne sera pas négatif. Il sera intéressant de voir le nouveau rôle que l'Australie jouera sur la scène internationale maintenant qu'elle est gouvernée par un social-démocrate, le travailliste Kevin Rudd. Le rapprochement des deux Corée devraient se poursuivre, ce qui améliorera certainement la situation précaire de l'état nordique. Le monde devrait également un peu moins s'inquiéter de la menace nucléaire iranienne et de son président, Mahmoud Ahmadinejad.

Bien sûr, il se passe trop de chose dans l'actualité pour avoir un aperçu précis du visage qu'aura l'année 2008. J'espère seulement que ce qui s'annonce négatif ne le sera pas autant qu'on le craigne et que ce qui s'annonce positif le sera doublement.

Bonnée année 2008!

mercredi 2 janvier 2008

En-têtes en tête

Pas facile, lorsque tu es carrément nul en graphisme, de créer un en-tête de blogue à la fois représentatif et stylisé. Depuis quelques mois déjà que je m'affaire à chercher des images, à faire des collages et à pondre un en-tête satisfaisant.

J'ai d'abord pensé à du parchemin, car il s'agit là d'un symbole reconnu de la science historique. Sauf que la teinte du parchemin s'agence très peu avec d'autres couleurs, à moins que des effets de fondu permettent d'élégentes transitions de tons. Comme je l'ai dit, je suis assez nul en graphisme, alors j'ai mis le parchemin de côté.

J'ai pensé à une lampe de banquier; vous savez, cette grosse lampe verte qu'on voit dans chaque bureau de détectives privés dans les films d'Hollywood? Cette lampe s'avère être présente dans de nombreuses bibliothèques, second lieu de résidence de tout historien qui se respecte. Employée seule, la lampe de banquier donne de titanesques en-têtes qui semble crier à tous les internautes que le webmestre est un "m'as-tu vu". Mauvaise idée!

Parlant de bibliothèques, j'ai bien pensé à des étagères en bois remplies de vieux bouquins. N'est-ce pas la représentation par excellence de la vie d'un historien ? La bibliothèque du Trinity College de Dublin a d'ailleurs de quoi faire rêver. Trouver l'image idéale d'une vieille bibliothèque est cependant difficile. Les plus belles sont rarement grandes et les plus grandes sont rarement belles, surtout que la plupart des photographies sont prises alors que des usagers consultent des ouvrages au milieu des rayons.

Il existe de nombreuses autres images évoquant l'histoire que j'aurais pu employer. Toutefois, si leur sujet n'est pas sans éveiller une certaine curiosité chez moi, elles évoquent souvent plus que ce que je voudrais. Un château paraît restreindre l'intérêt au Moyen Âge, Stonehenge évoque souvent bien plus l'ésotérisme que l'archéologie, les photographies d'histoire contemporaine comportent trop de détails pour être vraiment personnalisables, etc.

Bien que non essentiel, l'en-tête est généralement le premier contact de l'internaute avec le blogue. S'il est trop agressif ou trop chargé, le visiteur risque de rebrousser chemin prématurément. S'il est joli mais inaproprié, le visiteur se fera une fausse idée et sera doublement déçu après lecture. S'il est laid, cela n'empêchera peut-être pas le visiteur de faire une lecture régulière du blogue, mais chacune de ses visites commencera sur une note amère!

Pour le moment, j'ai bien quelques essais chargés sur ma page Flickr, mais je ne suis pas encore décidé à en utiliser un. Je préfère utiliser l'en-tête prévu par le concepteur du thème que j'emploie. Ce n'est peut-être pas très original, mais c'est sobre et neutre.

De petites perles

Les sites collaboratifs à la Wikipedia donnent parfois naissance à des inepties incroyables, tandis qu'à d'autres moments, ce sont de véritables petites perles humoristiques qu'on y trouve.

Dans la lignée des exécrables Date Movie et Epic Movie, les réalisateurs (sic) Jason Friedberg et Aaron Seltzer récédiveront bientôt avec une autre parodie (re-sic) intitulée Meet the Spartans, laquelle s'attaquera principalement à l'excellent 300.

La bible virtuelle du cinéma, IMDb.com, consacre à chaque film une section F.A.Q. (Frequently Asked Questions) et laisse à ses membres le loisir de la nourrir de questions et de réponses. À cette date, Meet the Spartans ne fait l'objet que d'une question, la seule qui vaille vraiment d'être posée, et s'accompagne d'une réponse délectable.

Si vous maîtrise la langue de Shakespeare, ou plutôt celle de John McLane, je vous conseil de lire directement ladite réponse.

Sinon, voici une traduction approximative de la question et de sa réponse:

"Pourquoi les studios allouent-ils encore à ces films d'être faits? Parce qu'ils sont des salauds de bouffeurs d'argent et que le public américain est encore assez stupide pour payer pour voir cette merde."