mercredi 11 avril 2007

Le message est-il différent?

Si un quelconque général américain, ou même un politicien américain, voire un politicien canadien, déclarait que «plutôt que de se laisser distraire par le message des opposants à la guerre, [nous devions] être prêts à accepter que des leurs sacrifient leur vie dans la poudrière afghane», nous réagirions avec écœurement, avec une certaine incrédulité qui voudrait dire:

«Évidemment, c'est un John Rambo qui parle, un toxicomane du fusil ou un politicien sans scrupule, bien à l'abris de la détresse et du deuil, dont les enfants son en sécurité dans je-ne-sais quelle école privée.»
Mais l'auteur de cette déclaration s'appelle Roméo Dallaire, qui est devenu héros national pour son dévouement lors du génocide rwandais et pour avoir osé condamner le laxisme des super puissances, dont l'ONU, dans ce dossier. Un homme qui a littéralement «serré la main du diable» et dont l'expérience en fait une référence dans le domaine de la scène internationale. Remplaçons [nous devions] par «les Québécois devraient» et nous obtenons textuellement ce que l'ancien général a récemment déclaré, alors que le mouvement pacifiste gagne en popularité partout au pays, mais surtout au Québec.

Je respecte beaucoup Roméo Dallaire, mais est-ce que son message est différent des autres généraux et politiciens parce que c'est lui? Je crois que non. Si j'enrage à chaque fois que George Bush, Stephen Harper ou Pervez Musharraf déclarent que nous avons des responsabilités, en tant que peuples démocratiques et industrialisés, je le suis tout autant lorsque c'est M. Dallaire qui le dit. Bon, peut-être pas enragé, car contrairement aux trois premiers clowns, M. Dallaire a le crédit de tenir plus souvent des propos sensés.

Ce qui me choque surtout, c'est lorsque M. Dallaire déclare que «si nous ne faisons pas montre d'une certaine abnégation pour faire avancer ce à quoi l'on croit, nous ne sommes qu'une gang d'hypocrites».

Ce genre de déclaration, c'est de prendre les pacifistes pour des inconscients, des individualistes et des égoïstes. C'est carrément une forme de propagande visant à démoniser les pacifistes. En disant ce qu'il a dit, M. Dallaire démontre qu'il croit que les pacifistes qui demandent le retour des soldats canadiens sont des innocents et des ignorants, qu'ils portent je ne sais quelles oeillères les empêchant de voir les conflits planétaires alarmants. Des abandonneurs et des pissous, quoi!

Mais les pacifistes ne sont pas dupes. Ils savent que les afghans souffrent et désirent ardemment contribuer à la stabilité et la réhabilité de ce peuple, ce de pays. Ils savent très bien qu'une présence militaire est nécessaire, car sans elle, l'aide dite purement humanitaire ne saurait être efficace. Les pacifistes voient également que notre gouvernement et notre état-major est incapable de mener de façon efficace les missions auxquelles nos troupes participent.

Des sacrifices? Les pacifistes sont capables d'accepter que des leurs sacrifient leur vie au nom de la liberté et de la paix. Prétendre le contraire, c'est faire montre d'une cécité et d'une surdité flagrante. C'est de démontrer à quel moins ne nous sommes guère moins ignorants et/ou entêtés que tous les autres qui tiennent de tels propos.

Ce que les pacifistes n'acceptent pas, c'est que chaque jour, nos soldats servent de chaire à canon alors qu'aucun résultat concret n'en découle. Même Stephen Harper, ni ses deux préfets, Gordon O'Conner (Ministre de la défense nationale) et Peter MacKay (Ministre des Affaires étrangères), ne sont capables d'expliquer en quoi consiste précisément le mandat du Canada en Afghanistan et de démontrer explicitement que le déploiement de nos troupes, et le sacrifice des nôtres, apportent de quelconques dénouements positifs dans la région.

À défaut d'obtenir des réponses de nos gouvernements et des engagements clairs que notre intervention en Afghanistan sera revu et corriger, ou encore que des mesures ont été prises, ou le seront, pour assurer son succès, les pacifistes n'ont d'autres choix que de réclamer le retour de nos troupes.

L'Afghanistan est un bourbier irakien en devenir et les pacifistes veulent à tout prix éviter que le Canada devienne, dans le dossier afghan, ce que les États-Unis ont été dans le dossier irakien. Voilà ce que je pense et, il n'y a pas si longtemps, je croyais encore possible de transformer la catastophe canadienne en Afghanistan en quelque chose de vraiment utile et efficace.

mardi 10 avril 2007

La suite de Band of Brothers

Sur la toile, le prochain projet télévisuel de Steven Spielberg est souvent identifié comme étant la «suite» de l'excellente série Band of Brothers, diffusée sur le réseau payant HBO en 2001. Cependant, The Pacific ne sera pas une suite à BoB, même si le format sera similaire — 10 épisodes d'environ 60 minutes chacun — et que Tom Hanks sera de retour à titre de producteur. Il est vrai toutefois que c'est le succès, autant au point de vue populaire que critique, de BoB qui a poussé Spielberg à s'embarquer dans une nouvelle série sur la Deuxième guerre mondiale.

Comme son nom l'indique, The Pacific relatera différents fronts de la guerre du Pacifique. Contrairement à BoB, la série ne devrait pas relater les péripéties d'une seule compagnie, mais visiter plusieurs compagnies différentes selon les campagnes qui seront recrées.

J'imagine que la série devrait commencer par une reconstitution de l'attaque de Pearl Harbour pour se terminer avec Hiroshima et Nagasaki. Entre ces deux événements, j'imagine que The Pacific revisitera les batailles de Midway, Guadalcanal, Iowa Jima et autres théâtres orientaux. Quoiqu'il en soit, les scénarios seront assurément d'excellentes qualités alors que les effets visuels, aussi réalistes que Band of Brothers.

J'ai hâte de voir ça.

lundi 9 avril 2007

Si j'avais consulté le Doc Mailloux

Ceux qui me lisent depuis mon ancienne plateforme savent que j’ai déjà été dépressif. Je n’en parle pas souvent, mais je ne m’en cache pas non plus. Le fait est que ma guérison m’a emmené dans l’univers des maladies mentales et autres désordres psychologiques, ainsi que dans l’univers dans la médecine québécoise.

Durant cette période, je me suis tourné vers la psychiatrie. Peut-être aurais-je survécu jusqu’à la consultation, la liste d’attente étant incroyablement longue. Heureusement, la vie m’a emmené à recourir à d’autres services, lesquels ont été assez efficaces. Entre parenthèses, ces services n’étaient pas de la médecine douce ni une quelconque guérison par voie spirituelle! Par la suite, par souci de redonner un peu de ce que j’avais reçu, j’ai apporté mon support à des gens qui souffraient.

Parmi ceux-ci, il y avait des usagers, et des anciens usagers, de la psychiatrie traditionnelle. J’ai vu des personnes qui sont ressorties de la psychiatrie plus malades que lorsqu’ils y étaient entrés. Certains d’entre eux avaient encore besoin de soins psychiatriques, mais ceux fournis par la médecine québécois n’étaient tout simplement pas efficaces. D’autres se sont retrouvés en psychiatries par erreur, soit parce qu’ils y ont recourus en désespoir de cause, soit parce que dans les bouquins, la psychiatrie était le traitement recommandé pour eux.

Selon mon expérience, je considère Pierre Mailloux comme un très mauvais psychiatre. Il est un danger pour ses patients ainsi que pour tous ceux qui refusent de consulter à cause de lui. Mais Pierre Mailloux évolue un milieu d’un système en santé mentale très dysfonctionnels; qu’il ait obtenu un diplôme en psychiatrie démontre à quel point le système est déficient. Son comportement est peut-être une réponse à cette déficience. La médecine québécoise lui propose une méthodologie qu’il trouve aberrante et décide de fonctionner selon ses propres conclusions.

Pierre Mailloux n’est certainement pas le seul médecin à défier le Collège des Médecins, le confrontant sur son incompétence. Le problème, c’est que la méthode Mailloux n’est certainement pas la solution viable à notre système de santé actuel. Si j’avais consulté le Doc Mailloux, ou tout autre psychiatre ayant sa philosophie professionnelle, lors de ma dépression, j’ai le désagréable sentiment que ce blogue n’existerait pas aujourd’hui. Je vous laisse le soin d’en deviner la raison. Au mieux, je serais un toxicomane, accroc aux surdoses de drogues qu’il a l’habitude de prescrire.

Au contraire, Pierre Mailloux démontre que finalement, on est mieux avec notre système de santé actuel. J’en deviens même content et rassuré que d’autres médecins, sans doute aussi imbus que lui, mais peut-être moins dangereux, disposent des moyens de le surveiller et de le radier. Je condamne souvent le CDM de faire la sourde oreille aux idées novatrices, et souvent éprouvés, de certains médecins, mais dans ce cas-ci, je ne peux qu’être heureux qu’ils fassent la sourde oreille, par l’entremise d’amendes et de la radiation, aux idées destructrices de Pierre Mailloux.

De deux maux, il faut choisir le moindre. Je dis: de deux maux, éradiquons le pire et essayons de transformer le second en un bien.

Le questionnement du blogueur

Le carnet Québec Politique me référence comme un carnet politique. Mon blogue est-il vraiment un carnet politique? Je me pose la question, parce que je m'affaire présentement à inscrire mon site sur différents référenceurs et je fige lorsque vient le temps de choisir la catégorie dans laquelle je veux inscrire mon blogue.

Politique ou personnel?

Lorsque je lis des blogues de la catégorie politique, je m'aperçois qu'au moins 95% de leurs billets concernent effectivement la politique. Depuis que j'ai déménagé sur la plateforme Blogger, 35% de mes billets concernent la politique. Est-ce assez pour prétendre que mon blogue est un carnet politique?

Sans doute que j'attirerais davantage de lecteurs en m'inscrivant dans la catégorie politique, car celle-ci regroupe généralement moins de blogues que la catégorie personnelle, et donc, plus de chances de se retrouver dans les premières pages, également les plus parcourues. Peut-être serait-ce une bonne idée que d'utiliser une vitrine aussi populaire que la politique pour amener les gens à découvrir les autres aspects de mon existence.

M'enfin, pour le moment, je vais inscrire mon blogue dans la catégorie personnelle et si je m'aperçois qu'effectivement, il serait mieux positionné dans la catégorie politique, alors il me sera possible, pour la majorité des sites de référencement, de faire le transfert.

Que c'est stressant la vie de blogueur!